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J'ai vu ma vie défiler très lentement en jeu simple gagnant
jeudi 12 février 2009, a 11:17
JOJOBA

Ah, les Bains-Douches.

lundi 26 janvier 2009, a 12:05
CALIGULA & SES SOEURS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les champions de Pierre Levesque ne peuvent pas se blairer, paraît-il, normal… Offshore Dream décline sur le mode chevalin la figure du métrosexuel, soit le jeune homme, et donc aussi la jeune fille. Il est doux, effacé, a le torse épilé, et se pomponne pour sortir en boîte une ou deux fois l'an, autour du 31 janvier. Meaulnes du Corta, au contraire, incarne l'hétéro perdu, le bourru, la rock star. Le champion impétueux prêt à exploser à tout moment, le romantique, le souffreteux aussi (à 9 ans, il n'a couru que 51 fois !).

 

Profitant d'une absence totale de faux départ, se marrant dans sa barbe de trois jours pendant que Laurent Bruneteau tentait de persuader le public de faire la ola, Meaulnes du Corta n'a cette fois pas perdu son influx et s'est imposé comme le meilleur cheval d'âge européen. Sans un pli. Il les a fusillé. Puis il a regagné son hôtel, pris de la coke, baisé deux putes, pété le climatiseur de sa chambre, vomi sur la moquette, et mêlé le contenu de ses capotes dans le flacon de bain moussant « Fleur d'acacia » de sa baignoire à deux places.

 

De son côté, Offshore a pris un bain pour se détendre dans lequel il a versé de la fleur d'acacia que son voisin de palier lui avait prêté, puis il a commandé un massage ayurvédique aux huiles essentielles, avant de commander un club sandouiche et une grande salade aux tomates-cerise. Il s'est couché vers 21 heures en regardant une émission d'Arlette Chabot sur TV5.

 

Si Pierre Levesque mérite le blase de « professeur » de par sa science de l'entraînement, de l'engagement, sa façon de driver (il est aussi « l'ajusteur »), pas étonnant qu'Offshore Dream soit son cheval de cœur. Offshore Dream, bien que façonné par Jean-Philippe Borodajko, a explosé dans les cours particuliers du Professeur. Meaulnes, lui, représente la classe pure et méchante, il refuse donc d'aller en classe. Même en course, il empiète sur les piquets, rien à branler, les commissaires font les taiseux, froussards à l'idée de se faire casser la gueule par ce cinglé.

 

Derrière Meaulnes et sa testostérone en folie, sa pure masculinité déclinée équidé, on retrouve (de façon inattendue pour moi, j'avais massacré Olga et Meaulnes à la gagne et ajouté Opal en CG) les trois danseuses : Nouba du Saptel, Qualita Bourbon et Olga du Biwetz.

 

La ligne droite de Nouba du Saptel donne le frisson à la revision sur youtube, Yves Dreux a le très bon parcours, un peu comme celui qu'il a donné à Mirage du Goutier dans le GNT, mais le cauchemar n'est pas loin quand devant Oiseau de Feux rend les armes, mais soudain ça s'ouvre un poil, et la jument envoie comme à ses meilleurs jours, totalement retrouvée, dans le plus pur style de ses fameuses accélérations, avec décontraction et grâce. Tout cela est magnifique. Bravo à Geslin qui a réussi à rendre son moral à une jument qu'on croyait cramée. Et que dire de Qualita, sinon qu'elle est le pendant au féminin de Meaulnes du Corta, la Amy Winehouse du trot français ?

 

Olga du Biwetz, enfin, confirme qu'elle était meilleure ce jour qu'Opal Viking, Exploit Caf, et tout le toutim. Jos se prend une vague à la sortie du tournant, qui lui fait perdre un peu de temps, et la jument n'a pas le temps de trouver son action. Qu'importe. Plastiquement, le podium Meaulnes du Corta, Nouba du Saptel, Qualita Bourbon ne manque pas d'allures, c'est le podium de l'écorché et des pasionarias. Un podium de foutraques (Nivard, Dreux et Le Papet, ça aussi, c'est très chouette) qui fait la part belle aux fortes têtes.

 

En vérifiant l'orthographe de pasionaria, je tombe sur cette citation attribuée à la résistante espagnole Dolorès Ibarruri Gomez, « Mieux vaut mourir debout que vivre à genoux ». Ce podium est de ceux qui nous aident à vivre debout.

 



vendredi 23 janvier 2009, a 00:37
3615 OLGA (8 euros/1 la minute)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ca y est, dix-huit guerriers, sans fers au bout des rangers, sont sur les rangs. Je n'ai pas souvenir d'une édition plus excitante. Au petit jeu des pronostics, j'abats la carte Olga, et aussi, histoire de faire un peu blog quand même, je mange actuellement un Pépito.

 

Sébastien Guarato réalise un meeting exceptionnel, en regard de son effectif, les meilleurs éléments de son écurie ont studieusement fait leurs devoirs (Quitus du Mexique, Rocket du Closet, Quido du Goutier, Olga du Biwetz ont TOUS gagné leur groupe 2). Le monde peut bien s'écrouler, Guarato fait rentrer ses coups francs.

 

Olga du Biwetz est probablement la jument la plus rapide du peloton français (même si les chronos de cet hiver indiquent que le plus rapide sur un bout est Quitus du Mexique, mais de toute façon les deux vont ensemble à l'entraînement, et Olga est un petit peu devant), or, il ne faut pas être devin pour annoncer que vu le plateau, on aura droit à une course à la mort. Donc, on doit s'attendre à voir des chevaux finir sur les autres, et d'autres piégés. A ce compte-là, un qui va être bien vacciné, c'est l'ami Jos, piégé en dernier lieu derrière Popinée de Timbia, et qui n'a pu que regarder passer le wagon de trois (Offshore/Meaulnes), ébaubi comme lorsqu'un type parti siroter un mocaccino sur le parking de l'aire de l'autoroute de Chabert-sur-Loup en laissant les clefs sur le contact, promet qu'on ne l'y reprendra plus quand il voit sa propre Twingo s'enfuyant sur la voie d'accélération.

 

Et Jos n'a pas de Twingo. Il a OLGA DU BIWETZ (cf. notre document photographique, authentique, et pris sous la lune, Olga étant un cheval-garou) que je tiens comme l'autre vraie certitude de cet hiver (avec la vista Guarato, donc). Vainqueur de la première prépa, deuxième dans la deuxième d'un Magnificent qui aura laissé son coeur pour le Cornulier, et troisième dans la troisième, celle du coup de la Twingo avec sur la lunette arrière l'autocollant vintage "Europe Stop, salut c'est Max Meynier", que veux-tu de plus, Camélia ? (oui, j'ai donné un prénom de femme à mon Pépito)

 

Enfin, de même qu'il y a deux ans, il y avait un air de famille entre les victoires d'Offshore Dream & One du Rib (voir même l'année suivante, un ennui poli liant les victoires d'Offshore et de Magnificent)... je trouverais assez amusant de voir triompher une semaine après la courageuse Malakite, l'autre pendule de l'hiver. Avec dans les deux cas, des pilotes pas vraiment épargnés par la vie, mais vraiment très talentueux. C'est une lapalissade, mais ce qui tenaille le turfiste, c'est la sensation qu'aux courses on peut renverser son destin.

 

Comme Céline, Jos n'a pas le sien en main.

Un parcours chaotique, fatalement, avec Meaulnes et Paris Haufor, le bouillant Duvaldestin (Qualmio de Vandel, un tout bon ! mais Thierry s'emporte trop souvent en groupe 1), le Papet avec sa Maserati intenable, les Souloy qui cette année s'y mettent à quatre pour leur fameux numéro du wagon de trois... une course imprévisible s'annonce. On en a les chocottes.

Alors Jos aura-t-il le bon parcours, l'aura-t-il pas ? Gagnera, gagnera pas... bah...

 

Seule certitude : dimanche, à 17heures, on aura sous la peau, les nerfs si tricotés que seule paraîtra claire l'idée que l'investiture d'Obama, finalement, hein, bon... et dans ma main fond Camélia.



samedi 10 janvier 2009, a 01:10
EN ATTENDANT LE PENO































Décor : Un bar PMU
Personnages : Au nombre de deux. Estragon et Vladimir, deux clodos.

Sur la scène, les deux cloches, Estragon et Vladimir courent à pas chassés. Derrière eux, une télévision perchée diffuse Equidia, sans son. Ils s'agenouillent soudain devant elle, mais en regardant vers le public.

Estragon. TIens, salut Vlad'
Vladimir. Estra ? C'est toi ?
Estragon. C'est estra !
Vladimir. Dieu court dans quelle course ?
Estragon. Sais pas.
Vladimir. Rabattons-nous sur JMB.
Estragon. JMB ? Tu sais que personne ne doit écrire son nom, c'est comme l'aut'là...
Vladimir (l'interrompant). Tu sens bon.
Estragon. J'en ai marre de JMB ! Marre. Marre. Marre ! Il m'a tout pris. Je l'ai attendu. Encore attendu. Résultat j'ai même dû vendre ma montre. Depuis ça va mieux.
Vladimir. Mais... tu crois en JMB ?
Estragon. Bien sûr. Tous les hommes ont besoin de croire. A la gauche. A l'amour. Au commerce équitable. En eux-mêmes. Alors pourquoi pas en JMB ?
Vladimir. Moi, je crois en Souloy. Tu me diras, autant croire en JMB en ce moment mais je l'ai vu à la télé, le Fabrice. Il s'est fait des mèches, là, ça va repartir. Forcément, avec des mèches. Gros de classe, là.
Estragon. Pas bon signe, ça, il doit se faire des cheveux blancs.
Vladimir. Ah ça, à force de croire lui aussi en JMB.
Estragon (l'interrompant). T'as de super fringues. Agnès B ?
Vladimir. Claude O.
Estragon (reprenant, semblant convaincu). Hola. J'ai une vision... imagines que ce soit JMB qui croit un peu trop en Souloy, genre Jésus sur la croix, tranquille, ça pique un peu mais tranquille.
Vladimir. Tu blasphèmes.
Estragon. J'invente. Je suppute. C'est les mystères cachés, ça, mon prince. JMB. Souloy. On sait même pas s'ils existent, s'ils étaient vrais on les verrait de temps en temps en une de Closer, non ?
Vladimir. Arrête de blasphèmer, te dis-je.
Estragon. Tu l'as vu, l'autre jour, crucifié par Polenska, au sulky de Punch de Chenu.
Vladimir. Qui ça ? Jésus ?
Estragon. Non, De Jésus, il avait Pocono Jet.
Vladimir. Ah, ok. Bon, en faisant la manche, j'ai récupéré deux euros. J'hésite. Un sandouiche ou JMB.
Estragon. JMB. Placé. Ca te payera Télé Z.
Vladimir. Je joue pas aux courses pour me payer Télé Z.
Estragon. T'es comme ma belle-soeur, toi. Depuis qu'elle a touché un quarté plus, elle s'est abonné à Télé 2.

Les deux compères décident de jouer JMB.
La course passe. Le temps passe. JMB court encore.



lundi 05 janvier 2009, a 00:30
Docteur Podium, votre courrier ! ... Oui, j'arrive, Evelyne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

" Une bonne information est-elle forcément cachée ? "
me demande Roger (désolé, cher RoG, mais je ne tiens pas à écrire jeune), du 9-4.
Ce bon lecteur faisait allusion, dans un commentaire à l'article "L'argent des courses", aux papys de pmu qui planquent leurs tickets aussi bien que les annotations griffonnées dans leurs journaux, comme si un aigle allait s'en emparer. Votre question, Roger, j'y réponds franchement, sans prendre de gants, ni peur d'y aller, vous pouvez me faire confiance, je ne suis pas du genre à me défiler.

Passons à présent à autre chose.

