| jeudi 13 septembre 2007, a 06:19 |
| Prochain article incessamment sous très très peu |
Que fait Jean-Michel Bazire entre deux courses ?
C'est scandaleux, il joue aux courses !
Ci-dessus, vous le voyez tendu au moment de toucher Dubois.
(photo issue d'un site de fan :
aline-jmb.skyblog.com) |
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| jeudi 06 septembre 2007, a 14:51 |
| CESSER DE PERDRE EN MOINS DE CINQ JOURS |
Ceci est la retranscription d’une conférence donnée hier par Maître Hypo, devant 400 turfistes, sous le chapiteau des Marins Dodus, à Guingamp, lors de la journée inaugurale de sa tournée nationale « Le plan pour arrêter de perdre en moins de cinq jours ». Ouvrons les guillemets.
« Mesdames, mesdemoiselles, turfistes, bonsoir.
Vous êtes venu ce soir parce que vous en avez marre de perdre. Bien. C’est un bon début. D’emblée, je vous rassure : arrêter de perdre, c’est facile.
Posez-vous les questions suivantes... Quand avez-vous commencé à perdre ? Pourquoi ? Souvent, depuis votre plus tendre enfance de parieur, vous vous êtes habitué à perdre. Vous avez observé vos parents qui perdaient tous les dimanches, et vous vous êtes dit, adolescent, moi aussi je veux devenir adulte, moi aussi je veux perdre !
Et c’est ainsi, sans se méfier du loup qui attend au coin du bois, qu’on valide son premier ticket perdant, puis le second, etc.
Oui, au début, c’est dur, on crapote, on se dit que ce n’est pas raisonnable, et puis ça coûte de l’argent…
Mais on s’accroche ! Pour imiter les copains qu’ont la classe avec leur Bilto, et on s’habitue à la jérémiade... ah, il m'en manque un... ah, c'est pas de chance... En vérité, échec est le nom d’un aigle.
Et cet aigle, ah, je vais vous le dire au risque d’en blesser certains… cet aigle, ah… on se sent bien au chaud dans sa serre comme une tranche de pain dans son toaster ! PARFAITEMENT !
Soyez beaux joueurs, les mecs, vous aimez perdre, sinon vous ne valideriez pas autant de tickets déjà perdants.
Ce qu’il vous faut, c’est tromper l’habitude. Et pour commencer, vous allez faire quelque chose qui sera une première pour vous. Ensemble, ce soir, à Guingamp, vous allez répéter en boucle « Je dois perdre l’habitude de perdre, je dois perdre l’habitude de perdre, l’habitude de perdre comme le parieur lambda ». Allez-y ! »
Docile, le public répète le mantra en boucle. Une certaine transe gagne les rangs.
Hypo avale une gorgée d’eau, puis, galvanisé par la foule derviche, quitte son pupitre pour arpenter la scène, micro en main.
« Tel le fumeur qui allume sa dixième clope de la journée sans crier gare, le parieur lambda valide son sixième quinté de la semaine par réflexe. Le quinté, le quarté, le multi, sont des démons créés par le PMU pour vous habituer à perdre (la salle applaudit, quelques « Bélingue, rendez l’argent ! » fusent, suivis de chuchotements : « Tu vois quoi, toi, demain dans le quinté ? »).
Hypo reprend :
« Le parieur regarde les partants de la cinquième, il voit que le favori est imbattable, car il a déjà battu dix fois l’adversité qui lui est encore proposée ce jour. Le parieur tente alors quatre chevaux en couplé gagnant, histoire d’être certain de foirer trois des six combinaisons de son ticket.
Le parieur se dit qu’il ne va quand même pas jouer ce favori gagnant sec pour gagner des queues de cerise. Il préfère faire une longue et perdre au moins la moitié des sommes qu’il jouera, en se disant qu’il est passé à côté du gros lot.
Le parieur est un homme pressé. Plutôt que de se donner trois mois pour multiplier son fonds de roulement par 10 en jouant serré, il préfère perdre son fonds tous les mois en jouant n’importe comment tous les jours. Et oui, voilà ce qui ne va pas dans ce pays ! »
Applaudissements. La main d’une jolie femme se lève : « Monsieur, peut-on dire que le parieur est un éjaculateur précoce ? ». Eclats de rire dans la salle. Maître Hypo se compose la face la plus sérieuse du monde, à moins qu’il ne le soit vraiment. En tout cas, sa voix semble plus dure que l’acier le plus froid.
