| lundi 26 janvier 2009, a 12:05 |
| CALIGULA & SES SOEURS |
Les champions de Pierre Levesque ne peuvent pas se blairer, paraît-il, normal… Offshore Dream décline sur le mode chevalin la figure du métrosexuel, soit le jeune homme, et donc aussi la jeune fille. Il est doux, effacé, a le torse épilé, et se pomponne pour sortir en boîte une ou deux fois l'an, autour du 31 janvier. Meaulnes du Corta, au contraire, incarne l'hétéro perdu, le bourru, la rock star. Le champion impétueux prêt à exploser à tout moment, le romantique, le souffreteux aussi (à 9 ans, il n'a couru que 51 fois !).
Profitant d'une absence totale de faux départ, se marrant dans sa barbe de trois jours pendant que Laurent Bruneteau tentait de persuader le public de faire la ola, Meaulnes du Corta n'a cette fois pas perdu son influx et s'est imposé comme le meilleur cheval d'âge européen. Sans un pli. Il les a fusillé. Puis il a regagné son hôtel, pris de la coke, baisé deux putes, pété le climatiseur de sa chambre, vomi sur la moquette, et mêlé le contenu de ses capotes dans le flacon de bain moussant « Fleur d'acacia » de sa baignoire à deux places.
De son côté, Offshore a pris un bain pour se détendre dans lequel il a versé de la fleur d'acacia que son voisin de palier lui avait prêté, puis il a commandé un massage ayurvédique aux huiles essentielles, avant de commander un club sandouiche et une grande salade aux tomates-cerise. Il s'est couché vers 21 heures en regardant une émission d'Arlette Chabot sur TV5.
Si Pierre Levesque mérite le blase de « professeur » de par sa science de l'entraînement, de l'engagement, sa façon de driver (il est aussi « l'ajusteur »), pas étonnant qu'Offshore Dream soit son cheval de cœur. Offshore Dream, bien que façonné par Jean-Philippe Borodajko, a explosé dans les cours particuliers du Professeur. Meaulnes, lui, représente la classe pure et méchante, il refuse donc d'aller en classe. Même en course, il empiète sur les piquets, rien à branler, les commissaires font les taiseux, froussards à l'idée de se faire casser la gueule par ce cinglé.
Derrière Meaulnes et sa testostérone en folie, sa pure masculinité déclinée équidé, on retrouve (de façon inattendue pour moi, j'avais massacré Olga et Meaulnes à la gagne et ajouté Opal en CG) les trois danseuses : Nouba du Saptel, Qualita Bourbon et Olga du Biwetz.
La ligne droite de Nouba du Saptel donne le frisson à la revision sur youtube, Yves Dreux a le très bon parcours, un peu comme celui qu'il a donné à Mirage du Goutier dans le GNT, mais le cauchemar n'est pas loin quand devant Oiseau de Feux rend les armes, mais soudain ça s'ouvre un poil, et la jument envoie comme à ses meilleurs jours, totalement retrouvée, dans le plus pur style de ses fameuses accélérations, avec décontraction et grâce. Tout cela est magnifique. Bravo à Geslin qui a réussi à rendre son moral à une jument qu'on croyait cramée. Et que dire de Qualita, sinon qu'elle est le pendant au féminin de Meaulnes du Corta, la Amy Winehouse du trot français ?
Olga du Biwetz, enfin, confirme qu'elle était meilleure ce jour qu'Opal Viking, Exploit Caf, et tout le toutim. Jos se prend une vague à la sortie du tournant, qui lui fait perdre un peu de temps, et la jument n'a pas le temps de trouver son action. Qu'importe. Plastiquement, le podium Meaulnes du Corta, Nouba du Saptel, Qualita Bourbon ne manque pas d'allures, c'est le podium de l'écorché et des pasionarias. Un podium de foutraques (Nivard, Dreux et Le Papet, ça aussi, c'est très chouette) qui fait la part belle aux fortes têtes.
En vérifiant l'orthographe de pasionaria, je tombe sur cette citation attribuée à la résistante espagnole Dolorès Ibarruri Gomez, « Mieux vaut mourir debout que vivre à genoux ». Ce podium est de ceux qui nous aident à vivre debout.
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| vendredi 23 janvier 2009, a 00:37 |
| 3615 OLGA (8 euros/1 la minute) |
Ca y est, dix-huit guerriers, sans fers au bout des rangers, sont sur les rangs. Je n'ai pas souvenir d'une édition plus excitante. Au petit jeu des pronostics, j'abats la carte Olga, et aussi, histoire de faire un peu blog quand même, je mange actuellement un Pépito.