Il ne faut pas avoir peur de dire sur qui on s'apprête à parier, pourquoi donc ? Parce que dans ce cas, on est sûr de son fait. Une information, une intuition que l'on tait, on en a honte.

Roger, j'étais à Vincennes ce dimanche, et je sais que ce foal en survêtement jaune poussin qui gambadait à tout va dans le hall en lançant à la cantonnade avant la cinquième "Malakite, Malakite" tout en dansant le merengué, c'était vous.
Alors certes vous avez perdu, mais sans honte, battu par une Nouba Turgot injouable, alors ok, oui mon vieux vous êtes grillé au Temple pour cinq ans, mais vous avez bien joué.

Tous les autres tickets que vous avez effectué dans le silence, en revanche, ont été perdants ou ont abouti à somme nulle. Mais ceux-là, vous ne m'en parlez pas, Roger. Curieux, non ?
Et pour cause... je vais vous dire, vous y croyiez à moitié, vous les avez fait au p'tit bonheur, avec des si... vous les avez validés en turf-addict... alors vous nous les avez caché, en pervers polymorphe...

Si les vieux vous ont eux-mêmes caché leurs journaux et griffonnages, c'est parce que ces grands sages ont voulu vous renvoyer l'image d'un chapardeur de numéros à la dérobée, ils se sont noircis les mains et décuplé le lumbago pour votre bien, mon pote. Ils voulaient juste vous entendre leur dire "je crois en ceci"...

La foi est ce qui sépare le turfiste gagnant du turfiste vivotant. Il faut l'encourager, au risque du ridicule. Il faut gagner ou perdre, déjà au guichet. L'argent suivra. J'explicite.

Voici la méthode que j'éprouve personnellement depuis maintenant quatre ans : quand vous vous rendez sur un hippodrome ou au bar PMU, choisissez systématiquement pour valider et encaisser vos jeux, le guichet tenu par la personne du sexe opposé qui vous semble la plus sensas'. Celle devant qui vous ne voudriez absolument pas passer pour un kéké.

Et hop, vous voilà en chasse, vos sens sont en mode éveil, et alors là mon p'tit pote, fini les quintés en 7 et les gagnants au p'tit bonheur la chance, car vous ne pourrez supporter la honte de vous mettre minable (soit dit en passant, la mythomanie des turfistes vient de là, de même que l'autre versant qui consiste à croire qu'il n'y a que des perdants), vous allez sans le réaliser passer les tickets auxquels vous croyez vraiment, et juste ceux-là.

Voilà. Gagner aux courses, c'est pas plus compliqué. On dit que les filles sont attirées par les hommes fortunés, c'est l'inverse qui est d'abord vrai, puis vient la fortune. Les gens qui me laissent des chouettes commentaires font un effort, ils n'écrivent pas ce qui leur passe la tête (j'ai parfois des "Bazir encullet", le genre forum de geny... mais c'est une minorité), y a du style. Il faut parier comme ça. En se disant que si on se loupe, le ciel va nous tomber sur la tête.

Choisissez la plus jolie du guichet et tout va s'aligner. Adieu les tickets qui n'en valent pas la chandelle et le céleri à volonté chez Flunch. A vous la pure winne, les dîners aux chandelles sur bateau-mouche, et les p'tites mémées ! La seule chose qui vous manquera alors, c'est que j'ai répondu à votre question, c'est tout ! Heureux homme que vous êtes !

 

Bien à vous,

Docteur Podium



vendredi 02 janvier 2009, a 00:06
L'argent des courses

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet après-midi, Zöé, ma guichetière préférée à Paris-Vincennes, m'a remis quelques billets verts suite à la victoire de QUEEN D'ARRY (recommandé ci-contre). Tout à ma joie, je lui en dédicaçais un, ce qui le transformait d'ailleurs illico en billet violet. Puis je décidais sur un coup de tête de revenir chez moi en taxi afin d'y feuilleter en père peinard le supplément des Echos consacré aux Mulryan.

 

Mon geste généreux était-il celui d'un fou ? Christophe Donner assure que le turfiste ne doit jamais rien laisser, car il doit venir sur le champ afin de prendre du fric, non d'en dilapider. Il ne déconne pas sur le sujet, l'ami Donner... l'autre jour je l'ai croisé au bar Le Paddock, il venait de toucher un 2sur4 Bazire-Levesque par trois euros, et néanmoins il m'a laissé payer seul ma bouteille de Veuve Cliquot.

J'appelle ça de la pingrerie.

 

Autant je rechigne à laisser partir un billet sur une non-chance, ayant l'impression de m'amputer, autant une fois que la journée est faite, je me sens capable de n'importe quoi, et d'en faire profiter qui me plaît. Le gain aux courses, même s'il est le fruit d'un travail, a toujours pour moi une certaine grâce. Je l'apprécie d'autant qu'il me donne l'impression de ne pas être mien. Chez moi, l'hiver, les billets verts, jaunes et violets dorment dans une tasse aux armes du GNT, sur le frigo, ce n'est que du papier...

 

Gagner apporte une vraie joie gratifiante, supérieure au gain. Quand vous gagnez, c'est que vous avez été le meilleur. Ensuite c'est la déprime, vous regardez vos billets verts ou jaunes, en vous demandant ce que vous allez pouvoir consommer avec. Alors vous n'êtes plus qu'un bourgeois médiocre. Tandis que si vous laissez vos billets vivre leur vie, vous payer l'ordinaire et quelques extras, il me semble que vous vivez une existence plus intéressante, vous êtes davantage ouvert au monde.

 

Tenez, samedi dernier, j'avais emmené Rémi, mon neveu (un musicien original et talentueux), au champ car il voulait me voir jouer l'équivalent de son RMI sur Oyonnax (qui gagna à 5.7).

En le raccompagnant à sa chambre de bonne dans le XIXeme, nous passâmes devant un kiosque à journaux, où en bonne place figurait une affichette pour "Pif Gadget" qui resplendissait entre des unes de magazines de voyage et de porno.

Et là, il me dit : "tonton hypo, tu sais, j'ai des problèmes de fric, la vie c'est dur pour moi en ce moment... alors ben, je sais pas trop comment te le demander, c'est délicat, mais...". Et bien, figurez-vous que je ne lui ai pas laissé le temps de finir sa phrase, et qu'en toute générosité, j'ai couru au kiosque afin de lui acheter son Pif.

 

Qui osera, après ça, encore dire que nous, turfistes, sommes une calamité pour nos proches ? 



mercredi 31 décembre 2008, a 00:47
MEILLEURS VIEUX

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ci-dessus, Jean-Pierre Dubois au sulky de Baby Qualita (Bourbon de deux ans d'âge)



lundi 29 décembre 2008, a 22:47
QUITTER PARIS (saison trois)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le Corail me ramenant à Marnelon, je feuilletais "Mes débuts aux courses", un roman de Donner qu'un admirateur grisonnant venait de m'offrir.

 

Voyage SNCF première classe payé avec un ticket gagnant validé sur un fils de Fleuron Perrine... j'étais sis en place Couloir-66, je regardais défiler rapidement le paysage quand, dans le reflet de la vitre, j'ai pris conscience que l'homme assis en face de moi me lorgnait comme un lion s'apprêtant à fondre sur l'antilope dansant le zouk sous la lune offerte (il faut savoir que ce dimanche-là, j'exhalais le Bergerac, servi ce jour-là en abondance sur mon lieu de travail à l'occasion du GNT).

 

De la poche droite de ma gabardine, comme une larme à l'oeil de la femme que j'avais quitté la veille, perlait un sandouiche au saucisson d'âne macéré au vin chaud (Il faut savoir aussi que seuls les gens supérieurs commencent leurs phrases par il faut savoir. Mais seuls les cadors parviennent à en terminer parfois ainsi).

 

Le temps passe - arrêts en gare de Gamelle, Recave, puis Bingo sur Seine - et le type élégant ne me lâche pas des yeux... sans stress, je me dis qu'il continuera à passer...

 

Quand le contrôleur vient faire sa besogne, j'extirpe de mon larfeuille le ticket coincé entre ma carte bleue et ma carte Vincennes VIP, nos regards se croisent puis on se louche dessus quand l'autre se fait contrôler aussi. De son porte-documents en croco, le mateur extrait un billet pour Marnelon coincé entre un Paris-Turf et le numéro de Playboy d'octobre 2002, celui où posait en page centrale Nathalie Henry. La chair de poule me saisit, je me cotecote-codékifie quand j'entends le gars faire au contrôleur : "Il faut savoir qu'il faut savoir".

Oh putain, un cador.

 

Serait-ce lui ? Car voilà qu'après avoir regardé sa montre, il sort un stylo bic à pointe gel (le même que le mien, noir avec le bouchon violet pour faire lover) et commence à griffonner sur un carnet... une feuille volante en tombe, je la ramasse aimablement puis la lui tend... j'y jette un oeil à la sauvette, et là, je commence à flipper ma race : 

il s'agit d'un double du contrôle technique d'une Ford Taunus effectué au Midas du centre-ville de Rochon.

 

Là, je prends mon courage à deux mains, et aussi sur moi-même, alors en lui tendant son contrôle technique, j'ose un... "Euh, ahemm, excusez-moi, je, euh, ben, euh... vous ne seriez pas l'homme connu sous le nom de Pipo ?"

L'inconnu prend la mouche.

"Pipo ? C'est qui, ça, Pipo ? Vous vous foutez de ma meule ?"

 

Je tente de combler. Une image mentale de volcan d'Auvergne zébraie mon esprit, je me ressaisis.

" - Excusez-moi, j'ai dû me tromper... Je vous ai pris pour un bloggeur... un turfiste... une jolie plume... mais je connais pas sa gueule alors hein héhé,... désolé bon voyage… (silence puis…) J'allais vous demander si vous alliez faire une saison 3... j'aurais été con, hein… pas…".

 

Mon visage se fait avaler par le roman que je lui tends afin de dérober à la vue un masque de honte.

Simili-Pipo me répond avec un sourire content de soi : "Un turfiste, pas de danger, non. Vous avez vu les bouquins dans mon sac (ouais j'ai vu ouais), c'est ça ? Ah! Je me renseigne, je suis journaliste (métier de merde) et sur une enquête. Vous jouez ? (mais je t'emmerde) Vous perdez combien par mois ? (haha) Tout le monde perd, non ? (pauvre con) Faites gaffe quand même."

 

Je n'ai pas d'I-Pod, alors pour lever le son du silence, je baisse la tête vers mon bouquin, le Donner, et je lis qu'on vient aux courses pour sentir la vie, putain.

 

Je suis descendu avant d'atteindre Marmelon, et j'ai repris un ticket dans l'autre sens pour la gare RER de Joinville, et hop, à pinces, direction templum. Elvis is back, et d'après les bruits de l'entourage, il est bien « fit ».

 

A suivre…



mardi 26 février 2008, a 12:13
TEST : Quel driver êtes-vous ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean-Michel Bazire, Yves Dreux, Pascal-André Geslin, trois caractères bien trempés. Les hommes de Kesaco Phedo, Nazla Valiere et Nouba du Saptel vous font rêver, pour savoir de qui vous êtes le plus proche, faites donc ce test !

 

1. Je circule sur la route nationale 32, soudain un tracteur convoyant des rouleaux de foin pénètre sur la voie que j'emprunte.

a) Je le dépasse sans souci

b) Je reste derrière, on sait jamais, mes rétros sont peut-être mal orientés, une voiture derrière moi tente peut-être déjà de nous dépasser. Finalement, je mets le cligno, mais jamais je n'ose sortir. J'arrive chez moi à la tombée de la nuit.

c) Je ne dépasse pas par la gauche, mais j'emprunte le chemin caillouteux à droite de la route. Je crève et finis dans le fossé, l'autoradio à fond.