« Non, car le turf est une activité onaniste. Si vous observez attentivement les gradins d’Auteuil, vous reconnaîtrez mille bonshommes se paluchant. La preuve en est que le turfiste préfère garder pour lui son tuyau que de le filer à une âme en peine. »
Eclats de rire. Certaines personnes de l’assistance sont évacuées par civière.
« Mais vous avez en partie raison, ma jolie, c’est parce que le turf est une activité onaniste que le parieur est dans 99% des cas un perdant. Il connaît le lieu de son plaisir. Son plaisir, mon petit chat, c’est imaginer qu’il va gagner, et non le fait de gagner.
Vous par exemple, mon beau palet breton, z’avez l’air bien mimi, autour de vous des mecs se disent qu’ils aimeraient bien, éventuellement, enfin voyez… mais très peu d’entre eux vont vraiment tenter de vous séduire. L’imaginaire leur suffit.
Ainsi, le parieur est capable de valider un champ-trio pour 30 euros autour d’une base spéculative sur laquelle il ne serait jamais prêt à mettre 30 euros à la place. Il prend les choses à l’envers. Il considère l’imaginaire (le rapport de son trio de fou) au lieu de considérer le réel (il a 95% de chances de perdre 30 euros ; mais il ne veut pas le voir).
Pire ! (Maître Hypo devient violet) Il parie la même somme ET sur une certitude ET sur un couplé pourri ! Parfaitement ! En conséquence, son fonds de roulement ne décolle jamais (Hypo demande un verre d’eau). Normalement, il faut jouer au minimum 5 mises sur votre certitude, et 1 sur le couplé pourri. (Hypo considère tristement son verre d'eau et demande du Ricard) Eh oui, aimez-vous, le PMU vous le rendra ! »
On entend des sifflements. Une ondulation parcourt le public, comme un seul homme. Certains turfistes, gênés, se reconnaissent dans le comportement décrit par le maître. Une voix hurle « Raël, salaud ! ».
Le trublion est aussitôt saisi par des vigiles.
« Vous savez, reprend le Maître sur le ton de la confidence… je suis encore moi-même parfois ce parieur habitué à perdre. Je travaille sur moi-même mais ça me reprend parfois… Ce qui fait de moi un winner qui roule en Ford Taunus, c’est le fonds de roulement dont je dispose. Tant que je peux parier beaucoup plus sur une certitude, un favo à 1.7, que sur un coup incertain… tout va bien… »
Harassée par une journée de travail mal payée (la plupart des parieurs présents dans la salle payent le PMU au SMIC en lui refilant 8,50 euros par heure), l’assistance n’a rien compris aux dernières paroles pontifiantes du gourou.
Profitant des relâchements de la foule, la jeune femme se fraye un passage et s’approche du Maître pour lui glisser quelques mots à l’oreille, apparemment il lui a répondu par une bonne blague puisque les deux ont l’air ravis. Et les voilà qui s’apprêtent à quitter la salle bras-dessus bras-dessous !
Grondements sous le chapiteau !
L'organisateur de la soirée s’approche stupéfait du couple nouvellement formé, et interpelle Hypo pour lui demander s’il va lui faire le plaisir de finir sa conférence. Celui-ci rétorque en souriant, l’élégante à ses côtés :
Ah, non ! J’ai gagné, j’arrête pour aujourd’hui.
Hypo quitte le chapiteau, sous les huées, direction la studette de la guingampaise mimi.
Parmi les insultes proférées à l’encontre de notre homme, l’une d’elles révèle tout son sens. Matelassier.
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| mercredi 05 septembre 2007, a 19:26 |
| CE SOIR, CONFERENCE ! |
Ce soir, les habitants de la ville de Guingamp sont invités à se rendre sous le chapiteau des Marins Dodus, dans le quartier de la Chôme, pour assister à une conférence de Maître Hypo sur le thème :
"Comment arrêter de perdre en moins de cinq jours".
L'intégralité de cette conférence sera publiée ce jeudi 6 septembre sur le blog : "J'ai vu défiler..."
