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  <title>J&#039;ai vu ma vie défiler très lentement en jeu simple gagnant</title>
  <description>J&#039;ai vu ma vie défiler très lentement en jeu simple gagnant</description>
  <language>fr-FR</language>
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   <title>TEST : Quel driver êtes-vous ?</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;

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Jean-Michel Bazire, Yves Dreux, Pascal-Andr&eacute; Geslin, trois caract&egrave;res bien tremp&eacute;s. Les hommes de Kesaco Phedo, Nazla Valiere et Nouba du Saptel vous font r&ecirc;ver, pour savoir de qui vous &ecirc;tes le plus proche, faites donc ce test !

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1. Je circule sur la route nationale 32, soudain un tracteur convoyant des rouleaux de foin p&eacute;n&egrave;tre sur la voie que j'emprunte.

a) Je le d&eacute;passe sans souci

b) Je reste derri&egrave;re, on sait jamais, mes r&eacute;tros sont peut-&ecirc;tre mal orient&eacute;s, une voiture derri&egrave;re moi tente peut-&ecirc;tre d&eacute;j&agrave; de&nbsp;nous d&eacute;passer. Finalement, je mets le cligno, mais jamais je n'ose sortir. J'arrive chez moi&nbsp;&agrave; la tomb&eacute;e de la nuit.

c) Je ne d&eacute;passe pas par la gauche, mais j'emprunte le chemin caillouteux &agrave; droite de la route. Je cr&egrave;ve et finis dans le foss&eacute;, l'autoradio &agrave; fond.

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2. Je bois un verre &agrave; la cool dans un caf&eacute; d'une ville que je ne connais pas. Une femme me regarde et me sourit.

a) J'y vais, j'attaque.

b) Je me dis que c'est dommage que je ne sois pas plus souvent dans cette ville, quand m&ecirc;me. J'aurais pu vivre quelque chose avec cette femme, c'est b&ecirc;te...

c) Je&nbsp;me dis que je lui plais s&ucirc;rement, qu'il me faut juste suivre la musique&nbsp;&agrave; pr&eacute;sent. Je monte donc sur la table et chante "La belle de Cadix" en hurlant. Je ferme les yeux pour jouer "Born to be wild" en air-guitar, et quand je les rouvre, elle a disparu.

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3. Je marche dans la rue, j'ai rendez-vous &agrave; la mairie et pour y aller, j'ai d&eacute;cid&eacute; de couper par le square, soudain je vois par terre un billet de 200 euros.

a) Je le ramasse.

b) Je me dis que cette fois, j'ai vraiment un bon parcours, et tout en me f&eacute;licitant, j'oublie de ramasser.

c)&nbsp;Je deviens rouge &agrave; l'id&eacute;e que la personne &agrave; qui ce billet appartient tra&icirc;ne dans les parages. Je chante &agrave; pleins poumons&nbsp;"La Belle de Cadix" pour me donner contenance. Puis je cours dans le square en criant "Footing, je fais du footing ! " et je fais tout le tour du square afin de saisir le billet &agrave; la vol&eacute;e, ni vu ni connu, h&eacute;h&eacute;.

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4. Avec mon billet de 200 euros,&nbsp;j'ai pu&nbsp;passer&nbsp;une supersoir&eacute;e&nbsp;avec la femme que j'ai crois&eacute; dans le bar tout &agrave; l'heure. Elle est amusante et jolie, nous flirtons, on est chez elle, elle me demande de l'aider &agrave; se d&eacute;shabiller.

a) Je l'attaque comme un demi-dieu de la chair, et la fait vibrer de partout. N&eacute;anmoins, juste au moment&nbsp;de la p&eacute;n&eacute;trer, je pars inexplicablement au galop.

b) Je suis hypertimide. Je me planque &agrave; la corde et je bouge pas. Elle me fait peur, elle est trop jolie.

c) Je lui demande si &ccedil;a la g&ecirc;ne que j'envoie un SMS &agrave; des potes pour leur dire que je suis avec une nana supercanon, puis si elle peut me pr&ecirc;ter son t&eacute;l&eacute;phone car je suis &agrave; court de forfait.&nbsp;
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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2008/02/576840</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Tue, 26 Feb 2008 12:13:40 +0100</pubDate>
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   <title>LE CAVALIER DE L&#039;APOCALYPSE</title>
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Peu de fois lors de l'hiver courant me suis-je rendu au temple. Lass&eacute; des admirations, j'allais porter mon offrande au dieu cinoche, &agrave; mousm&eacute; livresque, &agrave; grand caniche conversation. Mais le temple, je le d&eacute;sertais. Le turf me semblait un joli d&eacute;sert dont Carlos d&eacute;c&eacute;d&eacute; ne chanterait plus l'oasis. Puis, comme un adolescent surpris sur un banc public du square M&eacute;lanfeuille par sa premi&egrave;re &eacute;jaculation alors qu'il se caresse n&eacute;gligemment la tige sous le futal velours en regardant une fontaine, je me suis retrouv&eacute; &agrave; Paris-Vincennes et j'ai &eacute;t&eacute; comme poss&eacute;d&eacute;.

Je feuilletais ma feuille hippique avant le France, que jouer&nbsp;? Soudain, trois minutes avant le d&eacute;part, le temps s'arr&ecirc;ta. Ma derni&egrave;re heure &eacute;tait venue. Une cavalcade infernale venait &agrave; mes oreilles, quelque chose d'irr&eacute;m&eacute;diable, d'infernal, de fatal. C'&eacute;tait le bruit du sol frapp&eacute; en cadence amplifi&eacute;e par Exploit CAF devant les tribunes&nbsp;: pour s'en aller rejoindre la voiture, JMB avait d&eacute;cid&eacute; de venir toiser la foule, mi-torero, mi-matamore, le long de la lice. JMB en avait plein les mains et il nous en a mis plein les oreilles. C'&eacute;tait l'&eacute;vidence. L'in&eacute;luctable.