 

2. Je bois un verre à la cool dans un café d'une ville que je ne connais pas. Une femme me regarde et me sourit.

a) J'y vais, j'attaque.

b) Je me dis que c'est dommage que je ne sois pas plus souvent dans cette ville, quand même. J'aurais pu vivre quelque chose avec cette femme, c'est bête...

c) Je me dis que je lui plais sûrement, qu'il me faut juste suivre la musique à présent. Je monte donc sur la table et chante "La belle de Cadix" en hurlant. Je ferme les yeux pour jouer "Born to be wild" en air-guitar, et quand je les rouvre, elle a disparu.

 

3. Je marche dans la rue, j'ai rendez-vous à la mairie et pour y aller, j'ai décidé de couper par le square, soudain je vois par terre un billet de 200 euros.

a) Je le ramasse.

b) Je me dis que cette fois, j'ai vraiment un bon parcours, et tout en me félicitant, j'oublie de ramasser.

c) Je deviens rouge à l'idée que la personne à qui ce billet appartient traîne dans les parages. Je chante à pleins poumons "La Belle de Cadix" pour me donner contenance. Puis je cours dans le square en criant "Footing, je fais du footing ! " et je fais tout le tour du square afin de saisir le billet à la volée, ni vu ni connu, héhé.

 

4. Avec mon billet de 200 euros, j'ai pu passer une supersoirée avec la femme que j'ai croisé dans le bar tout à l'heure. Elle est amusante et jolie, nous flirtons, on est chez elle, elle me demande de l'aider à se déshabiller.

a) Je l'attaque comme un demi-dieu de la chair, et la fait vibrer de partout. Néanmoins, juste au moment de la pénétrer, je pars inexplicablement au galop.

b) Je suis hypertimide. Je me planque à la corde et je bouge pas. Elle me fait peur, elle est trop jolie.

c) Je lui demande si ça la gêne que j'envoie un SMS à des potes pour leur dire que je suis avec une nana supercanon, puis si elle peut me prêter son téléphone car je suis à court de forfait. 

mardi 19 février 2008, a 02:07
LE CAVALIER DE L'APOCALYPSE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Peu de fois lors de l'hiver courant me suis-je rendu au temple. Lassé des admirations, j'allais porter mon offrande au dieu cinoche, à mousmé livresque, à grand caniche conversation. Mais le temple, je le désertais. Le turf me semblait un joli désert dont Carlos décédé ne chanterait plus l'oasis. Puis, comme un adolescent surpris sur un banc public du square Mélanfeuille par sa première éjaculation alors qu'il se caresse négligemment la tige sous le futal velours en regardant une fontaine, je me suis retrouvé à Paris-Vincennes et j'ai été comme possédé.

Je feuilletais ma feuille hippique avant le France, que jouer ? Soudain, trois minutes avant le départ, le temps s'arrêta. Ma dernière heure était venue. Une cavalcade infernale venait à mes oreilles, quelque chose d'irrémédiable, d'infernal, de fatal. C'était le bruit du sol frappé en cadence amplifiée par Exploit CAF devant les tribunes : pour s'en aller rejoindre la voiture, JMB avait décidé de venir toiser la foule, mi-torero, mi-matamore, le long de la lice. JMB en avait plein les mains et il nous en a mis plein les oreilles. C'était l'évidence. L'inéluctable.

Ce moment que le parieur guette, ce but ultime, détruire le temps, déjouer la mort, la finitude, le pronostic, c'est l'orgasme, les grandes eaux, Paris noyé, la pulvérisation de tout, Hiroshima mon amour de p'tit cheval.

Parce qu'au fond les courses, ce n'est que cela. Tout ce qui précède la course, donc le pronostic, n'est que la tentative d'en finir avec le temps qui s'égrène. Pronostiquer, c'est déclarer que « cela » va arriver, cela et non autre chose, car en fonction du passé, des intentions, des capacités, il ne peut en être autrement.

Donc, poser : voilà, machin est sur untel, untel a battu bidulos du rib, bidulos du rib a mis son bonnet à grugrube d'or sur 2700, mais comme-là ça tourne à gauche, machin va venir en troisième épaisseur, et hop, là, posée la résolution de l'équation.

Entendre Exploit CAF, ce jour-là, c'était devenir Madame Soleil. Il n'y avait plus de liberté possible, plus de choix, il allait gagner. Point barre. La seule liberté qui nous reste était de le jouer ou non. Et surtout combien. L'oracle avait parlé, avait trotté. L'ange nous chuchotait aux oneilles ce qui fut, ce qui est, ce qui sera. C'était insupportable ; j'ai fui les tribunes.

Je me suis enfermé dans les toilettes, j'ai compté le nombre de lettres dans le titre de la chanson « Cot Cot Coin Coin », et j'ai mis ma baraque sur le quatorze, Grugrube d'Or.

Depuis, le royaume des cieux est à moi.



mardi 29 janvier 2008, a 19:38
AMERICAN REMIX (le comment du pourquoi)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Certaines courses sont pareilles à des ritournelles pop qu'on pourrait écouter mille fois de suite. J'ai revu une quinzaine de fois ce prix d'Amérique comme je peux le faire d'un morceau électronique, jazz ou classique, afin de comprendre sa structure. J'aime à connaître l'esprit qui ordonne l'œuvre d'art, or, après m'être ouvert à celui de l'Amérique 2008, réécouté sa mélodie, prêté attention à ses points de ruptures, tenté de comprendre pourquoi Opal a fait 2 par exemple (c'est-à-dire comment), je ne puis m'empêcher d'imaginer un remix qui est la course telle qu'elle aurait dû se passer sans son fameux passage déstructuré.

 

Revoyons la scène au ralenti.

Pourquoi Offshore Dream gagne t-il ? Parce qu'il est le meilleur, peut-être et même certainement, mais dans l'Amérique, une course qui barde autant, il faut avoir un bon parcours. Or, Offshore se trouve à la sortie du tournant final dans le dos d'Orla Fun. Seul son allié, Vercruysse du Corta figure encore devant. Avec eux figurent encore Opal Viking le revenant et Kool l'éclopé. Autant dire que c'est gagné.

Etre dans le dos d'Orla Fun, voilà la bonne position. Levesque la prend alors que, bloqué au centre, Pearl Queen commence à reculer. Là, il fait un petit coup de troisième épaisseur. Devant, Vercruysse du Corta se décale et se met sur deux lignes. Il reviendra se mettre à la corde, une fois Offshore calé, et hop in the pocket.

Or, tout cela n'est possible que grâce à l'accrochage. Sans cela Offshore aurait été bloqué au milieu, le wagon de trois n'aurait pas été aboli, la place de vainqueur de l'Amérique (en tout cas le meilleur parcours) aurait été occupée par… Jean-Michel Bazire.

 

Et là, nous passons de considérations esthétiques aux réflexions métaphysiques. Y-a-t-il une vie avant la mort ? Qu'est-ce que l'amour ? Pierre Vercruysse et Franck Nivard avaient-ils le rôle de numéro 2 ?

 

La course donnée à Exploit Caf par son partenaire fascine. Départ volant, le cheval est tout de suite bien placé, seconde ligne, il ne suit pas l'effort de Super Light, il attend, se laisse couvrir. Bazire se fait oublier alors que tout le monde cravache pour remonter et bien se placer, lui, opposé à la constitution américaine, invente le plan B : bien partir puis redescendre mais pas forcément par le jeu des relais. Le cligno est mis à droite à mi-course, dans la montée, pour prendre le wagon de trois qui se forme ainsi : Pearl Queen remonte tambour battant Kool du Caux suivi d'Orla Fun. Là, JMB quitte le sillage de Magnificent Rodney, lui-même derrière Offshore Dream. Il n'a plus qu'à attendre, encore, après tout Exploit Caf est un monsieur attentiste, il convient de le faire patienter au mieux, dans le salon, avec d'excellents boudoirs. Bref, la montée dans un fauteuil. Un bon gros fauteuil ; on va signer un gros contrat.

 

Mais l'accroc ne va pas tarder à saloper la casaque impeccable. Pearl Queen se rabat très vite et Duvaldestin veut absolument reprendre. Il veut le dos de Kool du Caux à son extérieur. Et là, pour saisir ce qui se passe, nous avons ce qui s'appelle un point de montage entre deux plans. A 2'05. Dans le plan précédent, nous voyons Kool se rapprocher très vite à l'extérieur de Pearl Queen, pourquoi ? Car Duvaldestin reprend, puis… changement d'axe, et on constate que Nivard ne vient pas tout de suite. Je compte 10 secondes entre le moment où Nivard est à hauteur de Pearl et celui où il se retrouve devant (alors que Pearl n'avance plus, d'où le ralentissement provoquant l'accident). Derrière, Orla Fun ne mettra que cinq secondes pour passer Kool alors qu'on a des vagues en raison du décalage de Meaulnes du Corta, devant.

Là, on peut partir en suppositions et friser le ridicule, mais lâchons-nous, et hasardons-nous à penser que c'est de la course d'équipe. Ou de l'hésitation. Que s'est-il passé derrière ? En tout cas, en « lambinant » avec Kool (n'oublions pas qu'il est diminué, donc l'effort violent n'était pas non plus recommandé), Nivard crèe un tremplin pour le cheval situé derrière son suivant immédiat. Nivard rentre dans le rang, Guinoiseau y va, il n'a pas le choix. Puis Nivard se redécale encore, à l'intérieur, derrière Meaulnes, un peu tassé par Levesque.

Nous sommes à Kourou. Le lancement de la fusée Ariane. Mais c'est Offshore Dream qui se retrouve mis en orbite.

 

En effet, JMB a dû faire un écart suite au ralentissement de Pearl Queen et à la pirouette de Magnificent. Le cheval s'est désuni, Nouba jusque-là dans ses roues doit virer sur sa droite et le passe mais la jument de Geslin, pas dans le mood, va encore freiner Exploit Caf. Le trou est fait. Irrémédiablement belge.

Béance encore agrandie par Pearl Queen, à la dérive, après ses efforts et ses départs volants. Nous sommes à la sortie du tournant. Meaulnes a fini de faire le gugusse sur deux voies et fonce à la corde, il se perd dans ses allures en une portion qui lui a déjà été fatale. Cinq fuyards. Offshore sort du dos rêvé d'Orla Fun, qui ne va quasiment rien lâcher. Opal prend le dos d'Offshore, tente de sortir mais Kontio saisit très vite qu'il ne peut battre Offshore et court habilement pour la deuxième place (qui sportivement incombe à Orla Fun, au parcours plus dur). Deux chevaux me semblent à l'œil finir aussi vite qu'Offshore Dream. Prodigious (qui quant à lui aura choisi la corde et donc va se bouffer Super Light qui recule et recule encore, Jean-Philippe Dubois aurait dû le prévoir) et… Exploit Caf.

 

Vraisemblablement, sans le hic, Offshore aurait pris le dos d'Exploit Caf (Nouba ayant montré sa limite actuelle, le wagon de trois aurait fini avec JMB) à moins que JMB ne décide de laisser sortir Levesque pour le filer, il y aurait une autre course possible et donc un autre remix, à partir de ces deux options. Connaître le gagnant me paraît une incertitude (Offshore a semblé avoir encore de la marge, préférence Offshore...), en revanche je n'en ai aucune sur le jumelé : les dieux de la drive.

 

Métaphysique, écrivions-nous. Le sport hippique transcende son spectateur : quand les mains ont la parole, les turfistes entendent des voix.