Sébastien Guarato réalise un meeting exceptionnel, en regard de son effectif, les meilleurs éléments de son écurie ont studieusement fait leurs devoirs (Quitus du Mexique, Rocket du Closet, Quido du Goutier, Olga du Biwetz ont TOUS gagné leur groupe 2). Le monde peut bien s'écrouler, Guarato fait rentrer ses coups francs.
Olga du Biwetz est probablement la jument la plus rapide du peloton français (même si les chronos de cet hiver indiquent que le plus rapide sur un bout est Quitus du Mexique, mais de toute façon les deux vont ensemble à l'entraînement, et Olga est un petit peu devant), or, il ne faut pas être devin pour annoncer que vu le plateau, on aura droit à une course à la mort. Donc, on doit s'attendre à voir des chevaux finir sur les autres, et d'autres piégés. A ce compte-là, un qui va être bien vacciné, c'est l'ami Jos, piégé en dernier lieu derrière Popinée de Timbia, et qui n'a pu que regarder passer le wagon de trois (Offshore/Meaulnes), ébaubi comme lorsqu'un type parti siroter un mocaccino sur le parking de l'aire de l'autoroute de Chabert-sur-Loup en laissant les clefs sur le contact, promet qu'on ne l'y reprendra plus quand il voit sa propre Twingo s'enfuyant sur la voie d'accélération.
Et Jos n'a pas de Twingo. Il a OLGA DU BIWETZ (cf. notre document photographique, authentique, et pris sous la lune, Olga étant un cheval-garou) que je tiens comme l'autre vraie certitude de cet hiver (avec la vista Guarato, donc). Vainqueur de la première prépa, deuxième dans la deuxième d'un Magnificent qui aura laissé son coeur pour le Cornulier, et troisième dans la troisième, celle du coup de la Twingo avec sur la lunette arrière l'autocollant vintage "Europe Stop, salut c'est Max Meynier", que veux-tu de plus, Camélia ? (oui, j'ai donné un prénom de femme à mon Pépito)
Enfin, de même qu'il y a deux ans, il y avait un air de famille entre les victoires d'Offshore Dream & One du Rib (voir même l'année suivante, un ennui poli liant les victoires d'Offshore et de Magnificent)... je trouverais assez amusant de voir triompher une semaine après la courageuse Malakite, l'autre pendule de l'hiver. Avec dans les deux cas, des pilotes pas vraiment épargnés par la vie, mais vraiment très talentueux. C'est une lapalissade, mais ce qui tenaille le turfiste, c'est la sensation qu'aux courses on peut renverser son destin.
Comme Céline, Jos n'a pas le sien en main.
Un parcours chaotique, fatalement, avec Meaulnes et Paris Haufor, le bouillant Duvaldestin (Qualmio de Vandel, un tout bon ! mais Thierry s'emporte trop souvent en groupe 1), le Papet avec sa Maserati intenable, les Souloy qui cette année s'y mettent à quatre pour leur fameux numéro du wagon de trois... une course imprévisible s'annonce. On en a les chocottes.
Alors Jos aura-t-il le bon parcours, l'aura-t-il pas ? Gagnera, gagnera pas... bah...
Seule certitude : dimanche, à 17heures, on aura sous la peau, les nerfs si tricotés que seule paraîtra claire l'idée que l'investiture d'Obama, finalement, hein, bon... et dans ma main fond Camélia.
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| samedi 10 janvier 2009, a 01:10 |
| EN ATTENDANT LE PENO |

Décor : Un bar PMU Personnages : Au nombre de deux. Estragon et Vladimir, deux clodos.
Sur la scène, les deux cloches, Estragon et Vladimir courent à pas chassés. Derrière eux, une télévision perchée diffuse Equidia, sans son. Ils s'agenouillent soudain devant elle, mais en regardant vers le public.