Ce moment que le parieur guette, ce but ultime, d&eacute;truire le temps, d&eacute;jouer la mort, la finitude, le pronostic, c'est l'orgasme, les grandes eaux, Paris noy&eacute;, la pulv&eacute;risation de tout, Hiroshima mon amour de p'tit cheval.

Parce qu'au fond les courses, ce n'est que cela. Tout ce qui pr&eacute;c&egrave;de la course, donc le pronostic, n'est que la tentative d'en finir avec le temps qui s'&eacute;gr&egrave;ne. Pronostiquer, c'est d&eacute;clarer que &laquo;&nbsp;cela&nbsp;&raquo; va arriver, cela et non autre chose, car en fonction du pass&eacute;, des intentions, des capacit&eacute;s, il ne peut en &ecirc;tre autrement. 

Donc, poser&nbsp;: voil&agrave;, machin est sur untel, untel a battu bidulos du rib, bidulos du rib a mis son bonnet &agrave; grugrube d'or sur 2700, mais comme-l&agrave; &ccedil;a tourne &agrave; gauche, machin va venir en troisi&egrave;me &eacute;paisseur, et hop, l&agrave;, pos&eacute;e la r&eacute;solution de l'&eacute;quation.

Entendre Exploit CAF, ce jour-l&agrave;, c'&eacute;tait devenir Madame Soleil. Il n'y avait plus de libert&eacute; possible, plus de choix, il allait gagner. Point barre. La seule libert&eacute; qui nous reste &eacute;tait de le jouer ou non. Et surtout combien. L'oracle avait parl&eacute;, avait trott&eacute;. L'ange nous chuchotait aux oneilles ce qui fut, ce qui est, ce qui sera. C'&eacute;tait insupportable&nbsp;; j'ai fui les tribunes.

Je me suis enferm&eacute; dans les toilettes, j'ai compt&eacute; le nombre de lettres dans le titre de la chanson &laquo;&nbsp;Cot Cot Coin Coin&nbsp;&raquo;, et j'ai mis ma baraque sur le quatorze, Grugrube d'Or. 

Depuis, le royaume des cieux est &agrave; moi.
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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2008/02/571248</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Tue, 19 Feb 2008 02:07:04 +0100</pubDate>
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   <title>AMERICAN REMIX (le comment du pourquoi)</title>
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Certaines courses sont pareilles &agrave; des ritournelles pop qu'on pourrait &eacute;couter mille fois de suite. J'ai revu une quinzaine de fois ce prix d'Am&eacute;rique comme je peux le faire d'un morceau &eacute;lectronique, jazz ou classique, afin de comprendre sa structure. J'aime &agrave; conna&icirc;tre l'esprit qui ordonne l'&oelig;uvre d'art, or, apr&egrave;s m'&ecirc;tre ouvert &agrave; celui de l'Am&eacute;rique 2008, r&eacute;&eacute;cout&eacute; sa m&eacute;lodie, pr&ecirc;t&eacute; attention &agrave; ses points de ruptures, tent&eacute; de comprendre pourquoi Opal a fait 2 par exemple (c'est-&agrave;-dire comment), je ne puis m'emp&ecirc;cher d'imaginer un remix qui est la course telle qu'elle aurait d&ucirc; se passer sans son fameux passage d&eacute;structur&eacute;.

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Revoyons la sc&egrave;ne au ralenti.

Pourquoi Offshore Dream gagne t-il&nbsp;? Parce qu'il est le meilleur, peut-&ecirc;tre et m&ecirc;me certainement, mais dans l'Am&eacute;rique, une course qui barde autant, il faut avoir un bon parcours. Or, Offshore se trouve &agrave; la sortie du tournant final dans le dos d'Orla Fun. Seul son alli&eacute;, Vercruysse du Corta figure encore devant. Avec eux figurent encore Opal Viking le revenant et Kool l'&eacute;clop&eacute;. Autant dire que c'est gagn&eacute;.

Etre dans le dos d'Orla Fun, voil&agrave; la bonne position. Levesque la prend alors que, bloqu&eacute; au centre, Pearl Queen commence &agrave; reculer. L&agrave;, il fait un petit coup de troisi&egrave;me &eacute;paisseur. Devant, Vercruysse du Corta se d&eacute;cale et se met sur deux lignes. Il reviendra se mettre &agrave; la corde, une fois Offshore cal&eacute;, et hop in the pocket.

Or, tout cela n'est possible que gr&acirc;ce &agrave; l'accrochage. Sans cela Offshore aurait &eacute;t&eacute; bloqu&eacute; au milieu, le wagon de trois n'aurait pas &eacute;t&eacute; aboli, la place de vainqueur de l'Am&eacute;rique (en tout cas le meilleur parcours) aurait &eacute;t&eacute; occup&eacute;e par&hellip; Jean-Michel Bazire.

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Et l&agrave;, nous passons de consid&eacute;rations esth&eacute;tiques aux r&eacute;flexions m&eacute;taphysiques. Y-a-t-il une vie avant la mort&nbsp;? Qu'est-ce que l'amour&nbsp;? Pierre Vercruysse et Franck Nivard avaient-ils le r&ocirc;le de num&eacute;ro 2&nbsp;?

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La course donn&eacute;e &agrave; Exploit Caf par son partenaire fascine. D&eacute;part volant, le cheval est tout de suite bien plac&eacute;, seconde ligne, il ne suit pas l'effort de Super Light, il attend, se laisse couvrir. Bazire se fait oublier alors que tout le monde cravache pour remonter et bien se placer, lui, oppos&eacute; &agrave; la constitution am&eacute;ricaine, invente le plan B&nbsp;: bien partir puis redescendre mais pas forc&eacute;ment par le jeu des relais. Le cligno est mis &agrave; droite &agrave; mi-course, dans la mont&eacute;e, pour prendre le wagon de trois qui se forme ainsi&nbsp;: Pearl Queen remonte tambour battant Kool du Caux suivi d'Orla Fun. L&agrave;, JMB quitte le sillage de Magnificent Rodney, lui-m&ecirc;me derri&egrave;re Offshore Dream. Il n'a plus qu'&agrave; attendre, encore, apr&egrave;s tout Exploit Caf est un monsieur attentiste, il convient de le faire patienter au mieux, dans le salon, avec d'excellents boudoirs. Bref, la mont&eacute;e dans un fauteuil. Un bon gros fauteuil&nbsp;; on va signer un gros contrat.