 

(Arrivée officieuse, sans accrochage, et absolument subjective :

1. Offshore Dream ... 2. Exploit Caf ... 3. Orla Fun ou Opal Viking  5. Prodigious.

Meaulnes du Corta aurait gagné si Pierre Levesque l'avait mené)

 



jeudi 10 janvier 2008, a 20:01
VIVA VIVAUX

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En décembre, j'eus l'occasion de faire un saut dans l'aimable cité phocéenne. J'en profitais pour aller jouer au con. Coup de vent à Vivaux. Coup de grisou à Borély. Une paye que je n'avais pas foulée la piste d'un hippodrome de province, réellement foulée, puisque j'en ai vraiment fait le tour, me pointant un vendredi à 14 heures avant d'apprendre sur place que les réjouissances auraient lieu à la tombée du jour. Profitant de la nonchalance qu'on peut avoir quand on visite un endroit qu'on ne reverra pas de sitôt, et du peu de monde sur les lieux, je m'étais glissé sur l'anneau de Vivaux. J'ai marché, c'était bon. Depuis, j'aspire à emprunter la grande piste pour vraiment savoir ce qu'est cette fameuse montée que Pierre-Joseph compare à l'Alpe d'Huez quand il a picolé trop de génépi, et qui, vu des tribunes, semble aussi douce qu'un creux poplité.

 

La visite ne s'arrêta pas là puisque le soir même, au gré des allées et venues, je me suis infiltré dans les écuries en me faisant passer pour Bernard Michel, le chroniqueur hippique de La Voix du Nord. Ah, respirer le crottin ; oh, sentir monter dans sa colonne vertébrale le rythme ternaire produit quand alentour le sol cimenté rencontre le sabot de l'être vivant.

J'ai vu les chevaux immobiles dans leur box, attendant sans moufter, impressions de sérénité en Olympie, concentrés comme des lecteurs, à la fois dans le monde et cependant bien loin. Un vrai petit bonheur bio.

Si je n'étais pas le patron d'une entreprise de fruits et légumes qui pratique l'import/export mondial (eh oui, www.mondial-legume.com, c'est moi) j'aurais volontiers arrêté ma carrière pour devenir lad. Mais il faut que je pense à tout l'argent que je gagne, je ne peux pas comme ça l'abandonner.

 

mardi 01 janvier 2008, a 14:50
HAPPY 2008, AMIS LECTRICES ET LECTEURS...

 



lundi 31 décembre 2007, a 13:55
LES PILOTES FONT DU SKI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Autant l'an dernier, les préparatoires ne nous avaient rien montré (et donc un petit poucet, Offshore Dream avait su piquer leur promise aux prétendants), autant cette année les notes s'accumulent, et la course me semble limpide, non pour la victoire, mais pour le trio, disons.

Revoir les prix d'Amérique et de France précédents (sur youtube) permet d'entendre des noms qui semblent être du grec ancien, Java Darche, Ludo de Castelle…, j'ai l'impression que Nijinski Blue ou Notre Haufor peuvent rejoindre ces aînés, ce sont des jeunes reliques, ils sont barrés. C'est l'enseignement majeur, il y a les champions et les autres… En vérité, ils sont six à dominer outrageusement, et le vainqueur, voir le trio, et même à mon avis le multi se trouve parmi eux : Offshore Dream, Kool du Caux, Meaulnes du Corta, Nouba du Saptel, Exploit Caf, auxquels j'ajoute volontiers Kesaco Phedo.

 

S'il fallait en ôter un, je prendrai aujourd'hui le risque d'ôter la charmante. Il risque d'y avoir pas mal de train cette année, car Levesque n'a pas deux mais trois cartouches, n'oublions pas en effet que Niky est le compagnon d'écurie du grand Meaulnes. Hot Tub va aussi jouer de la tête et corde. Dans ces conditions, on risque de tourner sur le pied de 1'12'5, et le départ va s'avérer capital. Nouba ne domine pas ses contemporains comme ont pu le faire Jag de Bellouet ou General du Pommeau, elle n'a encore rien battu dans les grands rendez-vous, elle est avant tout une jument de 2100 metres, donc, là… avec un départ probablement médiocre, il va lui être difficile de profiter d'un temps suspendu pour produire son effort, il risque de ne pas y en avoir, va falloir être à bloc. Pascal Geslin a peut-être la jument pour gagner, quoique, mais il ne sait pas la démarrer, à ce niveau d'exigence sportive, les mauvais parcours se paient cash. Je ne vois pas trop à quel moment elle va pouvoir souffler pour disposer d'assez de reprise afin d'endiguer les rushes finaux de Kool du Caux, Offshore Dream, voir Exploit Caf. Gagner un prix d'Amérique, ou un France, est affaire de parcours. Kesaco Phedo aurait dû gagner le prix de France l'an dernier, s'il n'avait pas tiré le 9, il fait un truc monstrueux là-dedans, et le record de vitesse, c'est lui, dans cette course gagnée par Kool du Caux.

 

Les trois chauds favoris seront Offshore Dream, Kool du Caux et Meaulnes du Corta. Offshore et Meaulnes ont toujours gagné à la mode. Offshore n'a qu'un impair, sa défaite contre Ozio Royal, car il manquait d'un parcours. Là, il est super prêt, suffit de l'avoir vu déboîter hier pour se rabattre, comme un type au volant d'une BM dépasse trois Twingo sur la quatre voies, ou d'avoir en tête la manière dont il a explosé les O récemment, derrière l'autostart. L'incertitude, c'est qu'Offshore n'a jamais trop eu à lutter, on ne sait pas s'il a les tripes, le cœur, et c'est là, ce qui peut faire la différence avec Meaulnes du Corta et surtout Kool du Caux, dont on connaît le courage, on l'a encore vu hier. Offshore peut-il se défoncer s'il y a lutte avec Meaulnes et Kool ou est-il un fumeur de pipe ?

Enfin, Exploit Caf progresse logiquement, il est maintenant juste en-dessous des cracks, et va finir non loin du gagnant, il produit toujours des très bonnes valeurs.

Quant à Kesaco, il fut monstrueux dans le France ou dans son Amérique, D4, ce n'est pas le même (comme Offshore), je fais confiance à Jean-Michel Bazire pour l'amener au top le jour J, comme il a su le faire avec Ozio Royal pour le Critérium. Je pensais que JMB avait visé le Bourgogne, mais il ne l'a pas fait, il doit donc avoir son idée...

 

A un mois du jour J, le bon pari me semble être un trio : Offshore, Meaulnes, Kesaco, Exploit Caf en prenant Kool du Caux en base. Et encore Exploit Caf, qui a besoin de garder des fers aux antérieurs pour s'équilibrer, risque d'être un peu juste face aux ogres D4, il l'a toujours été... il sera probablement le quatrième ou le cinquième de l'Amérique. On peut s'arrêter à un trio Offshore-Kool-Meaulnes-Kesaco, emballé c'est pesé !

Pour les raisons précisées plus haut, je vois mal Nouba faire mieux que quatrième, je serai ravi de me tromper mais elle n'a jamais trotté sous les 1'14 sur un parcours de tenue…La raison et la passion s'opposent, cruauté du pronostic, mon cœur de supporter bat pour Nouba mais mon instinct de turfiste me conseille de la garder pour le prix de France !

lundi 17 décembre 2007, a 21:15
TRIP A L'HEROINE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A fond la caisse jusqu'au bord de la falaise, deux voitures, le gagnant étant celui qui s'extraira de l'auto le plus près du bord du précipice. Cette course, le critérium des 3 ans, visible à l'envi sur YouTube grâce à l'ami KingPresa, me fait inlassablement penser à La fureur de vivre. Jean-Pierre Dubois et Thierry Duvaldestin tous deux dans le rôle de James Dean. Qualita Bourbon dans celui de la voiture la plus sexy du monde. La fureur, donc, mais d'autres films encore. N'importe quel Eastwood, parmi les derniers. Ou Le Parrain. Cette course c'était l'histoire d'un père qui veut baisser le caquet à son fils quand celui-ci lui annonce que la charcuterie familiale, il va la transformer en boutique où on vendra des téléphones mobiles. Duvaldestin envoyant au casse-pipe son cheval pour terrasser le patron, renverser la structure paternelle, c'était aussi ridicule que le président de notre pays présentant sa nouvelle amie à Eurodisney. Un truc de culottes courtes. Sans avenir puisque l'avenir perpétuel. Enfin, fallait bien tenter quelque chose pour donner le change. Révolution, renversons les patrons, place aux jeunes, c'est nous les sans-culottes. Courtes. Et puis le Thierry, les Dubois-Baudron lui avaient piqué le dernier critérium qu'il pensait avoir à sa main avec Pearl Queen. D'où la vengeance. Il a tenté sa chance. Dont acte.

 

Le père et le fils, donc, à toute berzingue dans deux voitures de compétition. Et le troisième personnage, l'esprit saint, incarné dans une pouliche plus grande que la vie. QUALITA BOURBON. Un nom à n'écrire qu'en majuscules, un nom qu'on imprimerait bien en affiche géante sur le mur de sa chambre, pour n'avoir pas trop à se souvenir ce qu'est la classe quand on se réveille. L'enfant prodige. QUALITA BOURBON saute une classe. QUALITA BOURBON saute deux classes. QUALITA BOURBON passe son bac à 13 ans. QUALITA BOURBON sait conduire une Ferrari mais n'a pas le permis. QUALITA BOURBON, charmante jeune fille, sûre de son charme, prend la tête et joue à « Qui m'aime me suive » avec les garçons sur le parcours du critérium. Jean-Pierre Dubois, le sage, au cœur soudain retourné par une nymphette, qui repart au combat, démon de midi, ange de seize heures trente, comme dans « Un amour », le roman de Dino Buzatti. 

 

Mon grand-père, ce héros. Qualita, l'héroïne, le shoot, le pur speed, qui lui a fait perdre les pédales. L'accélérateur enclenché, bloqué, la moumoute qui s'envole, le Franprix, le kebab, la laverie, la rue avalée comme une soupe aux poireaux, les formes et le sens des échoppes s'effacent au profit des couleurs des devantures. Au volant de QUALITA. Pur trip. Jean-Pierre Dubois qui parcourt le monde pour se coller le cul dans un sulky et parcourir encore le monde en deux tours de piste. Chapeau, vieux !

 

 

Revoir le criterium, copicoller...

http://fr.youtube.com/watch?v=xFx0JZGT3AU

 

lundi 10 décembre 2007, a 21:05
LA MULETA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Longtemps je me suis couché de bonne heure. Aux alentours de 15 heures 30. Il faisait beau sur Paris. Les nuages découpaient une dentelle tendre dans le bleu des illusions. Un champion confirmé allait chanter la geste de tous les êtres beaux qu'on peut croiser par les champs et par les grèves. Puis soudain, il se faisait exploser par un petit roublard, un fake qui venait se la jouer authentique, un copiste de basse extraction, bref, un élève de Jean-Michel Baudouin tel que le "Mon Milord" qui dimanche dernier a humilié cul-nu le prince Nénuphar quand quelques mois plus tôt, le "Mon Milord" se traînait pour finir sixième à Questembert d'une course de baudets. Cela faisait plusieurs mois déjà que je ressentais en mon petit coeur (de Melun) que si les courses nous présentaient des femmes aux chevelures inédites pour nous dire que le bourreau de leurs coeurs portait la coupe mulet, je n'allais pas tarder à virer ma cuti (arrêter le turf, veux-je dire). Alors je suis allé me coucher, non sans avoir jeté auparavant un oeil sur l'historique de ce "Miaou", euh non, de ce "Ludo du Parc", euh non, de ce "Mon Milord". Il avait été acheté six sous il y a quelques semaines par M.Sébastien Moureaux, journaliste à Week-End et depuis, boumboum, quatre victoires, en rejoignant les boxes de M.Baudouin.