A demain ! |
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| mercredi 05 septembre 2007, a 16:04 |
| Mathilde est revenue |
L'été, l'homme de trot s'emmerde. Par-dessus le marché, l'été déboule pour cet homme avec les giboulées. En mars, tandis que le salarié entrevoit les bienfaits de vacances en club Med’, songe aux peaux dénudées, aux collés-serrés avec Bobonne sur lambada et gambadou, l'homme de trot a pour tout horizon un relief aussi riche en rebondissements que la perspective offerte par une piste plate.
Parier à Cabourg, c'est perdre sa chemise pendant que sur le podium, une chanteuse vous invite à la joie "sans chemise ni pantalon".
La possibilité de jouer à Cabourg devrait persuader les plus agnostiques d'entre nous de l'existence du diable.
Parier à Enghien, c’est observer de près le modèle des champions car cet hippodrome dispose d’un rond de présentation. Puis vérifier le théorème de Jean-François Biglosse : tout athlète équin présenté sur la piste d’Enghien se transforme irrémédiablement en crotte de stylo Bic encre noire. Suivre correctement une course y est en effet impossible sans l’apport de lunettes triple foyer, la piste de galop étant située entre celle de trot et les tribunes.
Je passe sur les petits hippodromes de province qui ne servent souvent que de terrains d’entraînement pour les réunions richement dotées de l’hiver. En tant que parisien, je respecte trop les provinciaux pour médire de ces ploucs.
Bref, l’été, l’homme de trot se pèle les miches en attendant de revoir Vincennes.
Ses amis peinent à le reconnaître, lui toujours plein d’entrain dès que les arbres perdent leurs feuilles, hilare tandis que les clochards meurent de froid, vif d’esprit car celui-ci est chauffé par l’étude de la réunion, toujours prêt à danser la polka sur la table quand les autocars bourrés d’enfants glissent sur le verglas et vont s’emplataner… le voilà peine-à-jouir, bande mou et geignard aux premiers rayons de soleil.
L’homme de trot tente alors quelques escarmouches pour retrouver la pêche. Par exemple, il enfile avec tendresse l’imperméable qu’il revêt d’ordinaire pour se rendre à Vincennes, mais il s’aperçoit au regard empreint de pitié de la vendeuse de chichis qu’il a l’air d’un con sur la plage de Kerboullec. La situation demeure sans espoir. L’homme du trot se calfeutre dans sa chambre à coucher, dort en abondance, le temps ne passe pas moins vite mais il y en a moins.
Heureusement, les bikinis s’éloignent et l’homme de trot va bientôt pouvoir revêtir sereinement son bleu de chauffe, son imper, il le fait comme ça, pour le fun, ça l’amuse, ça faisait longtemps qu’il n’avait pas ri. Puis son visage devient sévère, c’est qu’il vient de croiser son propre regard dans le miroir et il se dit qu’avec son paletot anthracite, il a la classe. Puis il éclate de rire.
Le voici tout guilleret d’un coup en ce début septembre, il sort de chez lui en furie et chante « Mathilde est revenue » lors de sa promenade vers le kiosque à journaux où il achète sa feuille de turf. Déchaîné, il claque la bise à la voisine du troisième dans l’ascenseur, la retraitée rougit.
Notre homme de trot enfile une veste et se rend dans le lieu qui lui a apporté tant de joie, à l’occasion de la magnifique journée de dimanche dernier. Un programme resplendissant. Des chevaux au petit poil luisant lui rappellent par association d’idées le mot « œstrogène ». Des caviars, en veux-tu en voilà, et cette impression de toucher du regard la classe à l’état pur quand il verra JMB triompher dans le critérium des 5 piges, ou bien appréciera la manière qu’a Negre du Digeon d’exploser l’adversité en effectuant une petite sortie du matin, avec le détachement coutumier de ce cheval lorsqu’il part s’acheter, le samedi matin, son journal et ses croissants.
Tout à sa joie de retrouver les frimas et sa piste de prédilection, notre homme tente le diable. Il sait ce qui est à peu près certain d’arriver, mais dans un réflexe grégaire, il joue tout ce qui bouge. Offshore à la gagne. Nimrod à la gagne. Manychaille à la gagne. N’importe quoi à la gagne. Si un cheval pomponné se présentait pour faire un heat, il jouerait une gagneuse. L’homme de trot repart plumé… sur le chemin du retour, il songe à ses erreurs… Il s’agit de retrouver les réflexes qui sauvent, les couvertures et tout le tintouin. Oui, se dit-il, l’homme de trot a effectué sa rentrée, il manquait d’un parcours.
