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J'ai vu ma vie défiler très lentement en jeu simple gagnant
vendredi 22 décembre 2006, a 12:17
L'INFRANDICITE
 

  De mystérieux bonshommes font partir Jean-Michel Bazire à 1 euro 10, on n’en revient pas. Un livre se propose de nous faire rentrer dans le cerveau de l’un d’entre eux, il est écrit par Mayeul Caire, journaliste à Libération, son titre est « Gagnant ! », il coûte dix-sept fois 1 euro 10.

 

Somme toutes, très peu de livres prennent pour sujet le turf, quelques allusions chez Philippe Jaenada, Charles Bukowski, le très beau « L’influence de l’argent sur les histoires d’amour » de Christophe Donner (lisez-le, dix euros contre une merveille), point à la ligne.

Le livre de Mayeul Caire, à cheval entre la littérature et le documentaire, fascine non pour ses qualités littéraires (il y en a quelques-unes) mais pour ce qu’il nous donne à découvrir, un millionnaire de l’ombre, passionné et touchant, et c’est du jamais lu. Monsieur X a gagné plusieurs millions d’euros aux courses. Sa stratégie est la suivante : ne jouer que des coups sûrs, et y aller entre 500 et 20.000 euros de mises (évidemment, il ne mise que des sommes qu’il a déjà gagnées, le temps s’est transformé en argent). La différence entre Monsieur X et le péquin moyen qui voudrait l’imiter, c’est que Monsieur X , non content de dénicher de belles bases, a su patiemment se faire respecter des professionnels des courses avec lesquels il est copain comme cochons. Quand Cyrlight, parti à 1 euro 10 il y a quelques mois a fini son parcours dans le lointain, probable que l’argent de Monsieur X est resté bloqué à l’élastique, car M.X savait, initié qu’il est, que Cyrlight boîtillait.

 

Quand certains planquent la thune dans l’Epeda, X nous raconte pratiquement comment lui, jeune adulte, découpait l’intérieur de ses livres pour y ranger ses biftons, au nez et au duvet de sa tante hébergeuse, se faisant bibliothécard plutôt que matelassier. Entouré d’une équipe de coaches (sophrologue, psy, maître-nageur), Monsieur X boxe contre le stress tous azimuts. Il lui faut vivre zen, ce qui tombe bien, il est cardiaque. Et voici le nerf de la guerre du soldat gagnant, ce joueur professionnel : la forme. Impossible d’aller au turf sans être à 100% de ses capacités physiques ou mentales, car diminué, vous confondez crack et chèvre, les grosses mises se transforment alors en mise à pied. On y croise aussi quelques femmes, souvent des infirmières (car notre homme est malade, il souffre d’infrandicite, il ne peut jouer que des cotes à 1 franc 10) qu’il séduit non pas avec son tuyau d’entraînement du journal Week-End, mais approche par quelques signes extérieurs de richesse, puis sa tendresse fait le reste.

 

L’innommé consacre ainsi de longues plages de son récit à quelques chevaux qui ont compté dans sa vie, c’est charmant. Varenne, Bellino II, Ourasi, Tenor de Baune apparaissent alors sous des noms d’emprunt (à l’exception du premier cité, peut-être parce qu’étranger) et couverts de mille baisers. Ce qui passe comme une solution de sagesse (appeler « Bellino II », Rivelito) pour ne pas avoir d’ennuis, me semble une trouvaille littéraire absolument géniale. Car notre homme vit comme un paria. Riche à millions, il se cache pour ne pas éveiller la jalousie des tiers. Et puis quoi, jouer aux courses, n’est-ce pas une activité de loufoque ? Dans le monde comme il va, l’homme qui sélectionne intelligemment les chevaux sur lesquels il va parier recueille les rires de la foule, et le couillon qui boursicote en revendant son portefeuille d’actions Cochonnou fait figure d’homme éclairé. C’est ainsi.

 

La toute fin de l’ouvrage n’est pas très convaincante car va à l’encontre de certains détails narrés dans le reste du bouquin (qui procède par alternances d’anecdotes méthodologiques sur les paris, et de moments circonstanciés et chronologiques de la vie de notre gagnant-mystère), ceci dit, elle ne fait qu’ajouter du flou à l’affaire (et si tout ceci n’avait pas été inventé de A à Z par Mayeul Caire ?), donnant davantage d’incertitude aux contours tracés par l’écrivain qui prend toujours soin de laisser dans l’ombre certains éléments pour rendre la vérité aussi opaque que la prévision d’une arrivée quelconque au moment d’ouvrir le Paris-Turf.