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Mais l'accroc ne va pas tarder &agrave; saloper la casaque impeccable. Pearl Queen se rabat tr&egrave;s vite et Duvaldestin veut absolument reprendre. Il veut le dos de Kool du Caux &agrave; son ext&eacute;rieur. Et l&agrave;, pour saisir ce qui se passe, nous avons ce qui s'appelle un point de montage entre deux plans. A 2'05. Dans le plan pr&eacute;c&eacute;dent, nous voyons Kool se rapprocher tr&egrave;s vite &agrave; l'ext&eacute;rieur de Pearl Queen, pourquoi&nbsp;? Car Duvaldestin reprend, puis&hellip; changement d'axe, et on constate que Nivard ne vient pas tout de suite. Je compte 10 secondes entre le moment o&ugrave; Nivard est &agrave; hauteur de Pearl et celui o&ugrave; il se retrouve devant (alors que Pearl n'avance plus, d'o&ugrave; le ralentissement provoquant l'accident). Derri&egrave;re, Orla Fun ne mettra que cinq secondes pour passer Kool alors qu'on a des vagues en raison du d&eacute;calage de Meaulnes du Corta, devant. 

L&agrave;, on peut partir en suppositions et friser le ridicule, mais l&acirc;chons-nous, et hasardons-nous &agrave; penser que c'est de la course d'&eacute;quipe. Ou de l'h&eacute;sitation. Que s'est-il pass&eacute; derri&egrave;re&nbsp;? En tout cas, en &laquo;&nbsp;lambinant&nbsp;&raquo; avec Kool (n'oublions pas qu'il est diminu&eacute;, donc l'effort violent n'&eacute;tait pas non plus recommand&eacute;), Nivard cr&egrave;e un tremplin pour le cheval situ&eacute; derri&egrave;re son suivant imm&eacute;diat. Nivard rentre dans le rang, Guinoiseau y va, il n'a pas le choix. Puis Nivard se red&eacute;cale encore, &agrave; l'int&eacute;rieur, derri&egrave;re Meaulnes, un peu tass&eacute; par Levesque. 

Nous sommes &agrave; Kourou. Le lancement de la fus&eacute;e Ariane. Mais c'est Offshore Dream qui se retrouve mis en orbite.

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En effet, JMB a d&ucirc; faire un &eacute;cart suite au ralentissement de Pearl Queen et &agrave; la pirouette de Magnificent. Le cheval s'est d&eacute;suni, Nouba jusque-l&agrave; dans ses roues doit virer sur sa droite et le passe mais la jument de Geslin, pas dans le mood, va encore freiner Exploit Caf. Le trou est fait. Irr&eacute;m&eacute;diablement belge.

B&eacute;ance encore agrandie par Pearl Queen, &agrave; la d&eacute;rive, apr&egrave;s ses efforts et ses d&eacute;parts volants. Nous sommes &agrave; la sortie du tournant. Meaulnes a fini de faire le gugusse sur deux voies et fonce &agrave; la corde, il se perd dans ses allures en une portion qui lui a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; fatale. Cinq fuyards. Offshore sort du dos r&ecirc;v&eacute; d'Orla Fun, qui ne va quasiment rien l&acirc;cher. Opal prend le dos d'Offshore, tente de sortir mais Kontio saisit tr&egrave;s vite qu'il ne peut battre Offshore et court habilement pour la deuxi&egrave;me place (qui sportivement incombe &agrave; Orla Fun, au parcours plus dur). Deux chevaux me semblent &agrave; l'&oelig;il finir aussi vite qu'Offshore Dream. Prodigious (qui quant &agrave; lui aura choisi la corde et donc va se bouffer Super Light qui recule et recule encore, Jean-Philippe Dubois aurait d&ucirc; le pr&eacute;voir) et&hellip; Exploit Caf.

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Vraisemblablement, sans le hic, Offshore aurait pris le dos d'Exploit Caf (Nouba ayant montr&eacute; sa limite actuelle, le wagon de trois aurait fini avec JMB) &agrave; moins que JMB ne d&eacute;cide de laisser sortir Levesque pour le filer, il y aurait une autre course possible et donc un autre remix, &agrave; partir de ces deux options. Conna&icirc;tre le gagnant me para&icirc;t une incertitude (Offshore a sembl&eacute; avoir encore de la marge, pr&eacute;f&eacute;rence Offshore...), en revanche je n'en ai aucune sur le jumel&eacute;&nbsp;: les dieux de la drive.

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M&eacute;taphysique, &eacute;crivions-nous. Le sport hippique transcende son spectateur&nbsp;: quand les mains ont la parole, les turfistes entendent des voix.

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(Arriv&eacute;e officieuse, sans accrochage, et absolument subjective&nbsp;:

1.&nbsp;Offshore Dream&nbsp;... 2.&nbsp;Exploit Caf&nbsp;... 3. Orla Fun ou Opal Viking&nbsp; 5. Prodigious. 

Meaulnes du Corta aurait gagn&eacute; si Pierre Levesque l'avait men&eacute;)


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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2008/01/554742</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Tue, 29 Jan 2008 19:38:06 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>PLAT DE RESISTANCE</title>
   <description><![CDATA[ 1. NEGRE DE DIGEON va gagner. Il les a tous battus cent fois.

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2. PUNCH DE CHENU fait bien def4. J'esp&egrave;re que Duvaldestin aura la t&ecirc;te &agrave; l'Am&eacute;rique au sulky de Pluto du Vivier. PATHWAY est &agrave; racheter, confi&eacute; au vieux lion Jos !

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3. PAOLA DE LOU n'a pas d'adversaire &agrave; sa mesure, ai-je l'impression.

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4. OFFSHORE DREAM : tous les feux sont &agrave; Auvers-sur-Oise

EXPLOIT CAF : tr&egrave;s r&eacute;gulier pendant les pr&eacute;paratoires, D4+JMB, il devrait am&eacute;liorer son classement.