Estragon. TIens, salut Vlad' Vladimir. Estra ? C'est toi ? Estragon. C'est estra ! Vladimir. Dieu court dans quelle course ? Estragon. Sais pas. Vladimir. Rabattons-nous sur JMB. Estragon. JMB ? Tu sais que personne ne doit écrire son nom, c'est comme l'aut'là... Vladimir (l'interrompant). Tu sens bon. Estragon. J'en ai marre de JMB ! Marre. Marre. Marre ! Il m'a tout pris. Je l'ai attendu. Encore attendu. Résultat j'ai même dû vendre ma montre. Depuis ça va mieux. Vladimir. Mais... tu crois en JMB ? Estragon. Bien sûr. Tous les hommes ont besoin de croire. A la gauche. A l'amour. Au commerce équitable. En eux-mêmes. Alors pourquoi pas en JMB ? Vladimir. Moi, je crois en Souloy. Tu me diras, autant croire en JMB en ce moment mais je l'ai vu à la télé, le Fabrice. Il s'est fait des mèches, là, ça va repartir. Forcément, avec des mèches. Gros de classe, là. Estragon. Pas bon signe, ça, il doit se faire des cheveux blancs. Vladimir. Ah ça, à force de croire lui aussi en JMB. Estragon (l'interrompant). T'as de super fringues. Agnès B ? Vladimir. Claude O. Estragon (reprenant, semblant convaincu). Hola. J'ai une vision... imagines que ce soit JMB qui croit un peu trop en Souloy, genre Jésus sur la croix, tranquille, ça pique un peu mais tranquille. Vladimir. Tu blasphèmes. Estragon. J'invente. Je suppute. C'est les mystères cachés, ça, mon prince. JMB. Souloy. On sait même pas s'ils existent, s'ils étaient vrais on les verrait de temps en temps en une de Closer, non ? Vladimir. Arrête de blasphèmer, te dis-je. Estragon. Tu l'as vu, l'autre jour, crucifié par Polenska, au sulky de Punch de Chenu. Vladimir. Qui ça ? Jésus ? Estragon. Non, De Jésus, il avait Pocono Jet. Vladimir. Ah, ok. Bon, en faisant la manche, j'ai récupéré deux euros. J'hésite. Un sandouiche ou JMB. Estragon. JMB. Placé. Ca te payera Télé Z. Vladimir. Je joue pas aux courses pour me payer Télé Z. Estragon. T'es comme ma belle-soeur, toi. Depuis qu'elle a touché un quarté plus, elle s'est abonné à Télé 2.
Les deux compères décident de jouer JMB. La course passe. Le temps passe. JMB court encore.
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| lundi 05 janvier 2009, a 00:30 |
| Docteur Podium, votre courrier ! ... Oui, j'arrive, Evelyne. |
" Une bonne information est-elle forcément cachée ? " me demande Roger (désolé, cher RoG, mais je ne tiens pas à écrire jeune), du 9-4. Ce bon lecteur faisait allusion, dans un commentaire à l'article "L'argent des courses", aux papys de pmu qui planquent leurs tickets aussi bien que les annotations griffonnées dans leurs journaux, comme si un aigle allait s'en emparer. Votre question, Roger, j'y réponds franchement, sans prendre de gants, ni peur d'y aller, vous pouvez me faire confiance, je ne suis pas du genre à me défiler.
Passons à présent à autre chose.
Il ne faut pas avoir peur de dire sur qui on s'apprête à parier, pourquoi donc ? Parce que dans ce cas, on est sûr de son fait. Une information, une intuition que l'on tait, on en a honte.
Roger, j'étais à Vincennes ce dimanche, et je sais que ce foal en survêtement jaune poussin qui gambadait à tout va dans le hall en lançant à la cantonnade avant la cinquième "Malakite, Malakite" tout en dansant le merengué, c'était vous. Alors certes vous avez perdu, mais sans honte, battu par une Nouba Turgot injouable, alors ok, oui mon vieux vous êtes grillé au Temple pour cinq ans, mais vous avez bien joué.
Tous les autres tickets que vous avez effectué dans le silence, en revanche, ont été perdants ou ont abouti à somme nulle. Mais ceux-là, vous ne m'en parlez pas, Roger. Curieux, non ? Et pour cause... je vais vous dire, vous y croyiez à moitié, vous les avez fait au p'tit bonheur, avec des si... vous les avez validés en turf-addict... alors vous nous les avez caché, en pervers polymorphe...
Si les vieux vous ont eux-mêmes caché leurs journaux et griffonnages, c'est parce que ces grands sages ont voulu vous renvoyer l'image d'un chapardeur de numéros à la dérobée, ils se sont noircis les mains et décuplé le lumbago pour votre bien, mon pote. Ils voulaient juste vous entendre leur dire "je crois en ceci"...
La foi est ce qui sépare le turfiste gagnant du turfiste vivotant. Il faut l'encourager, au risque du ridicule. Il faut gagner ou perdre, déjà au guichet. L'argent suivra. J'explicite.
Voici la méthode que j'éprouve personnellement depuis maintenant quatre ans : quand vous vous rendez sur un hippodrome ou au bar PMU, choisissez systématiquement pour valider et encaisser vos jeux, le guichet tenu par la personne du sexe opposé qui vous semble la plus sensas'. Celle devant qui vous ne voudriez absolument pas passer pour un kéké.
Et hop, vous voilà en chasse, vos sens sont en mode éveil, et alors là mon p'tit pote, fini les quintés en 7 et les gagnants au p'tit bonheur la chance, car vous ne pourrez supporter la honte de vous mettre minable (soit dit en passant, la mythomanie des turfistes vient de là, de même que l'autre versant qui consiste à croire qu'il n'y a que des perdants), vous allez sans le réaliser passer les tickets auxquels vous croyez vraiment, et juste ceux-là.