Pour vivre heureux, parions cachés.

 

GAGNANT !, portrait d’un parieur professionnel, de Mayeul Caire, Editions du Rocher.

mardi 19 décembre 2006, a 09:38
PASSER L'HIVER ...
 

   Attention les amis, Vous allez sur tierce-magazine.com, vous rentrez ces 20 noms de chevaux en alertes, et vous jouez dessus tout le meeting, ou indiqué, à chaque fois que vous recevez un e-mail, et après cet été, vous partirez en vacances plus loin ! Ces 20 chevaux m'ont fait forte impression (en live ou sur quiquidia), pas mal de futurs favos mais sûrs, et quelques outs, j'en ai 150 de repertoriés et ceux-là, c'est la crème...

......

Le Liberty, huit fois sur dix dans le tiercé sur 2100. Commence à retrouver ses moyens et passe un bon test mercredi.
Brillait aussi toutes distances avant son long arrêt.

Milord de Melleray, a couru caché dans l'avant-dernière du GNT pour préparer cette course pour laquelle il a été éliminé. Revanche attendue dans le Chateaudun, en fin de mois.

My Love Lady, cinquieme dimanche dernier sans être def, ça veut dire la maison def4 les enfants.

Ninon de Bailly, après vingt disqualifications elle est en énorme retard de gains. Vient de tracer deux bons parcours en retrait, enfin au trot. Ca va tilter cet hiver à 50/1.

Noon de Guez. Grosse pointure de chez Jean-Miche. Va compter plus de 1 qu'autre chose dans sa musique cet hiver (très maigres rapports, faudra trouver le JG...)

Nouba du Saptel. Elle va gagner le prix du Luxembourg.

Nuit Torride. Une pendule placée à l'attelé.

Oakwood du Closet. Il va bientôt gagner au vu de ses trois derniers parcours (ma note à chaque fois)

Obstinée du Réaume. Entendu sur Equidia son entraineur expliquer, après une bonne course en retrait, qu'il la préparait pour un truc au mois de décembre (elle a gagné l'an dernier sur 2700). 20/1 mini.

Oiseau de Feux. Def4, je pense que c'est le meilleur O français.

Opium. Un super Levesque à écraser quand il sera def4 pour la première fois.

Or de Jade. En retard de gains, gagnait tout au monté dans son jeune temps. Vient d'affuter sa préparation à l'attelé en finissant dans le lointain par trois fois.

Oryx des Ternes. Un abonnement à prendre.

Ostar d'Oliverie. Va avoir de beaux engagements cet hiver. Drivé par Vercruysse donc cote intéressante.

Over Head. Encore un gros retard de gains. Super engagement le 25 pour le tandem de Mirage Hawas/Dreux.

Pacha de la Frette. Valeureux guerrier qui m'a semblé avoir pas mal d'argent à prendre encore.

Paddy du Buisson. Doit être vraiment super estimé car Nathalie Henry ne lui a vraiment rien demandé le 10/12. Ou nul.

Paolo Clairchamp. Un vrai cheval de course car il s'est sorti les tripes pour aller rattraper un fuyard au bout de la ligne droite le 10/12.

Pim Quick. Devrait faire partie des tout bons de sa génération (bémol, a déjà gagné lundi, à 11/1)

Pin Up de Houelle. Repérée début mars à Vincennes où j'avais assisté sur l'hippo à d'énormes fluctuations de cote incompréhensibles, avant de voir Nivard la faire fauter sans raison (autre que ce coup fourré). Depuis rien, deux courses de rentrée...

Plenty Herold. Le style de sa dernière victoire en annonce pas mal d'autres.

Papier-crayon !

lundi 18 décembre 2006, a 00:53
JE VOIS MA VIE DEFILER...
 

  Le jeudi 3 février 2005, j’étais dans un rade quelconque affairé à opérer un impressionnant allégement de mon verre d’alcool pression, je tentais de débroussailler le sac de nœuds qui me servait de cerveau et de trouver la force de prendre quelques décisions qui pourraient s’avérer judicieuses, pour mon pays et d’abord (surtout) pour moi.