PEARL QUEEN : si elle n'est pas capricieuse, elle va se rappeler &agrave; nous... Tr&egrave;s bonnes prestations r&eacute;cemment.

MEAULNES DU CORTA : peut gagner, &ccedil;a d&eacute;pendra du d&eacute;part.

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A mon avis, &ccedil;a, c'est le trio.

NIKY : Il monte en puissance. Va faire 3,4 ou 5 suivant les d&eacute;faillances.

NOUBA DU SAPTEL : si &ccedil;a ne barde pas, elle a largement les moyens de bien faire. Mais son chrono sur la distance est sup&eacute;rieur &agrave; 1'14, je demande &agrave; voir. Si elle s'impose en moins de 1'13, &ccedil;a serait magnifique pour le sport et les joutes &agrave; venir, mais je n'y crois pas trop.

KOOL DU CAUX : on le dit bo&icirc;teux depuis sa course &agrave; la mort avec Kontio. Je passe.

MAGNIFICENT RODNEY : &agrave; l'attel&eacute;, il ne vaut pas du tout &ccedil;a. Mais Jos sait d&eacute;marrer et il peut lui donner un aussi bon parcours que Nivard dans le Cornulier, donc m&eacute;fiance.

A part Exploit Caf, le gagnant fera de toute fa&ccedil;on plaisir :)

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5. QUEL AMOUR DUDEL, ILARIA JET et les Jean-Pierre Dub' sont mes favoris, mais je ne vois rien d'&eacute;vident.&nbsp;

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6. J'en vois 6 : MOQUEUR DU CAIEU (mais num&eacute;ro 1) - MIAOU (sur la descendante ?) - OURAGAN DE CELLAND (pas de perfs sur la distance mais &ccedil;a sent la course vis&eacute;e) - HAMBLE CROWN (p&eacute;tri de talent, mais num&eacute;ro 11) - OCEANO NOX (pas un gagneur, mais sera l&agrave;) - NIJINSKI RODNEY (c'est de la balle, mais vient de rentrer)

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7. NAZLA VALIERE (8) a les meilleurs chronos sur la distance. Elle peut gagner. NUIT TORRIDE (4) est transcend&eacute;e. OASIS GEDE (6) a battu Olga du Biwetz D4 et enfin MICHKA (5). Les favos sont solides. Nazla GP, c'est pas mal.

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8. LEONARDO GRIF (2) est le fils de Varenne. Il a toujours fini dans les trois et a &eacute;t&eacute; une fois disq. Le lot n'est pas compos&eacute; de fleches, c'est une bonne base.

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9. QUALINE QUICK (9) vaut Quintaescencia. QUATEVANA (10) a le meilleur chrono sur la distance. QUAMELARA (12) doit rester sage. QUALITY CHARM (14) bien engag&eacute; avec Jean-Philippe Dubois.

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Have a good game !
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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2008/01/552638</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Sun, 27 Jan 2008 03:53:55 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>SAMEDI LUXEMBOURG</title>
   <description><![CDATA[ Tu la sens, la tension qui monte ?

A quelques heures de l'Am&eacute;rique, petit hors d'oeuvre...

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1. Quesada du Mexique

2. Ricou du Niel

3. Improve As - Milord Drill (d4 ?) - Birbodelaquercia

4. XXX

5. Coolman Crown

6. 4.5.8.10.15.16.17.19.20 (oui, oui, c'est injouable)

7. Palma de la Frette + Perle Speed/Pavolva

8. Defrost - Negotians d'Ortige

9. Queen Angelica - Queiza de Ligny
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   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Sat, 26 Jan 2008 03:16:56 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>VIVA VIVAUX</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;

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En d&eacute;cembre, j'eus l'occasion de faire un saut dans l'aimable cit&eacute; phoc&eacute;enne. J'en profitais pour aller jouer au con. Coup de vent &agrave; Vivaux. Coup de grisou &agrave; Bor&eacute;ly. Une paye que je n'avais pas foul&eacute;e la piste d'un hippodrome de province, r&eacute;ellement foul&eacute;e, puisque j'en ai vraiment fait le tour, me pointant un vendredi &agrave; 14 heures avant d'apprendre sur place que les r&eacute;jouissances auraient lieu &agrave; la tomb&eacute;e du jour. Profitant de la&nbsp;nonchalance qu'on peut avoir quand on visite un endroit qu'on ne reverra pas de sit&ocirc;t, et du peu de monde sur les lieux, je m'&eacute;tais gliss&eacute; sur l'anneau de Vivaux. J'ai march&eacute;, c'&eacute;tait bon. Depuis, j'aspire &agrave; emprunter la grande piste pour vraiment savoir ce qu'est cette fameuse mont&eacute;e que Pierre-Joseph compare &agrave; l'Alpe d'Huez quand il a picol&eacute; trop de g&eacute;n&eacute;pi, et qui, vu des tribunes, semble aussi douce qu'un creux poplit&eacute;.

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La visite ne s'arr&ecirc;ta pas l&agrave; puisque le soir m&ecirc;me, au gr&eacute; des all&eacute;es et venues, je me suis infiltr&eacute; dans les &eacute;curies en me faisant passer pour Bernard Michel, le chroniqueur hippique de La Voix du Nord. Ah, respirer le crottin ;&nbsp;oh, sentir monter dans sa colonne vert&eacute;brale le rythme ternaire produit quand alentour le sol ciment&eacute; rencontre le sabot de l'&ecirc;tre vivant. 

J'ai vu les chevaux immobiles dans leur box, attendant sans moufter, impressions de s&eacute;r&eacute;nit&eacute; en Olympie, concentr&eacute;s comme des lecteurs, &agrave; la fois dans le monde et cependant bien loin. Un vrai petit bonheur bio. 

Si je n'&eacute;tais pas le patron d'une entreprise de fruits et l&eacute;gumes qui pratique l'import/export mondial (eh oui, www.mondial-legume.com, c'est moi) j'aurais volontiers arr&ecirc;t&eacute; ma carri&egrave;re pour devenir lad. Mais il faut que je pense &agrave; tout l'argent que je gagne, je ne peux pas comme &ccedil;a l'abandonner.