 

Je ne partirais pas en suppositions car M.Lemétayer, son précédent entraîneur-propriétaire, n'a vraiment pas de bons résultats avec son effectif, peut-être que M.Lemétayer n'est pas bon, après tout. Combien de chevaux superstars demeurent alors dans l'ombre parce qu'entraînés par des balourds ? Pourquoi, M.Moureaux, avoir jeté votre dévolu sur "Mon Milord" et pas "Ness de Sita" ?

 

Peut-être, après tout, que M.Baudouin est vraiment un magicien, je ne sais plus. En 1993, j'avais eu une amourette avec une jeune fille magnifique que j'ai croisé dix ans plus tard par hasard à Evry. Je ne l'ai pas reconnue tout de suite car elle avait dix ans de plus certes, mais aussi et surtout cinquante kilos, et des sacs Franprix à tous ses bras. Devant, à quelques metres, marchait son mari, en jean degueulasse, qui jouait avec les clefs de sa Twingo. Ce sale con portait la coupe mulet.

 

mercredi 17 octobre 2007, a 21:33
TROP COOL !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chers turfistes,

Vous vous demandez de quel maelström est sortie la mouche qui m’a piqué ces derniers temps, et avez songé à contacter mon hébergeur pour qu’il m’envoie une bonne camisole. J’ai même reçu par courriel la recette du tilleul-Xanax. Rien d’inquiétant, les mecs. Je regardais flippé nos dernières arrivées et j'en restais collé à mon fauteuil Everstyl, oubliant de descendre au bartabac acheter des allumettes avant la fermeture, alors il fallait que j’aille juste loin, très loin, chercher du feu sacré afin de rallumer ma clope.

 

Maintenant, je fume la pipe, et on repart tranquillou jusqu’au prix d’Amerique que gagnera Levesque, au France que Nouba fera sien, et au Paris, gagné par Mirage du Goutier à 99/1.

Et si autre chose se passe, très bien, place à la vie ;)

 

Je reviens de loin, mais je suis revenu. Et tiens, je suis même allé dimanche dernier à Auteuil. Vous le savez, je vais chercher dans les courses des métaphores de l’existence. Et si soudain, le monde me paraissait hideux et les courses leur reflet dès lors qu’O’Brian aligne 4 champions pour gagner l’Arc avec la vulgarité d’un Besson qui sort Taxi 4 dans 900 salles, histoire qu’il n’y ait aucune salle disponible pour les petits films inventifs, et bien le mano a mano Or Noir de Somoza/Princesse d’Anjou m’a soufflé et m’a redonné l’envie de retourner bosser.

 

Voici deux chevaux phénix, cramés, brisés sur les terrifiants obstacles de steeple d’Auteuil (faut aller à Auteuil pour assister au steeple depuis le troisième étage de l’hippo, pour les courses de haies on peut regarder Equidia) qui se sont recomposés tel Lionel Jospin reparti au combat en 2002 après avoir mordu la poussière en 1997. Une lutte absolument soufflante, au couteau entre les dents, et sans perdant, ce qui est très beau. Or Noir gagne, certes, mais la légende s’est inscrite là. Noblesse du sport ; Passion du ham.

 

Auparavant, je me trouvais au rond de présentation et j’avais trouvé Don Lino tout à fait touchant. Il avait l’œil de Dustin Hoffman dans Le Lauréat. Un petit gamin éploré devant une grande dame. J’ai joué sur lui et aussi sur Othermix, dont le physique, la robe sont proprement étonnantes. Il ne ressemble à rien, et ça me plaît.

 

Ils ont couru n’importe comment mais bon, depuis Prince d’Espace, Authorized, et tous les favos faux bond de ces dernières semaines, on voit bien que le turf galope cul par-dessus tête, un peu plus tard Mid Dancer invaincu en quatorze courses, se faisait toiser par le modeste Malikhan. Les courses me semblent manquer un peu d’architecture et de logique ces derniers temps. Un Remember Rose rafle tout au printemps puis s’écroule à l’automne comme un flan trop peu cuit. Alors je fais un pas de côté en attendant de retrouver petit à petit l’envie de danser quand la musique se fera davantage entraînante.

 

En repartant de l’hippodrome, j’ai marché le long de la Seine jusqu’à la Tour Eiffel. J’ai repensé à Or Noir et à la Princesse, et aussi à Yann Porzier, et à cuisiner des champignons, et le vent frais soufflait, vivifiant. L’hiver, enfin. Vincennes, Grosbois, le Cornulier, les préparatoires, les critériums… Je piaffe dans mon box, plein d’espoir !

 

Ne vous étonnez pas de me voir moins en ce moment, je travaille à de bons projets, et puis je suis là pour chanter les exploits des champions, les espoirs des parieurs. Dès que les courses reprennent leur sarabande céleste, vous me reverrez sortir du bois avec mon bouquet de fleurs en main et ma mandoline. Tant que des Mid Dancer ou des Prince d’Espace sont incapables d’être là le jour J, je préfère me retirer et m’abreuver à d’autres sources d’eau de nuage, l’argent reste dans ma poche, je parie des miettes et mange la baguette. Les textes sur les arrivées improbables, je les ai déjà écrits avec mon poème et mon roman-feuilleton, et je n'ai pas envie d'inventer une nouvelle forme, de la beauté, de la cuisse, du champion et de la noblesse et j'accours.

 

A très vite, j’espère !

vendredi 12 octobre 2007, a 06:41
NEXT PLAYER, SHOOT AGAIN (shoot the cops)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon amour,

 

Je décrocherais pour toi la lune du quinté plus,

Favos en astrakan

Tocards en okapi

 

J'inhalerai l'Opium et jouerai Desert Plus

et puis Savaflickan

en report par demi

 

Je claquerai les biftons et même en zecouillon.

Pour découvrir tes poils,

j'adulerais Jean de Roualle

 

Je me mettrai à dos éremistes et clodos

et piquerai leur pognon

Qu'ils se grattent les moignons !

 

J'éluderais mes principes pour enlever tes nippes

Je flamb'rais ma chemise

Puis on se f'ra la bise

 

Car je suis prêt à tout, pour retrouver la foi

Même à mourir debout

Je le crie sur les toits

 

Tu jures par O'Brian que tu abhorres l'Espagne

Call me ton "doux bichon"

Et je joue la maison

 

Je ne sais, es-tu femme, ou bien es-tu cheval ?

Licorne, tu me crames

Moi, chien, je bouffe du Pal

 

C'est le démon du jeu, qui me confine au rut,

je feuillette "Belles et Buttes"

vers la réunion deux

 

Non, tu n'es pas une pouf, tu me prends pour un ouf,

car j'attends la rentrée

de Mirage du Goutier

 

Mon calepin s'enrichit de vertiges interdits

Je kiffe Le Liberty,

défaille post-Ourasi

 

Le turf est mon dada, il est ma libido

J'ai aimé Konstantia

Son trot m'a donné chaud

 

La vie est un traquenard et le juge aux allures

A retenu ma figure

C'est un beau salopard

 

Je suis perdu pour l'homme mais aussi pour les connes

Tu saisis ma démence

Quand vient le prix de France

 

Je suis le dernier joueur car j'ai joué ma vie,

J'ai même joué mon fils,

il me reste Cofidis

 

Tu m'aimes comme une dingue, car je n'suis pas Bélingue

Car j'écris sur le turf,

Avec un style tout neuf

 

Parce que je représente, tous les tontons et tantes

Qui sont devenus veufs

Faute d'un regard neuf

 

Nous nous lovons c'est bien, comme de nouveaux chrétiens

priant sur le sofa

la Saptel faite Nouba

 

Nous rêverons d'Offshore Dream, formerons une dream team

de nos rêves de gloire

sans jouer Michel Lenoir

 

Nous enchaînerons les rimes, puis pioncerons comme loirs

Nous placerons nos espoirs

Sur des bourrins intimes

 

Tu dis à tes copines : Hypo est désespoir

Il a une seule combine :

Parier/Payer, pour voir

 

Il paye de sa personne, et moi je suis bien sotte

au lieu de jouer Zélote

de me la jouer nonne.

 

Mais je crois au sublime, au rachat des pêcheurs

Et mon gel douche intime

lui chante : suis Noble Coeur

 

Hypo est un turfiste, comme d'autres sur la liste

Qui attendent Grosbois

En jurant bon sang d'bois :

 

"Voici l'avenir en A, immense comme l'abîme ! "

et ils montent sur les cimes

défiant Mobalpa...

 

... et puis Mondial Moquette, et tous les vers de terre,

Qui vous voient aux abois

Et vous laissent pis que pendre.

 

Ici s'invente une langue, suave comme une mangue

De celles qui changent les noix

En coquilles molles et tendres,

 

Ouvertes sur le monde, libérant la faconde ;

Nos mots exsudent la foi

car ils n'ont rien à vendre...

 

... Que le plaisir de jouer, sa vie et ses euros

Sur des chevaux de bois

Tel que Bernard de Croix

 

... Que la joie de parier, son vit et son banjo

Pour des clampins clopeux

Sur des clopin-clopants

 

Les courses sont la joie, et les hommes l'agi

Existence fantaisie,

Moi, j'ai parié sur toi !

 

 

lundi 08 octobre 2007, a 16:30
T'AS VOULU VOIR VENISE ET ON A VU VESOUL

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce blog a un an. Musette et hautbois, cotillons et fanfreluches, jarretelles et quatrains, muscat et embruns. L'an dernier, nous séchions les pleurs des nippones déçues par leur demi-dieu demi-cheval avec le pan de notre chemise à jabots. Cette année, nous nous dirigeons vers l'hiver avec l'impression que l'orchestre continue à jouer pendant que le Titanic s'immerge, mais ce n'est même pas le Titanic, plutôt une croisière Pascal Sevran.

 

La victoire de Dylan Thomas dans l'Arc a un goût de banane. On s'attendait à une cuvée majeure, Authorized premium, on a un petit cru de foire aux vins dans un hyper perdu sur une zone industrielle. La Française des Jeux a-t-elle gagné l'Arc ? O'Brian devait croire dur comme fer aux chances de ses champions Dylan Thomas et Soldier of Fortune pour inscrire en plus deux chevaux de jeu, mais la chance a compté, Authorized a tiré le numéro le plus à l'extérieur à la corde et s'est retrouvé piégé, en raison du grand train mené devant. Le parcours compte même au plus haut niveau, Kesaco Phedo a peut-être aussi perdu le dernier prix de France en raison de son 9 à l'autostart. Mais revenons à ce que nous avons vus, Kieren Fallon envoyant dans les cordes Zambezi Sun et Soldier Of fortune sans être sanctionné, un petit arrangement chasse celui du grand prix de Paris, les grandes maisons sont lustrées et le personnel touche le SMIC.

Est-ce afin de ne pas être l'homme du jour que dans la suivante, Fallon n'a pas sollicité franchement Yeats? Fallon est un grand bonhomme, O'Brien un habile metteur au point autant qu'un bon stratège, mais tous ceux qui aiment les courses car ils se sentent emmenés avec elles au sommet du mont Fujiyama, ont eu l'impression en cette fin de dimanche d'être chaussés de semelles de plomb.

 

Un malheur n'arrive jamais seul, et l'idéologie de l'argent roi fait feu de tout bois ces derniers temps tout en remuant ses bagouzes. L'homme libre, le turfiste, a un seul grand ennemi : la masse. Le pari mutuel, c'est jouer contre les autres, s'extraire de la mélasse en marchant droit dans ses bottes. La deuxième place de Youmzain (toujours battu de 4 longueurs par Dylan Thomas auparavant), Authorized limite pour une course D à Compiègne, Yeats en promenade à 1/10, à quoi bon se saper en milord pour assister au tirage du Kéno ?

Je voyais hier le premier ministre télécommandé François Fillon remettre une assiette dorée aux lauréats, et j'avais l'impression de me revoir à 5 ans jouer avec une figure Playmobil et une pièce de cinquante centimes. Applaudir une journée comme hier, c'est croire en 1788 que la royauté en a encore pour 250 ans.