Il se trouve que ce jour-là, allez savoir pourquoi, mon verre était posé dans un bar pmu et que je me suis mis à observer attentivement une course (il m’arrivait alors de traîner pas mal dans les bars pmu, plus pour l’ambiance que pour le jeu, j’aime sentir la tension et le fauve), dans cette course, un cheval finissait comme une bombe à la corde, un peu comme un cadre qui aurait une envie pressante depuis pas mal de temps, et qui, voyant s’achever la réunion interminable sur les stratégies de vente des biscuits Ferglouton, filerait fissa en direction des toilettes sans serrer la paluche à les collègues.

Je me sentais comme ce cheval, plein d’allant mais enfermé à la corde par tout un tas de Jean-Miche et de gros Jules, je me suis immédiatement pris d’empathie pour lui, j’ai noté son nom en me disant qu’il (donc, je) ne serait pas toujours malheureux.

 

Trois mois plus tard, le samedi 14 mai, mon cheval était de retour sur la cendrée, et il serait déferré de partout comme la première fois où nous nous étions connus. Moi, de mon côté, j’avais décidé que tout cela avait assez duré et je commençais à me délester de tout (argent, famille, profession, appartement), j’avais (il avait) eu l’ouverture à l’entrée de la ligne droite, j’avais passé le peloton en revue, fusillé, transformé les regrets possibles en interdits. On avait gagné à 10/1. Enfin, moi, pas encore complètement, disons que c’était quand même bien parti, on allait pas courir le prix de Paris au mois de mai.

 

Au mois de juillet, je cherchais à me loger sur Paris et tandis que je fabriquais des faux bulletins de salaire (j’étais au rmi) sur Photoshop à cet effet, il s’en allait exploser Kito du Vivier en s’imposant dans le prix de la Haye à Enghien, deferré des postérieurs seulement à 28/1. Et je trouvais un appartement, en digne fils d’Arnaqueur.

 

Puis il y eût une année à accumuler des places d’honneur, pour lui comme pour moi, néanmoins nous étions frères de piste, et je voyais ces échecs s’apparenter aux miens. Je voyais qu’Yves Dreux et Karim Hawas, misant tout sur les qualités de finisseur de leur trotteur s’appliquaient à le faire lambiner puis gicler au final, mais cela dépendait trop des adversaires en face (se trouver derrière des chevaux qui reculaient par exemple). Ils avaient gagné le prix de La Haye car s’étaient retrouvés avec 25 mètres d’avance et dans le dos de Lejacque d’Houlbec qui avait mené tambour battant. Dans le prix de La Haye 2006, ils repartaient en tête, leur adversaire le plus sérieux était King Prestige aux 25 metres, et ils n’avaient qu’à s’occuper de Nuage de Lait. Je jouais la maison, et gagnais.

 

Voilà ce qu’il me fallait pour réussir les objectifs que je me suis fixé (dans ma vie hors-blog, hors-courses…), courir près de la tête mais caché, diesel, sur longues distances, et gicler en me servant de la force de mes compagnons de course. On dirait une recette de manuel débile de guide du management, trouvé à pas cher chez Maxi-Livres, mais en l’occurrence pour moi, ça marche, cette façon de courir.

Mirage du Goutier, c'était moi, et c'est pourquoi quand j'ai commencé ce blog, son nom fut celui du premier trotteur que j'ai cité (c'est lui qui sauve la vie dans l'Hospice Bélingue), en douce.

 

L’empathie était telle que, étant bien fatigué en cette fin d’année et voyant mon champion accumuler les déconvenues et le pressentant dans le même état d’harassement que moi, j’oubliais de regarder froidement la situation.

Mirage du Goutier se présentait au départ de la clôture du GNT au premier poteau, au moment où les choses se présentent plutôt très bien dans ma vie personnelle,  mais j’étais trop crevé pour le voir. Je suis venu à Vincennes et je l’ai joué car je le joue toujours, même si je n’y croyais pas (car trop nase pour bien faire le papier), et dans la ligne droite, avec ce parcours aux petits oignons donné par Yves Dreux, j’ai vu ma vie défiler en jeu simple gagnant.

 

Souvent malheureux, bloqué dans la masse, ralenti par des chevaux sur leurs fins, mais in fine, voilà, je suis le tocard qui gagne à 100/1. Et maintenant ? Si ma vie continue à se confondre avec celle de Mirage, l’an prochain je ferais la monte.