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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2008/01/539257</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Thu, 10 Jan 2008 20:01:35 +0100</pubDate>
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   <title>HAPPY 2008, AMIS LECTRICES ET LECTEURS...</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;
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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2008/01/532472</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Tue, 01 Jan 2008 14:50:55 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>LES PILOTES FONT DU SKI</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;

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Autant l'an dernier, les pr&eacute;paratoires ne nous avaient rien montr&eacute; (et donc un petit poucet, Offshore Dream avait su piquer leur promise aux pr&eacute;tendants), autant cette ann&eacute;e les notes s'accumulent, et la course me semble limpide, non pour la victoire, mais pour le trio, disons.

Revoir les prix d'Am&eacute;rique et de France pr&eacute;c&eacute;dents (sur youtube) permet d'entendre des noms qui semblent &ecirc;tre du grec ancien, Java Darche, Ludo de Castelle&hellip;, j'ai l'impression que Nijinski Blue ou Notre Haufor peuvent rejoindre ces a&icirc;n&eacute;s, ce sont des jeunes reliques, ils sont barr&eacute;s. C'est l'enseignement majeur, il y a les champions et les autres&hellip; En v&eacute;rit&eacute;, ils sont six &agrave; dominer outrageusement, et le vainqueur, voir le trio, et m&ecirc;me &agrave; mon avis le multi se trouve parmi eux&nbsp;: Offshore Dream, Kool du Caux, Meaulnes du Corta, Nouba du Saptel, Exploit Caf, auxquels j'ajoute volontiers Kesaco Phedo.



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S'il fallait en &ocirc;ter un, je prendrai aujourd'hui le risque d'&ocirc;ter la charmante. Il risque d'y avoir pas mal de train cette ann&eacute;e, car Levesque n'a pas deux mais trois cartouches, n'oublions pas en effet que Niky est le compagnon d'&eacute;curie du grand Meaulnes. Hot Tub va aussi jouer de la t&ecirc;te et corde. Dans ces conditions, on risque de tourner sur le pied de 1'12'5, et le d&eacute;part va s'av&eacute;rer capital. Nouba ne domine pas ses contemporains comme ont pu le faire Jag de Bellouet ou General du Pommeau, elle n'a encore rien battu dans les grands rendez-vous, elle est avant tout une jument de 2100 metres, donc, l&agrave;&hellip; avec un d&eacute;part probablement m&eacute;diocre, il va lui &ecirc;tre difficile de profiter d'un temps suspendu pour produire son effort, il risque de ne pas y en avoir, va falloir &ecirc;tre &agrave; bloc. Pascal Geslin a peut-&ecirc;tre la jument pour gagner, quoique, mais il ne sait pas la d&eacute;marrer, &agrave; ce niveau d'exigence sportive, les mauvais parcours se paient cash. Je ne vois pas trop &agrave; quel moment elle va pouvoir souffler pour disposer d'assez de reprise afin d'endiguer les rushes finaux de Kool du Caux, Offshore Dream, voir Exploit Caf. Gagner un prix d'Am&eacute;rique, ou un France, est affaire de parcours. Kesaco Phedo aurait d&ucirc; gagner le prix de France l'an dernier, s'il n'avait pas tir&eacute; le 9, il fait un truc monstrueux l&agrave;-dedans, et le record de vitesse, c'est lui, dans cette course gagn&eacute;e par Kool du Caux. 



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Les trois chauds favoris seront Offshore Dream, Kool du Caux et Meaulnes du Corta. Offshore et Meaulnes ont toujours gagn&eacute; &agrave; la mode. Offshore n'a qu'un impair, sa d&eacute;faite contre Ozio Royal, car il manquait d'un parcours. L&agrave;, il est super pr&ecirc;t, suffit de l'avoir vu d&eacute;bo&icirc;ter hier pour se rabattre, comme un type au volant d'une BM d&eacute;passe trois Twingo sur la quatre voies, ou d'avoir en t&ecirc;te la mani&egrave;re dont il a explos&eacute; les O r&eacute;cemment, derri&egrave;re l'autostart. L'incertitude, c'est qu'Offshore n'a jamais trop eu &agrave; lutter, on ne sait pas s'il a les tripes, le c&oelig;ur, et c'est l&agrave;, ce qui peut faire la diff&eacute;rence avec Meaulnes du Corta et surtout Kool du Caux, dont on conna&icirc;t le courage, on l'a encore vu hier. Offshore peut-il se d&eacute;foncer s'il y a lutte avec Meaulnes et Kool ou est-il un fumeur de pipe&nbsp;?

Enfin, Exploit Caf progresse logiquement, il est maintenant juste en-dessous des cracks, et va finir non loin du gagnant, il produit toujours des tr&egrave;s bonnes valeurs.

Quant &agrave; Kesaco, il fut monstrueux dans le France ou dans son Am&eacute;rique, D4, ce n'est pas le m&ecirc;me (comme Offshore), je fais confiance &agrave; Jean-Michel Bazire pour l'amener au top le jour J, comme il a su le faire avec Ozio Royal pour le Crit&eacute;rium. Je pensais que JMB avait vis&eacute; le Bourgogne, mais il ne l'a pas fait, il doit donc avoir son id&eacute;e... 



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A un mois du jour J, le bon pari me semble &ecirc;tre un trio&nbsp;: Offshore, Meaulnes, Kesaco, Exploit Caf en prenant Kool du Caux en base. Et encore Exploit Caf, qui a besoin de garder des fers aux ant&eacute;rieurs pour s'&eacute;quilibrer, risque d'&ecirc;tre un peu juste face aux ogres D4, il l'a toujours &eacute;t&eacute;... il sera probablement le quatri&egrave;me ou le cinqui&egrave;me de l'Am&eacute;rique. On peut s'arr&ecirc;ter &agrave; un trio Offshore-Kool-Meaulnes-Kesaco, emball&eacute; c'est pes&eacute;&nbsp;!