 

La grâce, en extrapolant, on l'aura vue chez la revêche Mandesha qui a refusé d'aller au bout quand Soumi l'a sollicitée, laissant Fallon se ridiculiser en gagnant un Arc devant un dauphin de paille.

Mandesha, j'aurais une pensée pour toi samedi prochain tandis que les habitants d'ici communieront dans leurs nouvelles valeurs, car les français n'aiment pas le rugby, ils aiment la régression, ils aiment se couvrir la gueule de trois couleurs, porter des perruques débiles, encourager l'équipe de Bernard Laporte, l'ancien magnat des casinos qui tapine aujourd'hui pour les jambons Madrange, ils aiment Chabal car comme lui ils ne veulent plus de discours, ils aiment Michalak depuis que sa gueule est floquée sur des hamburgers et qu'ils peuvent déféquer du champion, ils aiment sur TF1 les plans de coupe sur leur président analphabète après un essai marqué en leur faveur, ils aiment les Néo-Zélandais quand ils font haka car les coutumes c'est super. Quand on leur demande d'ailleurs quelle est la coutume qui reliait les français, ils cherchent quelques longues secondes puis répondent avec un air ébahi le fait de regarder Benny Hill le dimanche à 20h10.

 

Comme toi, Mandesha refusant de faire ce qu'on t'ordonne de faire, je n'ouvrirai pas mon poste samedi prochain, j'emmerde la Française des Jeux et je ne peux cautionner une équipe qui n'a aucune stratégie, qui change de face à chaque rencontre et qui n'est que le bras désarmé de la propagande pour une vulgarité sans frontières.

 

Bravo au Royaume-Uni pour dimanche, puissez-vous nous plumer encore samedi !

Homme libre, toujours, tu parieras contre la masse.

samedi 06 octobre 2007, a 20:33
DES CHIFFRES ET DES LETTRES DE GUY MOQUÊT (Feuilleton, 57 eme épisode)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Résumé des épisodes précédents : Ailton, ancien cheval de groupe, se présente dans un réclamer avec l'idée de se refaire la cerise. Jean-Pierre Dubois, quant à lui, amoureux, délaisse ses champions Quatre Juillet et Infinitif depuis qu'il s'est amouraché d'une Lady, propriétaire du cheval Que je t'aime. Il veut lui déclarer sa flamme un vendredi soir à Vincennes, après avoir fait gagner son cheval. Kevin et Dorothée, de leur côté, s'apprêtent à faire une surprise à leur père, Michel Bernoulle, ils se rendent à H&M pour lui acheter une chemise.

 

 

Episode 57 : Le fil du rasoir.

 

Ailton piaffait de colère au retour. Un quart d'heure plus tôt, l'entraîneur Baltromeï avait jugé bon de lire à Dominique Boeuf la lettre de Guy Moquêt au lieu de lui donner des consignes précises. Juché sur la selle d'Ailton, Domi avait alors été saisi d'une crise de tétanie au moment où le cheval s'apprêtait à donner sa pleine mesure. Sentant que Boeuf risquait la chute, Ailton trop bon avait dû se contenter de finir la course au pas de chasse. Au final, il finissait avant-dernier du réclamer.

C'était la honte pour cet ancien cheval de groupe. Ailton se croyait arrivé au fond du trou, mais il découvrait que même au fond du puits, il y avait encore moyen de creuser.

 

Pour Jean-Pierre Dubois, ce n'était guère mieux. Il n'avait réussi à étancher la soif de gagner de Jean-Michel Bazire. Son Que je t'aime avait dû subir la loi de Querido des Baux bazirisé. En observant la mine contrite de Lady O'Reilly au sortir de la deuxième, Jean-Pierre comprit in petto que lors de la nuit qui s'annonçait, il pourrait se la mettre sous le bras. Il appela le George V pour annuler la réservation de la suite "Bellino II", il regagna son ranch et demanda à sa gouvernante, Menda, de lui réchauffer deux croque-Dodu.

 

Si pour Ailton, c'était la totalité de l'existence qui semblait une impasse, JP quant à lui arrivait dans la dernière partie d'une vie immense, quasi-parfaite, mais deux éléments menaçaient cette perfection : son petit-fils se faisait piquer régulièrement pour dopage, ce qui pourrait mettre en péril la raison des succès de son élévage ; et Que je t'Aime ne parvenait toujours pas à en gagner une dès lors qu'il se mettait à son sulky. Les deux personnages, Ailton et JP, étaient intranquilles. Jean-Pierre se rêvait Jardy, au sommet du plus jeune au bel âge, Ailton se fantasmait Jordi, il avait goûté aux délices du star-system adolescent, sans recul, et n'était plus capable de rien, arrivé dans la force de l'âge.

 

S'inscrire sur Meetic n'avait rien donné pour Ailton, personne ne l'avait réclamé. Il était largué. Le langage SMS pratiqué sur les "tchats" lui était un sabir ignoble. Son avenir lui paraissait incertain. Allongé sur son lit superposé, il fumait des Gauloises Blondes en imaginant la tête qu'il aurait en se laissant passer la moustache. Puis il prit un cahier Clairefontaine à la première page duquel il traça une ligne verticale afin de limiter deux colonnes, dans la première il marquerait ses qualités, dans la seconde ses défauts. Si la seconde se remplît assez aisément, dans la première il ne put qu'écrire qu'il avait un talent certain pour réaliser deux colonnes d'égale distance sans l'aide d'une règle. Après s'être creusé la tête, il réalisa qu'il touchait aussi un peu sa bille dans l'art de cuisiner la poîtrine de porc. Cela lui faisait deux bons points. Il n'était cependant pas certain que ces dons particuliers suffiraient à retenir l'attention d'un employeur quelconque.

 

L'expert de la commission européenne débarqua subitement au début du cinquième paragraphe. Personne ne l'avait vu venir. Sa présence semblait toujours incongrue, il s'en accomodait très bien, l'expert de la commission européenne était en effet habitué à faire des passages éclairs autant qu'inopinés, à exercer des contrôles surprise, c'était sa profession. Sa hiérarchie l'avait par exemple catapulté samedi en Bosnie-Herzégovine puis lundi dernier à Enghien afin d'établir un rapport sur la régularité des courses françaises. De même que Jean-Pierre Dubois s'était retrouvé la semaine dernière au Canada, aux Etats-Unis, en France et en Italie pour y faire gagner des champions (à l'exception de Que je t'aime), l'expert parcourait la mappemonde pour dresser des procès-verbaux. Depuis combien de temps n'avait-il pas vu sa femme ? Passé avec elle une soirée ? Certes, la dernière fois qu'il s'était retrouvé à ses côtés, la phrase célèbre "Aimer, c'est regarder à deux dans la même direction" lui était revenue à l'esprit, mais c'est parce qu'ils regardaient un épisode des "Cordier juge et flic".

 

Arrivé au terme de la cinquième course, après avoir assisté à la défaite de Mandarino Blue et Romain Derieux, bouleversé par ce qu'il avait vu, l'expert quitta en hâte l'hippodrome d'Enghien-les-Bains direction Strasbourg, paniqué à l'idée que sa femme le trompe avec un turfiste. Il chopa un TGV Paris-Strasbourg et rédigea dans un wagon de première classe un rapport sans rapport avec la mission que lui avait confiée sa direction. Griffonnées dans l'urgence, les pattes de mouche seraient publiées la semaine prochaine sur un obscur blog édité chez Mongenie. Un sentiment d'oppression naquit en lui. Assis sur la banquette, lui faisant face, il avait comme l'impression d'avoir comme voyageur non pas un homme, mais un cheval, affublé d'une fausse moustache. Déraisonnait-il ? Prenant son courage à deux mains, il adressa la parole à son vis-à-vis, le voyageur lui répondit qu'il avait décidé de lâcher son job pour tenter de refaire sa vie dans le milieu de la Flammenkuëche.

 

Ailton, Jean-Pierre Dubois et l'expert de la commission européenne, destabilisés, espéraient que le week-end qui s'approchait leur apporterait des certitudes tangibles. C'était le week-end de l'Arc. Hélàs, le premier samedi, l'ancien leader de Manduro, Toylsome, s'était octroyé un groupe I à 50/1. Tous trois décidèrent sans se concerter qu'il fallait voir ici un signe de la diversité du vivant, que jamais rien n'était perdu, et qu'après tout, tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir.

 

Quant à Michel Bernoulle, habitant Dreux, "tant qu'il y a de la vie, y a de l'espoir" était sa maxime favorite avec "On a beau dire, on a beau faire...", ce bon vivant jouait aux courses avec gourmandise, il n'était pas rare de le voir finir une réunion cul-nu à force de flamber sur Anthony Cardine, il avait joué sa chemise sur Toylsome, il en avait à présent 50 et songeait à en revendre quelques unes sur E-Bay, histoire de se payer un pantalon. En rentrant chez lui, ses enfants lui firent la surprise de lui offrir une chemise.

 

A (ne pas) SUIVRE...

jeudi 04 octobre 2007, a 10:04
Je m'voyais déjà...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après m'être connecté à "Mongenie", j'ai observé machinalement sur la page de droite de mon hébergeur de blog, les dernières mises à jour. En l'occurrence, un blog d'un ronchon nommé "Baisse du chômage" et un blog d'un patachon, "Passion Chats", je clique sur un troisième "Mes favoris", je m'attends à tomber sur le bestof Internet Explorer d'un généreux, las, le dernier article édité commence comme suit : LISER DES MAILS ET PARTICIPER VOUS ETES REMUNERER.

 

Ces dernières semaines, les pensées morbides font florès en mon ciboulot, le monde des chevaux me semble bien plus riche que la farce que perpétuent mes contemporains, et j'ai davantage de plaisir à traîner sur geny.com, même sans jouer par la suite, qu'à faire le con dans le monde comme il va. Les courses offrent une version sublimée, transposée et mise à distance, des joies et misères du fait de vivre en communauté. Faire le papier et tomber sur une évidence m'en apprend plus sur la nature humaine que la fréquentation d'un directeur des ressources vivantes ou d'un paraplégique ou d'un odieux cumulard (comme par exemple un directeur paraplégique des ressources vivantes).

 

Déprimé, je me suis liquéfié par les yeux tout à l'heure en tombant sur le profil d'« Ailton », vendredi dans la cinquième à Saint-Cloud. Quel destin que celui de ce cheval, voici un petit mec qui à l'orée de sa carrière (sa deuxième rencontre avec un hippodrome) a mis trois longueurs dans la vue d'« Ilie Nastase », dans le prix du Lude, et une et demie à « Earth Planet ». Quand vous commencez une carrière par ringardiser Nastase et par foutre une longueur et demie à la Planete Terre, vous avez la hargne, vous avez 21 ans, votre pseudo MSN c'est "Rastignac2000" et vous allez gagner Flushing Meadow l'an prochain, c'est couru.

A la course suivante, Ailton est donc inscrit dans un groupe III l'explicite "Prix des condés" mais il doit y subir la loi de « Midnight Beauty », les noms parlent d'eux-mêmes, si j'étais peintre, je reproduirais sur toile cette performance en la titrant "Allégorie de la jeunesse communiste révolutionnaire ne pouvant rentrer en boîte pour cause de tenue correcte exigée ".

 

Pauvre Ailton, il se voyait déjà en haut de l'affiche, flirtant avec le gratin, et s’est découvert une allergie à la cocaïne.

