Ca y est, dix-huit guerriers, sans fers au bout des rangers, sont sur les rangs. Je n'ai pas souvenir d'une édition plus excitante. Au petit jeu des pronostics, j'abats la carte Olga, et aussi, histoire de faire un peu blog quand même, je mange actuellement un Pépito.
Sébastien Guarato réalise un meeting exceptionnel, en regard de son effectif, les meilleurs éléments de son écurie ont studieusement fait leurs devoirs (Quitus du Mexique, Rocket du Closet, Quido du Goutier, Olga du Biwetz ont TOUS gagné leur groupe 2). Le monde peut bien s'écrouler, Guarato fait rentrer ses coups francs.
Olga du Biwetz est probablement la jument la plus rapide du peloton français (même si les chronos de cet hiver indiquent que le plus rapide sur un bout est Quitus du Mexique, mais de toute façon les deux vont ensemble à l'entraînement, et Olga est un petit peu devant), or, il ne faut pas être devin pour annoncer que vu le plateau, on aura droit à une course à la mort. Donc, on doit s'attendre à voir des chevaux finir sur les autres, et d'autres piégés. A ce compte-là, un qui va être bien vacciné, c'est l'ami Jos, piégé en dernier lieu derrière Popinée de Timbia, et qui n'a pu que regarder passer le wagon de trois (Offshore/Meaulnes), ébaubi comme lorsqu'un type parti siroter un mocaccino sur le parking de l'aire de l'autoroute de Chabert-sur-Loup en laissant les clefs sur le contact, promet qu'on ne l'y reprendra plus quand il voit sa propre Twingo s'enfuyant sur la voie d'accélération.
Et Jos n'a pas de Twingo. Il a OLGA DU BIWETZ (cf. notre document photographique, authentique, et pris sous la lune, Olga étant un cheval-garou) que je tiens comme l'autre vraie certitude de cet hiver (avec la vista Guarato, donc). Vainqueur de la première prépa, deuxième dans la deuxième d'un Magnificent qui aura laissé son coeur pour le Cornulier, et troisième dans la troisième, celle du coup de la Twingo avec sur la lunette arrière l'autocollant vintage "Europe Stop, salut c'est Max Meynier", que veux-tu de plus, Camélia ? (oui, j'ai donné un prénom de femme à mon Pépito)
Enfin, de même qu'il y a deux ans, il y avait un air de famille entre les victoires d'Offshore Dream & One du Rib (voir même l'année suivante, un ennui poli liant les victoires d'Offshore et de Magnificent)... je trouverais assez amusant de voir triompher une semaine après la courageuse Malakite, l'autre pendule de l'hiver. Avec dans les deux cas, des pilotes pas vraiment épargnés par la vie, mais vraiment très talentueux. C'est une lapalissade, mais ce qui tenaille le turfiste, c'est la sensation qu'aux courses on peut renverser son destin.
Comme Céline, Jos n'a pas le sien en main.
Un parcours chaotique, fatalement, avec Meaulnes et Paris Haufor, le bouillant Duvaldestin (Qualmio de Vandel, un tout bon ! mais Thierry s'emporte trop souvent en groupe 1), le Papet avec sa Maserati intenable, les Souloy qui cette année s'y mettent à quatre pour leur fameux numéro du wagon de trois... une course imprévisible s'annonce. On en a les chocottes.
Alors Jos aura-t-il le bon parcours, l'aura-t-il pas ? Gagnera, gagnera pas... bah...
Seule certitude : dimanche, à 17heures, on aura sous la peau, les nerfs si tricotés que seule paraîtra claire l'idée que l'investiture d'Obama, finalement, hein, bon... et dans ma main fond Camélia.
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