Pour les raisons pr&eacute;cis&eacute;es plus haut, je vois mal Nouba faire mieux que quatri&egrave;me, je serai ravi de me tromper mais elle n'a jamais trott&eacute; sous les 1'14 sur un parcours de tenue&hellip;La raison et la passion s'opposent, cruaut&eacute; du pronostic, mon c&oelig;ur de supporter bat pour Nouba mais mon instinct de turfiste me conseille de la garder pour le prix de France&nbsp;!
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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2007/12/531886</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Mon, 31 Dec 2007 13:55:54 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>TRIP A L&#039;HEROINE</title>
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A fond la caisse jusqu'au bord de la falaise, deux voitures, le gagnant &eacute;tant celui qui s'extraira de l'auto le plus pr&egrave;s du bord du pr&eacute;cipice. Cette course, le crit&eacute;rium des 3 ans, visible &agrave; l'envi sur YouTube gr&acirc;ce &agrave; l'ami KingPresa, me fait inlassablement penser &agrave; La fureur de vivre. Jean-Pierre Dubois et Thierry Duvaldestin tous deux dans le r&ocirc;le de James Dean. Qualita Bourbon dans celui de la voiture la plus sexy du monde. La fureur, donc, mais d'autres films encore. N'importe quel Eastwood, parmi les derniers. Ou Le Parrain. Cette course c'&eacute;tait l'histoire d'un p&egrave;re qui veut baisser le caquet &agrave; son fils quand celui-ci lui annonce que la charcuterie familiale, il va la transformer en boutique o&ugrave; on vendra des t&eacute;l&eacute;phones mobiles. Duvaldestin envoyant au casse-pipe son cheval pour terrasser le patron, renverser la structure paternelle, c'&eacute;tait aussi ridicule que le pr&eacute;sident de notre pays pr&eacute;sentant sa nouvelle amie &agrave; Eurodisney. Un truc de culottes courtes. Sans avenir puisque l'avenir perp&eacute;tuel. Enfin, fallait bien tenter quelque chose pour donner le change. R&eacute;volution, renversons les patrons, place aux jeunes, c'est nous les sans-culottes. Courtes. Et puis le Thierry, les Dubois-Baudron lui avaient piqu&eacute; le dernier crit&eacute;rium qu'il pensait avoir &agrave; sa main avec Pearl Queen. D'o&ugrave; la vengeance. Il a tent&eacute; sa chance. Dont acte.



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Le p&egrave;re et le fils, donc, &agrave; toute berzingue dans deux voitures de comp&eacute;tition. Et le troisi&egrave;me personnage, l'esprit saint, incarn&eacute; dans une pouliche plus grande que la vie. QUALITA BOURBON. Un nom &agrave; n'&eacute;crire qu'en majuscules, un nom qu'on imprimerait bien en affiche g&eacute;ante sur le mur de sa chambre, pour n'avoir pas trop &agrave; se souvenir ce qu'est la classe quand on se r&eacute;veille. L'enfant prodige. QUALITA BOURBON saute une classe. QUALITA BOURBON saute deux classes. QUALITA BOURBON passe son bac &agrave; 13 ans. QUALITA BOURBON sait conduire une Ferrari mais n'a pas le permis. QUALITA BOURBON, charmante jeune fille, s&ucirc;re de son charme, prend la t&ecirc;te et joue &agrave; &laquo;&nbsp;Qui m'aime me suive&nbsp;&raquo; avec les gar&ccedil;ons sur le parcours du crit&eacute;rium. Jean-Pierre Dubois, le sage, au c&oelig;ur soudain retourn&eacute; par une nymphette, qui repart au combat, d&eacute;mon de midi, ange de seize heures trente, comme dans &laquo;&nbsp;Un amour&nbsp;&raquo;, le roman de Dino Buzatti.&nbsp; 



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Mon grand-p&egrave;re, ce h&eacute;ros. Qualita, l'h&eacute;ro&iuml;ne, le shoot, le pur speed, qui lui a fait perdre les p&eacute;dales. L'acc&eacute;l&eacute;rateur enclench&eacute;, bloqu&eacute;, la moumoute qui s'envole, le Franprix, le kebab, la laverie, la rue aval&eacute;e comme une soupe aux poireaux, les formes et le sens des &eacute;choppes s'effacent au profit des couleurs des devantures. Au volant de QUALITA. Pur trip. Jean-Pierre Dubois qui parcourt le monde pour se coller le cul dans un sulky et parcourir encore le monde en deux tours de piste. Chapeau, vieux&nbsp;! 

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Revoir le criterium, copicoller...

http://fr.youtube.com/watch?v=xFx0JZGT3AU

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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2007/12/523375</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Mon, 17 Dec 2007 21:15:25 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>LA MULETA</title>
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Longtemps je me suis couch&eacute; de bonne heure. Aux alentours de 15 heures 30. Il faisait beau sur Paris. Les nuages d&eacute;coupaient une dentelle tendre dans le bleu des illusions. Un champion confirm&eacute; allait chanter la geste de tous les &ecirc;tres beaux qu'on peut croiser par les champs et par les gr&egrave;ves. Puis soudain, il se faisait exploser par un petit roublard, un fake qui venait se la jouer authentique, un copiste de basse extraction, bref, un &eacute;l&egrave;ve de Jean-Michel Baudouin tel que le "Mon Milord" qui dimanche dernier a humili&eacute; cul-nu le prince N&eacute;nuphar quand quelques mois plus t&ocirc;t, le "Mon Milord" se tra&icirc;nait pour finir sixi&egrave;me &agrave; Questembert d'une course de baudets. Cela faisait plusieurs mois d&eacute;j&agrave; que je ressentais en mon petit coeur (de Melun) que si les courses nous pr&eacute;sentaient des femmes aux chevelures in&eacute;dites pour nous dire que le bourreau de leurs coeurs portait la coupe mulet, je n'allais pas tarder &agrave; virer ma cuti (arr&ecirc;ter le turf, veux-je dire). Alors je suis all&eacute; me coucher, non sans avoir jet&eacute; auparavant un oeil sur l'historique de ce "Miaou", euh non, de ce "Ludo du Parc", euh non, de ce "Mon Milord". Il avait &eacute;t&eacute; achet&eacute; six sous il y a quelques semaines par M.S&eacute;bastien Moureaux, journaliste &agrave; Week-End et depuis, boumboum, quatre victoires, en rejoignant les boxes de M.Baudouin. 