En rentrant penaud, il retrouve sur le palier la vioque de l’ascenseur, la voisine du troisième. Elle l’attend devant sa porte, fardée, elle-même porte jarretelles sur cuisses flagada et une toque aux couleurs du dernier Motorola F-300. Probablement un artifice pour faire sexy. Notre homme dit d’accord mais c’est 500 euros. Pour se donner du cœur à l’ouvrage, il pense à des trucs mais seule l’odeur de Qualita Bourbon lui revient, ça marche pas terrib’. La vioque déguerpit en lui laissant quand même 50 euros pour l’intention de bien faire, comme des étrennes.
Quand elle est barrée, l’homme de trot allume sa dernière clope et regarde les 50 euros abandonnés sur le guéridon. Il n’est plus qu’un turfiste comme des milliers d’autres à l’heure actuelle : il lui reste l’espoir. Il songe à la réunion de samedi prochain, il se dit que les courses sont une affaire de patience… cet hiver encore, il va devoir renverser des montagnes, que faire avec 50 euros ? Il trouvera bien, il sait comment faire. Il sourit, il tremble.
Il regarde sa cigarette, il la reconnaît, c’est la cigarette d’avant l’amour.
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| samedi 01 septembre 2007, a 03:55 |
| Hypo saison deux, mieux que "Lost" !! |
Cette semaine, je reviendrai aux affaires à l'occasion de la belle réunion de dimanche où je serai présent à Vincennes ! Ca va chauffer !
En attendant le récit que m'inspirera cette journée, je vous livre mes quelques impressions pour dimanche...
1. Noodbye Horse a couru niveau groupe I. Contre des ploucs pareils, il devrait se sentir pousser des ailes (petites, car c'est pas trop un gagneur, cf.sa musique). Neorino est l'opposition mais c'est un loufoque.
2. QUALITA BOURBON a l'habitude de courir toute seule. Elle ne sera donc pas dérangée de le faire une fois de plus.
3. OFFSHORE DREAM est un cheval exceptionnel.
Oiseau de Feux a une première (allez, la deuxième) chance s'il part def4. Wait and see.
Opus Viervil est bien utilisé à présent par Gallier.
Je pense qu'Orla Fun va prendre la tête, sera relayée par Orlando Sport dans la montée et qu'ils se feront bouffer dans la ligne droite.
Ozio Royal, je le sens pas. Trop fautif.
Mon prono > 17.16.15.4.12.8.5
(9,10 et 11 peuvent aussi sortir, je pense me contenter de jouer Offshore GP)
4. Pouvant trotter 1'14 sur ce parcours, MANYCHAILLE est capable de rendre son lustre au mot "épatant", galvaudé par l'expression "Ces endives sont épatantes", entendu tout l'été à propos de l'émission Secret Story.
Attention à MARLENA, en cloque et bien engagée, à une cote ce matin de 8/10, ce qui est bon signe chez les Dubois Jr !
5. NEGRE DU DIGEON, en temps ordinaire, devrait pulvériser la concurrence. Mais là, il est annoncé def4 pour la premiere fois donc on peut s'attendre à penser au gouffre de Padirac en constatant la différence au poteau d'arrivée entre ses courtisans et lui.
LOULOU DU LAMEE viendra ensuite...
6. Compliqué car ses "Q" sont fautifs... Le retrait de Quatre Juillet me laisse perplexe (la famille Dubois en folie ?), Quolt des Obeaux peut surprendre, j'en fais aussi un tout bon. S'il y a deux ou trois disqual' en début de parcours, il va jouer sa carte. Si tout le monde se tient comme il faut, il ne va pas bouger car il a une course fermée à 70.000 dans deux semaines. C'est imprévisible... Je passe...
7. Tiens, une course de mardi placée un dimanche. Le Leblanc, Pais de la Frette, régulier. Bof, pas motivant. A Vincennes, en général, je ne joue pas au moment de la septième, c'est le moment de la réunion où je fais traditionnellement le point sur ma réussite du jour, en allant boire du champagne au resto ou bien un mocaccino à 40 centimes à la tirette.
8. NIMROD BOREALIS au-dessus de la mêlée s'il part def4.
KALAHARI (super engagé) et LOURMARIN, c'est chouette aussi. Lontzac et Milord pour toucher un trio et des clous.
9. Opium, timide préféré... je leur vois à tous une chance :(
Have a good turf. |
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