 

Le voici, revanchard, et il part à l'assaut d'un groupe I, le critérium de Saint-Cloud (le 12/11/06), sur son auguste dos, il fait grimper Victoire. Mais il finit aux choux, son envie toute personnelle de réussir s'étant métamorphosée en une très banale "rage de vaincre". Avant-dernier. Il a 26 ans, c'est déjà l'âge de la retraite pour les tennismen. Dans la rue, les enfants l'appellent Santoroooo et rient méchamment de lui en affichant des chiffons rouges en guise de muleta. C'est la déglingue. Il se met à la bière tiède et se fait réchauffer des raviolis au micro-ondes. Il a oublié le goût des arômes et saveurs, le matin, il mange à lui seul une boîte familiale de 1,2 kilos. Il demande de l’argent à ses parents pour payer son quotidien, à 26 ans il n'attend plus rien de la vie que quelques toasts au tarama le jeudi, et le droit de regarder les documentaires animaliers de la cinquième chaîne.

 

Ses quelques amis tentent de le bouger de sa mélancolie. On lui propose d'aller danser, une fois il accepte, or, ses pas sont gauches, il préfère faire canapé au moment du slow (le 29 janvier, il a fait 5/8 à Cagnes sur Mer). Allez quoi, Jeff, t'es pas tout seul, tiens, mets ton costume, on va aller au bal. Vous m'emmerdez, leur répond Ailton. Et voilà son père qui s'y met, son père c'est « Fly To The Stars », il lui passe un coup de bigo. Bouge ton cul ou j'te coupe les vivres, assisté va, lui dit cash son père, un homme de droite qui ne supporte pas les fainéants, vu qu'il a hérité de son propre daron, un bosseur.

 

Ailton ne veut pas froisser son Fly de père, il accepte la bonne place que son géniteur lui a trouvé au sein de son entreprise (il devra checker des listings), sans heurts, il y accumule donc les bonnes places au niveau listed. Mais la gagne, nenni et ses rêves de panache, de groupe I de s'évanouir, et il réalise que tout ce qu'il laissera à ses enfants, c'est une collection de VHS consacrée au Zébu et à la Zibeline quand il avait magnétoscopé sur la 5 une saison de la série documentaire "Z comme Z'Animaux". Il s'endort au travail. On le déclasse, fini les pince-fesses du comité d’administration. De toute façon, il n'était pas fait pour le grand-monde, il considère sa lignée, l'un de ses parents s'appelle « Aznavour » mais c'est sa mère. Ailton, de toute façon, c'est un prénom de sous-marque. C’est Elton à la mode Leader Price, un peu comme dans les magasins Netto où on trouve des boîtes de maquereau « Captain Couque ». Chienne de vie.

 

Voici Ailton comme répudié. Transféré au service archives de sa boîte (une course B), il s'y montre incapable (5eme sur 6). Le voilà névrosé plein-pot. Il est viré. Ses parents ne lui répondent plus au téléphone. Il doit quitter Paris. A présent, il vit dans un 12metres carrés à Paimpol, au premier étage d'un lit superposé dont il loue le rez-de-chaussée à Flora, la prostituée de la rue des Chartreux, qui y fait leur affaire aux marins de passage.

 

A trop entendre ahâner les mousses, il se dit bordel, ressaisis-toi Ailton, t'as que 28 balais, il s'inscrit alors sur Meetic pour changer d'air, rencontrer une Réunionnaise ou un pirate qui l'emmènera visiter l'Earth Planet qu'il méprisait autrefois. Et c'est ainsi que vendredi, il se présentera au départ d'une course à réclamer.

 

Voilà à peu près le type de rêveries auquel je me livre en feuillant mon turf… La semaine prochaine, je vous raconterai comment Jean-Pierre Dubois n’a conservé dans ses boxes que le cheval nommé « Que je t’aime », propriété de Lady O’Reilly, qu’il prépare depuis six mois pour la course de demain soir (R3. 202), afin de le faire enfin gagner et de dévoiler ses sentiments à la dame par ce subterfuge. Ca fait quatre mois qu’il la fait mariner à ne pas gagner, la dame se demande pourquoi Jean-Pierre s’est séparé de « Quatre Juillet » et a gardé au box son petit Que je t’Aime, m’aimerait-il se demande-t-elle anxieuse, demain, les deux seront dans l’angoisse et à 65 ans c’est encore plus beau, croyez-moi, ça sent le geste romanesque, la victoire et le palot avant le début de la troisième. Dites-le avec des chevaux.

 

 

>> Vendredi. R1. 503 Ailton. R3. 202 Que je t’aime.

 

 

 

jeudi 13 septembre 2007, a 06:19
Prochain article incessamment sous très très peu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Que fait Jean-Michel Bazire entre deux courses ?

C'est scandaleux, il joue aux courses !

 

Ci-dessus, vous le voyez tendu au moment de toucher Dubois.

 

 

(photo issue d'un site de fan :

aline-jmb.skyblog.com)

jeudi 06 septembre 2007, a 14:51
CESSER DE PERDRE EN MOINS DE CINQ JOURS

  Ceci est la retranscription d’une conférence donnée hier par Maître Hypo, devant 400 turfistes, sous le chapiteau des Marins Dodus, à Guingamp, lors de la journée inaugurale de sa tournée nationale « Le plan pour arrêter de perdre en moins de cinq jours ». Ouvrons les guillemets.

 

« Mesdames, mesdemoiselles, turfistes, bonsoir.

Vous êtes venu ce soir parce que vous en avez marre de perdre. Bien. C’est un bon début. D’emblée, je vous rassure : arrêter de perdre, c’est facile.

 

Posez-vous les questions suivantes... Quand avez-vous commencé à perdre ? Pourquoi ? Souvent, depuis votre plus tendre enfance de parieur, vous vous êtes habitué à perdre. Vous avez observé vos parents qui perdaient tous les dimanches, et vous vous êtes dit, adolescent, moi aussi je veux devenir adulte, moi aussi je veux perdre !

Et c’est ainsi, sans se méfier du loup qui attend au coin du bois, qu’on valide son premier ticket perdant, puis le second, etc.

Oui, au début, c’est dur, on crapote, on se dit que ce n’est pas raisonnable, et puis ça coûte de l’argent…

Mais on s’accroche ! Pour imiter les copains qu’ont la classe avec leur Bilto, et on s’habitue à la jérémiade... ah, il m'en manque un... ah, c'est pas de chance... En vérité, échec est le nom d’un aigle.

Et cet aigle, ah, je vais vous le dire au risque d’en blesser certains… cet aigle, ah… on se sent bien au chaud dans sa serre comme une tranche de pain dans son toaster ! PARFAITEMENT !

 

Soyez beaux joueurs, les mecs, vous aimez perdre, sinon vous ne valideriez pas autant de tickets déjà perdants. 

Ce qu’il vous faut, c’est tromper l’habitude. Et pour commencer, vous allez faire quelque chose qui sera une première pour vous. Ensemble, ce soir, à Guingamp, vous allez répéter en boucle « Je dois perdre l’habitude de perdre, je dois perdre l’habitude de perdre, l’habitude de perdre comme le parieur lambda ». Allez-y ! »

 

Docile, le public répète le mantra en boucle. Une certaine transe gagne les rangs.

Hypo avale une gorgée d’eau, puis, galvanisé par la foule derviche, quitte son pupitre pour arpenter la scène, micro en main.

 

« Tel le fumeur qui allume sa dixième clope de la journée sans crier gare, le parieur lambda valide son sixième quinté de la semaine par réflexe. Le quinté, le quarté, le multi, sont des démons créés par le PMU pour vous habituer à perdre (la salle applaudit, quelques « Bélingue, rendez l’argent ! » fusent, suivis de chuchotements : « Tu vois quoi, toi, demain dans le quinté ? »).

Hypo reprend :

« Le parieur regarde les partants de la cinquième, il voit que le favori est imbattable, car il a déjà battu dix fois l’adversité qui lui est encore proposée ce jour. Le parieur tente alors quatre chevaux en couplé gagnant, histoire d’être certain de foirer trois des six combinaisons de son ticket. 

Le parieur se dit qu’il ne va quand même pas jouer ce favori gagnant sec pour gagner des queues de cerise. Il préfère faire une longue et perdre au moins la moitié des sommes qu’il jouera, en se disant qu’il est passé à côté du gros lot.

Le parieur est un homme pressé. Plutôt que de se donner trois mois pour multiplier son fonds de roulement par 10 en jouant serré, il préfère perdre son fonds tous les mois en jouant n’importe comment tous les jours. Et oui, voilà ce qui ne va pas dans ce pays ! »

 

Applaudissements. La main d’une jolie femme se lève : « Monsieur, peut-on dire que le parieur est un éjaculateur précoce ? ». Eclats de rire dans la salle. Maître Hypo se compose la face la plus sérieuse du monde, à moins qu’il ne le soit vraiment. En tout cas, sa voix semble plus dure que l’acier le plus froid.

 

« Non, car le turf est une activité onaniste. Si vous observez attentivement les gradins d’Auteuil, vous reconnaîtrez mille bonshommes se paluchant. La preuve en est que le turfiste préfère garder pour lui son tuyau que de le filer à une âme en peine. »

 

Eclats de rire. Certaines personnes de l’assistance sont évacuées par civière.

 

« Mais vous avez en partie raison, ma jolie, c’est parce que le turf est une activité onaniste que le parieur est dans 99% des cas un perdant. Il connaît le lieu de son plaisir. Son plaisir, mon petit chat, c’est imaginer qu’il va gagner, et non le fait de gagner.

Vous par exemple, mon beau palet breton, z’avez l’air bien mimi, autour de vous des mecs se disent qu’ils aimeraient bien, éventuellement, enfin voyez… mais très peu d’entre eux vont vraiment tenter de vous séduire. L’imaginaire leur suffit.

 

Ainsi, le parieur est capable de valider un champ-trio pour 30 euros autour d’une base spéculative sur laquelle il ne serait jamais prêt à mettre 30 euros à la place. Il prend les choses à l’envers. Il considère l’imaginaire (le rapport de son trio de fou) au lieu de considérer le réel (il a 95% de chances de perdre 30 euros ; mais il ne veut pas le voir).

Pire ! (Maître Hypo devient violet) Il parie la même somme ET sur une certitude ET sur un couplé pourri ! Parfaitement ! En conséquence, son fonds de roulement ne décolle jamais (Hypo demande un verre d’eau). Normalement, il faut jouer au minimum 5 mises sur votre certitude, et 1 sur le couplé pourri. (Hypo considère tristement son verre d'eau et demande du Ricard) Eh oui, aimez-vous, le PMU vous le rendra ! »

 

On entend des sifflements. Une ondulation parcourt le public, comme un seul homme. Certains turfistes, gênés, se reconnaissent dans le comportement décrit par le maître. Une voix hurle « Raël, salaud ! ».

Le trublion est aussitôt saisi par des vigiles.

 

« Vous savez, reprend le Maître sur le ton de la confidence… je suis encore moi-même parfois ce parieur habitué à perdre. Je travaille sur moi-même mais ça me reprend parfois… Ce qui fait de moi un winner qui roule en Ford Taunus, c’est le fonds de roulement dont je dispose. Tant que je peux parier beaucoup plus sur une certitude, un favo à 1.7, que sur un coup incertain… tout va bien… »

 

Harassée par une journée de travail mal payée (la plupart des parieurs présents dans la salle payent le PMU au SMIC en lui refilant 8,50 euros par heure), l’assistance n’a rien compris aux dernières paroles pontifiantes du gourou.

Profitant des relâchements de la foule, la jeune femme se fraye un passage et s’approche du Maître pour lui glisser quelques mots à l’oreille, apparemment il lui a répondu par une bonne blague puisque les deux ont l’air ravis. Et les voilà qui s’apprêtent à quitter la salle bras-dessus bras-dessous !

Grondements sous le chapiteau !

 

L'organisateur de la soirée s’approche stupéfait du couple nouvellement formé, et interpelle Hypo pour lui demander s’il va lui faire le plaisir de finir sa conférence. Celui-ci rétorque en souriant, l’élégante à ses côtés :

 

Ah, non ! J’ai gagné, j’arrête pour aujourd’hui.