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Je ne partirais pas en suppositions car M.Lem&eacute;tayer, son pr&eacute;c&eacute;dent entra&icirc;neur-propri&eacute;taire, n'a vraiment pas de bons r&eacute;sultats avec son effectif, peut-&ecirc;tre que M.Lem&eacute;tayer n'est pas bon, apr&egrave;s tout. Combien de chevaux superstars demeurent alors dans l'ombre parce qu'entra&icirc;n&eacute;s par des balourds ? Pourquoi, M.Moureaux, avoir jet&eacute; votre d&eacute;volu sur "Mon Milord" et pas "Ness de Sita" ?

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Peut-&ecirc;tre, apr&egrave;s tout, que M.Baudouin est vraiment un magicien, je ne sais plus. En 1993, j'avais eu une amourette avec une jeune fille magnifique que j'ai crois&eacute; dix ans plus tard par hasard &agrave; Evry. Je ne l'ai pas reconnue tout de suite car elle avait dix ans de plus certes, mais aussi et surtout cinquante kilos, et des sacs Franprix &agrave; tous ses bras. Devant, &agrave; quelques metres, marchait son mari, en jean degueulasse, qui jouait avec les clefs de sa Twingo. Ce sale con portait la coupe mulet. 

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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2007/12/518579</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Mon, 10 Dec 2007 21:05:20 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>TROP COOL !</title>
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Chers turfistes,


Vous vous demandez de quel maelström est sortie la mouche qui m'a piqué ces derniers temps, et avez songé à contacter mon hébergeur pour qu'il m'envoie une bonne camisole. J'ai même reçu par courriel la recette du tilleul-Xanax. Rien d'inquiétant, les mecs. Je regardais flippé nos dernières arrivées et j&#039;en restais collé à mon fauteuil Everstyl, oubliant de descendre au bartabac acheter des allumettes avant la fermeture, alors il fallait que j'aille juste loin, très loin, chercher du feu sacré afin de rallumer ma clope. 

  

Maintenant, je fume la pipe, et on repart tranquillou jusqu'au prix d'Amerique que gagnera Levesque, au France que Nouba fera sien, et au Paris, gagné par Mirage du Goutier à 99/1. 

Et si autre chose se passe, très bien, place à la vie ;) 

  

Je reviens de loin, mais je suis revenu. Et tiens, je suis même allé dimanche dernier à Auteuil. Vous le savez, je vais chercher dans les courses des métaphores de l'existence. Et si soudain, le monde me paraissait hideux et les courses leur reflet dès lors qu'O'Brian aligne 4 champions pour gagner l'Arc avec la vulgarité d'un Besson qui sort Taxi 4 dans 900 salles, histoire qu'il n'y ait aucune salle disponible pour les petits films inventifs, et bien le mano a mano Or Noir de Somoza/Princesse d'Anjou m'a soufflé et m'a redonné l'envie de retourner bosser. 

  

Voici deux chevaux phénix, cramés, brisés sur les terrifiants obstacles de steeple d'Auteuil (faut aller à Auteuil pour assister au steeple depuis le troisième étage de l'hippo, pour les courses de haies on peut regarder Equidia) qui se sont recomposés tel Lionel Jospin reparti au combat en 2002 après avoir mordu la poussière en 1997. Une lutte absolument soufflante, au couteau entre les dents, et sans perdant, ce qui est très beau. Or Noir gagne, certes, mais la légende s'est inscrite là. Noblesse du sport ; Passion du ham. 

  

Auparavant, je me trouvais au rond de présentation et j'avais trouvé Don Lino tout à fait touchant. Il avait l'œil de Dustin Hoffman dans Le Lauréat. Un petit gamin éploré devant une grande dame. J'ai joué sur lui et aussi sur Othermix, dont le physique, la robe sont proprement étonnantes. Il ne ressemble à rien, et ça me plaît. 

  

Ils ont couru n'importe comment mais bon, depuis Prince d'Espace, Authorized, et tous les favos faux bond de ces dernières semaines, on voit bien que le turf galope cul par-dessus tête, un peu plus tard Mid Dancer invaincu en quatorze courses, se faisait toiser par le modeste Malikhan. Les courses me semblent manquer un peu d'architecture et de logique ces derniers temps. Un Remember Rose rafle tout au printemps puis s'écroule à l'automne comme un flan trop peu cuit. Alors je fais un pas de côté en attendant de retrouver petit à petit l'envie de danser quand la musique se fera davantage entraînante. 

  

En repartant de l'hippodrome, j'ai marché le long de la Seine jusqu'à la Tour Eiffel. J'ai repensé à Or Noir et à la Princesse, et aussi à Yann Porzier, et à cuisiner des champignons, et le vent frais soufflait, vivifiant. L'hiver, enfin. Vincennes, Grosbois, le Cornulier, les préparatoires, les critériums… Je piaffe dans mon box, plein d'espoir ! 

  

Ne vous étonnez pas de me voir moins en ce moment, je travaille à de bons projets, et puis je suis là pour chanter les exploits des champions, les espoirs des parieurs. Dès que les courses reprennent leur sarabande céleste, vous me reverrez sortir du bois avec mon bouquet de fleurs en main et ma mandoline. Tant que des Mid Dancer ou des Prince d'Espace sont incapables d'être là le jour J, je préfère me retirer et m'abreuver à d'autres sources d'eau de nuage, l'argent reste dans ma poche, je parie des miettes et mange la baguette. Les textes sur les arrivées improbables, je les ai déjà écrits avec mon poème et mon roman-feuilleton, et je n&#039;ai pas envie d&#039;inventer une nouvelle forme, de la beauté, de la cuisse, du champion et de la noblesse et j&#039;accours. 