Mirage et moi envisageons donc pour l’avenir à la fois de claquer une belle (le prix de Paris par exemple) et cloquer une belle. Bon.

mardi 12 décembre 2006, a 19:35
POTEAU RENTRANT
 

  A l’échelle d’une journée, le turfiste pense plus de temps à Jean-Michel Bazire qu’à ses gosses. Quand il est au turf (au sens de taf), dans la routine, et qu’il papillonne mentalement, le turfiste se demande s’il a bien fait de jouer trois chevaux en couplé gagnant plutôt que de tenter un champ au quarté +, assez rarement à la place qu’occupe son fils près du radiateur dans la classe d’espagnol, très souvent à celle de JMB dans la sixième s’il a mis des sous dessus. Et depuis que les officines des marchands de journaux sont interdites à nos amis les chiens, le turfiste en charentaises envoie son gosse ramener le Paris-Turf, alors…

 

Tout ça pour dire qu’on s’attache à des gens qu’on ne croisera jamais. Pierre Levesque, à qui je ne serrerai probablement jamais la paluche, me semble plus proche de moi que ma belle-doche. Levesque est un pote, comme Verbeeck, Bazire, Dreux et tutti quanti. Souvent, je bois un coup avec eux, je suis au bar pmu et on parle de la vie qui va, de ce qu’ils vont faire dans la journée. Ils ne sont pas là physiquement, ils ne me répondent pas, et pourtant ils occupent mes pensées tandis que j’essaye d’imaginer les leurs. Je vois leurs noms sur le journal étendu à côté de mon verre, et ça me fait à chaque fois comme une photo envoyée par mon gosse depuis la classe de neige, je pense à eux. A comment ils vont occuper leur journée, ce qu’ils vont faire l’après-midi, ou le soir s’ils courent en nocturne.

 

Bref, c’est comme des potes sauf qu’on peut rien faire pour eux quand c’est qu’ils sont dans le mouron. Le Pierrot L., par exemple, il m’en a payé des coups au bar Gélinotte de Vincennes, et puis là, plus rien. C’est pas qu’il m’en veut, c’est lui qu’est tout chose. Il veut pas me dire ce qu’il a, mais je sens que ça va pas. Il marche à côté de son cheval. Ce gars-là, c’est tout l’or du monde et depuis trois mois, le cours du lingot s’est effondré. Lui qui entraînait de première, visait juste (déferré des quatre, qu’il disait, et je savais que je pouvais commander le caviar), drivait de folie, l’œil et le bon, le voilà qui enchaîne les erreurs tactiques et se met à déferrer à tire-larigot tel le parieur à la rue qui joue tout ce qui bouge dans l’espoir de se refaire. Sans succès.

 

Pierre Levesque, mon pote, on ne se connaît pas, mais je te soutiens comme jamais. Alors, si tu passes dans le coin, cliques à droite sur « envoyer un mail à l’auteur », et je te promets une soirée à réveiller le mort que tu n’es pas, car tu es la vie même. On se fera une soirée « Totale Requinque », on se tapera un kebab dans un boui-boui cafardeux, on boira des mousses éventées dans des troquets où la bienséance n’a jamais mis le pied (et tenus par des pétomanes), on ira voir un film avec Catherine Frot et des 8°6, et après on tentera de se taper des putes borgnes aux lèvres vérolées, je te ramènerai en bagnole de location et pis je crèverai et alors tu rentreras à pinceaux par -10. De retour chez toi, tu te diras que l’existence commune, c’est quand même merdique, ça te fera crac boum (marion) hue dans la tête, et tu te remettras sans effort, sans le vouloir, à ce que tu sais si bien faire.

 

Ces petites choses de rien qu’on tente de faire, nous hommes, tout un chacun, pour rendre l’existence moins stupide. Des gosses près du radiateur pour les uns, et aussi des toiles de maître ou des chevaux de semi-classiques et classiques pour quelques autres, dont toi. L’êveque, t’as la grâce, ça ne se perd pas. Tu n’es qu’un homme, mais tu es de ceux qui font que les autres en sont aussi, c’est pourquoi tu as toute l’estime du créateur et des lecteurs de ce site, écartelés aussi, parfois, entre le sublime et la honte de soi.

On t’aime, grand, et c’est donc pourquoi je t’écris, ami.

 

Vive la Liberty !

mercredi 06 décembre 2006, a 03:24
L'odeur de l'écurie
 

 Suite à un cruel mois de novembre pour les aficionados des pronostics de marabout Hypo (quinté peluche dans l'ordre en quatre chevals, je simple gangnant plassais, retour de l'être aimé, retour de la lettre M, retour de Laure chez Mémé), j'en étais venu à fermer le bal quelques temps.