 

Hypo quitte le chapiteau, sous les huées, direction la studette de la guingampaise mimi.

Parmi les insultes proférées à l’encontre de notre homme, l’une d’elles révèle tout son sens. Matelassier.

 

 

 

mercredi 05 septembre 2007, a 19:26
CE SOIR, CONFERENCE !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce soir, les habitants de la ville de Guingamp sont invités à se rendre sous le chapiteau des Marins Dodus, dans le quartier de la Chôme, pour assister à une conférence de Maître Hypo sur le thème :

"Comment arrêter de perdre en moins de cinq jours".

 

L'intégralité de cette conférence sera publiée ce jeudi 6 septembre sur le blog : "J'ai vu défiler..."

 

A demain !

mercredi 05 septembre 2007, a 16:04
Mathilde est revenue

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'été, l'homme de trot s'emmerde. Par-dessus le marché, l'été déboule pour cet homme avec les giboulées. En mars, tandis que le salarié entrevoit les bienfaits de vacances en club Med’, songe aux peaux dénudées, aux collés-serrés avec Bobonne sur lambada et gambadou, l'homme de trot a pour tout horizon un relief aussi riche en rebondissements que la perspective offerte par une piste plate.

 

Parier à Cabourg, c'est perdre sa chemise pendant que sur le podium, une chanteuse vous invite à la joie "sans chemise ni pantalon".

La possibilité de jouer à Cabourg devrait persuader les plus agnostiques d'entre nous de l'existence du diable.

Parier à Enghien, c’est observer de près le modèle des champions car cet hippodrome dispose d’un rond de présentation. Puis vérifier le théorème de Jean-François Biglosse : tout athlète équin présenté sur la piste d’Enghien se transforme irrémédiablement en crotte de stylo Bic encre noire. Suivre correctement une course y est en effet impossible sans l’apport de lunettes triple foyer, la piste de galop étant située entre celle de trot et les tribunes.

Je passe sur les petits hippodromes de province qui ne servent souvent que de terrains d’entraînement pour les réunions richement dotées de l’hiver. En tant que parisien, je respecte trop les provinciaux pour médire de ces ploucs.

 

Bref, l’été, l’homme de trot se pèle les miches en attendant de revoir Vincennes.

Ses amis peinent à le reconnaître, lui toujours plein d’entrain dès que les arbres perdent leurs feuilles, hilare tandis que les clochards meurent de froid, vif d’esprit car celui-ci est chauffé par l’étude de la réunion, toujours prêt à danser la polka sur la table quand les autocars bourrés d’enfants glissent sur le verglas et vont s’emplataner… le voilà peine-à-jouir, bande mou et geignard aux premiers rayons de soleil.

L’homme de trot tente alors quelques escarmouches pour retrouver la pêche. Par exemple, il enfile avec tendresse l’imperméable qu’il revêt d’ordinaire pour se rendre à Vincennes, mais il s’aperçoit au regard empreint de pitié de la vendeuse de chichis qu’il a l’air d’un con sur la plage de Kerboullec. La situation demeure sans espoir. L’homme du trot se calfeutre dans sa chambre à coucher, dort en abondance, le temps ne passe pas moins vite mais il y en a moins.

 

Heureusement, les bikinis s’éloignent et l’homme de trot va bientôt pouvoir revêtir sereinement son bleu de chauffe, son imper, il le fait comme ça, pour le fun, ça l’amuse, ça faisait longtemps qu’il n’avait pas ri. Puis son visage devient sévère, c’est qu’il vient de croiser son propre regard dans le miroir et il se dit qu’avec son paletot anthracite, il a la classe. Puis il éclate de rire.

Le voici tout guilleret d’un coup en ce début septembre, il sort de chez lui en furie et chante « Mathilde est revenue » lors de sa promenade vers le kiosque à journaux où il achète sa feuille de turf. Déchaîné, il claque la bise à la voisine du troisième dans l’ascenseur, la retraitée rougit.

 

Notre homme de trot enfile une veste et se rend dans le lieu qui lui a apporté tant de joie, à l’occasion de la magnifique journée de dimanche dernier. Un programme resplendissant. Des chevaux au petit poil luisant lui rappellent par association d’idées le mot « œstrogène ». Des caviars, en veux-tu en voilà, et cette impression de toucher du regard la classe à l’état pur quand il verra JMB triompher dans le critérium des 5 piges, ou bien appréciera la manière qu’a Negre du Digeon d’exploser l’adversité en effectuant une petite sortie du matin, avec le détachement coutumier de ce cheval lorsqu’il part s’acheter, le samedi matin, son journal et ses croissants.

 

Tout à sa joie de retrouver les frimas et sa piste de prédilection, notre homme tente le diable. Il sait ce qui est à peu près certain d’arriver, mais dans un réflexe grégaire, il joue tout ce qui bouge. Offshore à la gagne. Nimrod à la gagne. Manychaille à la gagne. N’importe quoi à la gagne. Si un cheval pomponné se présentait pour faire un heat, il jouerait une gagneuse. L’homme de trot repart plumé… sur le chemin du retour, il songe à ses erreurs… Il s’agit de retrouver les réflexes qui sauvent, les couvertures et tout le tintouin. Oui, se dit-il, l’homme de trot a effectué sa rentrée, il manquait d’un parcours.

 

En rentrant penaud, il retrouve sur le palier la vioque de l’ascenseur, la voisine du troisième. Elle l’attend devant sa porte, fardée, elle-même porte jarretelles sur cuisses flagada et une toque aux couleurs du dernier Motorola F-300. Probablement un artifice pour faire sexy. Notre homme dit d’accord mais c’est 500 euros. Pour se donner du cœur à l’ouvrage, il pense à des trucs mais seule l’odeur de Qualita Bourbon lui revient, ça marche pas terrib’. La vioque déguerpit en lui laissant quand même 50 euros pour l’intention de bien faire, comme des étrennes.

Quand elle est barrée, l’homme de trot allume sa dernière clope et regarde les 50 euros abandonnés sur le guéridon. Il n’est plus qu’un turfiste comme des milliers d’autres à l’heure actuelle : il lui reste l’espoir. Il songe à la réunion de samedi prochain, il se dit que les courses sont une affaire de patience… cet hiver encore, il va devoir renverser des montagnes, que faire avec 50 euros ? Il trouvera bien, il sait comment faire. Il sourit, il tremble.

 

Il regarde sa cigarette, il la reconnaît, c’est la cigarette d’avant l’amour.

 

 

samedi 01 septembre 2007, a 03:55
Hypo saison deux, mieux que "Lost" !!

 

  Cette semaine, je reviendrai aux affaires à l'occasion de la belle réunion de dimanche où je serai présent à Vincennes ! Ca va chauffer !

 

 

 

En attendant le récit que m'inspirera cette journée, je vous livre mes quelques impressions pour dimanche...

 

1. Noodbye Horse a couru niveau groupe I. Contre des ploucs pareils, il devrait se sentir pousser des ailes (petites, car c'est pas trop un gagneur, cf.sa musique). Neorino est l'opposition mais c'est un loufoque.

2. QUALITA BOURBON a l'habitude de courir toute seule. Elle ne sera donc pas dérangée de le faire une fois de plus.

3. OFFSHORE DREAM est un cheval exceptionnel.

Oiseau de Feux a une première (allez, la deuxième) chance s'il part def4. Wait and see.

Opus Viervil est bien utilisé à présent par Gallier.

 

Je pense qu'Orla Fun va prendre la tête, sera relayée par Orlando Sport dans la montée et qu'ils se feront bouffer dans la ligne droite.

Ozio Royal, je le sens pas. Trop fautif.

 

Mon prono > 17.16.15.4.12.8.5

(9,10 et 11 peuvent aussi sortir, je pense me contenter de jouer Offshore GP)

 

4. Pouvant trotter 1'14 sur ce parcours, MANYCHAILLE est capable de rendre son lustre au mot "épatant", galvaudé par l'expression "Ces endives sont épatantes", entendu tout l'été à propos de l'émission Secret Story.

Attention à MARLENA, en cloque et bien engagée, à une cote ce matin de 8/10, ce qui est bon signe chez les Dubois Jr !

5. NEGRE DU DIGEON, en temps ordinaire, devrait pulvériser la concurrence. Mais là, il est annoncé def4 pour la premiere fois donc on peut s'attendre à penser au gouffre de Padirac en constatant la différence au poteau d'arrivée entre ses courtisans et lui.

LOULOU DU LAMEE viendra ensuite...

6. Compliqué car ses "Q" sont fautifs... Le retrait de Quatre Juillet me laisse perplexe (la famille Dubois en folie ?), Quolt des Obeaux peut surprendre, j'en fais aussi un tout bon. S'il y a deux ou trois disqual' en début de parcours, il va jouer sa carte. Si tout le monde se tient comme il faut, il ne va pas bouger car il a une course fermée à 70.000 dans deux semaines. C'est imprévisible... Je passe...

7. Tiens, une course de mardi placée un dimanche. Le Leblanc, Pais de la Frette, régulier. Bof, pas motivant. A Vincennes, en général, je ne joue pas au moment de la septième, c'est le moment de la réunion où je fais traditionnellement le point sur ma réussite du jour, en allant boire du champagne au resto ou bien un mocaccino à 40 centimes à la tirette.

8. NIMROD BOREALIS au-dessus de la mêlée s'il part def4.

KALAHARI (super engagé) et LOURMARIN, c'est chouette aussi. Lontzac et Milord pour toucher un trio et des clous.

9. Opium, timide préféré... je leur vois à tous une chance :(

 

Have a good turf.

lundi 18 juin 2007, a 03:38
Prix du Président du caveau de la République. Succès public mérité pour les duettistes Henry & Paddy (plus bas, extrait de leur spectacle enchanteur)

 



lundi 18 juin 2007, a 03:15
Pourquoi M.Geslin, venir si tôt ? Et non, reprendre, se lover au chaud puis gicler dans le tournant final ou la ligne droite, et ainsi faire honneur à votre impériale jument ?

 



lundi 18 juin 2007, a 03:07
Presentation officielle des nouvelles coiffures de Messieurs Verbeeck, Locqueneux et Guiverva.

 



dimanche 17 juin 2007, a 10:26
Figure 1 : Ricou surpris par la dérobade d'Or Noir Somoza dans le grand steeple. Figure 2 : Jockey Ricou rentre chez lui (cf. caméra cachée ci-dessous). Figure 3 : Jockey Ricou oublie de solliciter Or Noir et se fait passer par Lord Mirande.

 



jeudi 14 juin 2007, a 19:42
Augmentation de seulement 2% du Smic au 1er juillet. Reunion immédiate des cadres du conseil d'administration du PMU pour fêter la hausse modeste de leur chiffre d'affaires.

 



jeudi 14 juin 2007, a 02:49
Seize courses dimanche à Paris-Vincennes, l'après-midi des géants, le matin des nains.

 



Présentation
Le pseudo que j'ai pris est "Hypo".
Je suis le turfiste qui se rend sur les hippos en Ford Taunus. Vous me reconnaissez ?

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commentaire(s)
SE RETIRER DEFINITIVEMENT DE LA VIE HIPPIQUE ? Slipman (14/05/2009 07:15)

Salut Hypo. Dis, il ...

SE RETIRER DEFINITIVEMENT DE LA VIE HIPPIQUE ? Slipman (09/04/2009 21:28)

Tu es un assassin, j...

JOJOBA RoG-94-Le maudit (18/02/2009 09:23)

Hypo accidenté ! ...

JOJOBA gougo (14/02/2009 11:30)

salut hypo, Je vi...

JOJOBA lan29 (13/02/2009 19:43)

salut camarade ...

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