Voilà. Gagner aux courses, c'est pas plus compliqué. On dit que les filles sont attirées par les hommes fortunés, c'est l'inverse qui est d'abord vrai, puis vient la fortune. Les gens qui me laissent des chouettes commentaires font un effort, ils n'écrivent pas ce qui leur passe la tête (j'ai parfois des "Bazir encullet", le genre forum de geny... mais c'est une minorité), y a du style. Il faut parier comme ça. En se disant que si on se loupe, le ciel va nous tomber sur la tête.
Choisissez la plus jolie du guichet et tout va s'aligner. Adieu les tickets qui n'en valent pas la chandelle et le céleri à volonté chez Flunch. A vous la pure winne, les dîners aux chandelles sur bateau-mouche, et les p'tites mémées ! La seule chose qui vous manquera alors, c'est que j'ai répondu à votre question, c'est tout ! Heureux homme que vous êtes !
Bien à vous,
Docteur Podium
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| vendredi 02 janvier 2009, a 00:06 |
| L'argent des courses |
Cet après-midi, Zöé, ma guichetière préférée à Paris-Vincennes, m'a remis quelques billets verts suite à la victoire de QUEEN D'ARRY (recommandé ci-contre). Tout à ma joie, je lui en dédicaçais un, ce qui le transformait d'ailleurs illico en billet violet. Puis je décidais sur un coup de tête de revenir chez moi en taxi afin d'y feuilleter en père peinard le supplément des Echos consacré aux Mulryan.
Mon geste généreux était-il celui d'un fou ? Christophe Donner assure que le turfiste ne doit jamais rien laisser, car il doit venir sur le champ afin de prendre du fric, non d'en dilapider. Il ne déconne pas sur le sujet, l'ami Donner... l'autre jour je l'ai croisé au bar Le Paddock, il venait de toucher un 2sur4 Bazire-Levesque par trois euros, et néanmoins il m'a laissé payer seul ma bouteille de Veuve Cliquot.
J'appelle ça de la pingrerie.
Autant je rechigne à laisser partir un billet sur une non-chance, ayant l'impression de m'amputer, autant une fois que la journée est faite, je me sens capable de n'importe quoi, et d'en faire profiter qui me plaît. Le gain aux courses, même s'il est le fruit d'un travail, a toujours pour moi une certaine grâce. Je l'apprécie d'autant qu'il me donne l'impression de ne pas être mien. Chez moi, l'hiver, les billets verts, jaunes et violets dorment dans une tasse aux armes du GNT, sur le frigo, ce n'est que du papier...
Gagner apporte une vraie joie gratifiante, supérieure au gain. Quand vous gagnez, c'est que vous avez été le meilleur. Ensuite c'est la déprime, vous regardez vos billets verts ou jaunes, en vous demandant ce que vous allez pouvoir consommer avec. Alors vous n'êtes plus qu'un bourgeois médiocre. Tandis que si vous laissez vos billets vivre leur vie, vous payer l'ordinaire et quelques extras, il me semble que vous vivez une existence plus intéressante, vous êtes davantage ouvert au monde.
Tenez, samedi dernier, j'avais emmené Rémi, mon neveu (un musicien original et talentueux), au champ car il voulait me voir jouer l'équivalent de son RMI sur Oyonnax (qui gagna à 5.7).
En le raccompagnant à sa chambre de bonne dans le XIXeme, nous passâmes devant un kiosque à journaux, où en bonne place figurait une affichette pour "Pif Gadget" qui resplendissait entre des unes de magazines de voyage et de porno.
Et là, il me dit : "tonton hypo, tu sais, j'ai des problèmes de fric, la vie c'est dur pour moi en ce moment... alors ben, je sais pas trop comment te le demander, c'est délicat, mais...". Et bien, figurez-vous que je ne lui ai pas laissé le temps de finir sa phrase, et qu'en toute générosité, j'ai couru au kiosque afin de lui acheter son Pif.
Qui osera, après ça, encore dire que nous, turfistes, sommes une calamité pour nos proches ?
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| Présentation |  Depuis le 18 août et pendant tout le mini-meeting d'été, suivez les aventures du turfiste blogger "Maître Hypo", sa compagne "Honeymoon" et leur petit chien "Balloches" à la piscine Molitor, avec une longue-vue.
En passant, n'hésitez pas à aller jeter un oeil sur le blog de l'excellent Slipman, pour y lire l'article du succulent Bobby !
ça se passe sur leblogduslipman.com
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