L'étude des courses du lendemain, même furtive, doit se faire à tête reposée, le papier se saisit comme un bon steak. Et même plus le temps de gratter quelques impressions furtives de mes observations sur champs de courses, puisque je n'en voyais plus un.

 

Tandis que je songeais à reprendre l'écriture de ce journal hivernal en 2007, comptant sur une distraction de mon lecteur, qui n'y verrait que du feu pour peu qu'il se reconnecte dans onze mois, pif paf, vlatipas que je reçois du pmu une lettre qui me parle.

En l'occurrence une invitation à la journée annuelle des Parieurs, ce dimanche qui vient. Le P de PMU signifiant Pari, je me suis d'abord demandé quelques instants à qui étaient consacrés les 364 autres jours de l'année. Puis en lisant le contenu du courrier, posé là sur ma table de petit-déjeuner, entre trois biscottes, les Echos et le magazine d'Axa Assurances, je me suis rendu compte que cette lettre me parlait bien davantage que les divers éléments qui voisinaient avec elle sur ma table.

 

L'invitation gratuite valable pour deux personnes, d'accord, la possibilité d'entrer dans les écuries me semble pas mal, ainsi que celle d'entrer dans une voiture suiveuse (mais pourquoi diable tout cela ne serait-ce donc possible qu'une fois par an, ou par passe-droit ?). Le pmu compte aussi filer des stylos tour de cou (on sait à présent où passe l'argent des différentes cagnottes de quinté non gagné) et, et alors, là, en bas du courrier, je dis oui, chapeau, et même je passe une ligne pour fêter ça...

 

" BON POUR UN VERRE OFFERT à M. Hypo

Offre à valoir sur les bières, vins et sodas des bars : Jamin, Gélinotte et Idéal du Hall de l'Hippodrome Paris-Vincennes lors de la Journée des Parieurs du dimanche 10 décembre 2006."

Le visuel illustrant ce bon étant un verre de binouze (de là à me demander s'ils n'ont pas fait une enquête sur moi). Et là, tout de suite, ça me donne envie de reprendre la route de Joinville.

 

Ce n'est pas forcément la bière, en elle-même, que le fait d'oser écrire qu'une bière est conviviale qui me semble tellement étonnant, parce que banal, et adulte. Là, tout d'un coup, le PMU me semble rompre avec l'hypocrisie qui semble le gagner (à mettre en rapport avec les brochures sur l'addiction au jeu, qui ne sortent pas de nulle part, puisque le seul but poursuivi alors par le PMU est de se mettre ainsi aux normes de la communauté européenne, stricte quant à la protection du consommateur, et de moucher les bookmakers en se présentant comme un monopole responsable).

 

Dimanche, je remettrai donc les bottes, l'imper et le turf sous le bras, pour me noyer dans une foule de parieurs munis de stylo tour de cou pmu. L'affiche est belle puisqu'on devrait y voir Pearl Queen faire sien le critérium des trois ans (dans l'invitation du pmu, on nous dit qu'un cheval d'avenir va être distingué, tu parles Charles, Pearl Queen risque d'être le Macaulay Culkin des trotteurs - l'enfant-star de Maman, j'ai raté l'avion - elle arrache le papier peint dans sa jeunesse mais durer quand t'as été autant exposé, accroche-toi l'ami). La veille, samedi, sera pas mal non plus avec le Bourbonnais. J'y serai certainement itou.

 

Finalement, ce mois de Novembre, soi-disant début de meeting, n'aura été qu'un Apéricube, et j'ai bien la dalle.

Heureusement, ce week-end, on attaque le foie gras et les toasts au hibou.

Levons nos Tourtel ump et portons un toast !

Présentation
Nouveauté, "J'ai vu défiler..." accueille pour la saison 4 un nouveau chroniqueur, l'épatant SAM SPADE DU RIB, alors soyez gentils d'arborer une tenue décente en lisant ses papiers.

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Q n'est pas du poulet (par SAM SPADE DU RIB) M51 (23/11/2009 14:43)

Salut Sam (et hypo ...

Le dos de la miche quolty (22/11/2009 10:21)

Billet plus que symp...

Q n'est pas du poulet (par SAM SPADE DU RIB) grizou (21/11/2009 01:57)

Cher Hypo, J...

Q n'est pas du poulet (par SAM SPADE DU RIB) coquelicot (18/11/2009 00:22)

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Q n'est pas du poulet (par SAM SPADE DU RIB) Ranger94 (17/11/2009 19:47)

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