  

A très vite, j'espère ! 

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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2007/10/477787</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Wed, 17 Oct 2007 21:33:10 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>NEXT PLAYER, SHOOT AGAIN (shoot the cops)</title>
   <description><![CDATA[ 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon amour,

 

Je décrocherais pour toi la lune du quinté plus, 

Favos en astrakan

Tocards en okapi

 

J&#039;inhalerai l&#039;Opium et jouerai Desert Plus

et puis Savaflickan

en report par demi

 

Je claquerai les biftons et même en zecouillon.

Pour découvrir tes poils,

j&#039;adulerais Jean de Roualle

 

Je me mettrai à dos éremistes et clodos

et piquerai leur pognon

Qu&#039;ils se grattent les moignons !

 

J&#039;éluderais mes principes pour enlever tes nippes

Je flamb&#039;rais ma chemise

Puis on se f&#039;ra la bise

 

Car je suis prêt à tout, pour retrouver la foi

Même à mourir debout

Je le crie sur les toits

 

Tu jures par O&#039;Brian que tu abhorres l&#039;Espagne

Call me ton &quot;doux bichon&quot;

Et je joue la maison

 

Je ne sais, es-tu femme, ou bien es-tu cheval ?

Licorne, tu me crames

Moi, chien, je bouffe du Pal

 

C&#039;est le démon du jeu, qui me confine au rut,

je feuillette &quot;Belles et Buttes&quot; 

vers la réunion deux

 

Non, tu n&#039;es pas une pouf, tu me prends pour un ouf, 

car j&#039;attends la rentrée

de Mirage du Goutier

 

Mon calepin s&#039;enrichit de vertiges interdits

Je kiffe Le Liberty,

défaille post-Ourasi

 

Le turf est mon dada, il est ma libido

J&#039;ai aimé Konstantia

Son trot m&#039;a donné chaud

 

La vie est un traquenard et le juge aux allures

A retenu ma figure

C&#039;est un beau salopard

 

Je suis perdu pour l&#039;homme mais aussi pour les connes

Tu saisis ma démence

Quand vient le prix de France

 

Je suis le dernier joueur car j&#039;ai joué ma vie,

J&#039;ai même joué mon fils,

il me reste Cofidis

 

Tu m&#039;aimes comme une dingue, car je n&#039;suis pas Bélingue

Car j&#039;écris sur le turf,

Avec un style tout neuf

 

Parce que je représente, tous les tontons et tantes

Qui sont devenus veufs

Faute d&#039;un regard neuf

 

Nous nous lovons c&#039;est bien, comme de nouveaux chrétiens

priant sur le sofa 

la Saptel faite Nouba

 

Nous rêverons d&#039;Offshore Dream, formerons une dream team

de nos rêves de gloire

sans jouer Michel Lenoir

 

Nous enchaînerons les rimes, puis pioncerons comme loirs

Nous placerons nos espoirs

Sur des bourrins intimes

 

Tu dis à tes copines : Hypo est désespoir 

Il a une seule combine :

Parier/Payer, pour voir

 

Il paye de sa personne, et moi je suis bien sotte

au lieu de jouer Zélote

de me la jouer nonne.

 

Mais je crois au sublime, au rachat des pêcheurs

Et mon gel douche intime

lui chante : suis Noble Coeur

 

Hypo est un turfiste, comme d&#039;autres sur la liste

Qui attendent Grosbois

En jurant bon sang d&#039;bois :

 

&quot;Voici l&#039;avenir en A, immense comme l&#039;abîme ! &quot;

et ils montent sur les cimes

défiant Mobalpa...

 

... et puis Mondial Moquette, et tous les vers de terre,

Qui vous voient aux abois

Et vous laissent pis que pendre.

 

Ici s&#039;invente une langue, suave comme une mangue

De celles qui changent les noix

En coquilles molles et tendres,

 

Ouvertes sur le monde, libérant la faconde ;

Nos mots exsudent la foi

car ils n&#039;ont rien à vendre...

 

... Que le plaisir de jouer, sa vie et ses euros

Sur des chevaux de bois

Tel que Bernard de Croix

 

... Que la joie de parier, son vit et son banjo

Pour des clampins clopeux

Sur des clopin-clopants

 

Les courses sont la joie, et les hommes l&#039;agi

Existence fantaisie,

Moi, j&#039;ai parié sur toi !

 

 
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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2007/10/473611</link>
   <author>hypo</author>
   <guid isPermaLink="true">http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2007/10/473611</guid>
  <pubDate>Fri, 12 Oct 2007 06:41:58 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>T&#039;AS VOULU VOIR VENISE ET ON A VU VESOUL</title>
   <description><![CDATA[ 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce blog a un an. Musette et hautbois, cotillons et fanfreluches, jarretelles et quatrains, muscat et embruns. L&#039;an dernier, nous séchions les pleurs des nippones déçues par leur demi-dieu demi-cheval avec le pan de notre chemise à jabots. Cette année, nous nous dirigeons vers l&#039;hiver avec l&#039;impression que l&#039;orchestre continue à jouer pendant que le Titanic s&#039;immerge, mais ce n&#039;est même pas le Titanic, plutôt une croisière Pascal Sevran.

 

La victoire de Dylan Thomas dans l&#039;Arc a un goût de banane. On s&#039;attendait à une cuvée majeure, Authorized premium, on a un petit cru de foire aux vins dans un hyper perdu sur une zone industrielle. La Française des Jeux a-t-elle gagné l&#039;Arc ? O&#039;Brian devait croire dur comme fer aux chances de ses champions Dylan Thomas et Soldier of Fortune pour inscrire en plus deux chevaux de jeu, mais la chance a compté, Authorized a tiré le numéro le plus à l&#039;extérieur à la corde et s&#039;est retrouvé piégé, en raison du grand train mené devant. Le parcours compte même au plus haut niveau, Kesaco Phedo a peut-être aussi perdu le dernier prix de France en raison de son 9 à l&#039;autostart. Mais revenons à ce que nous avons vus, Kieren Fallon envoyant dans les cordes Zambezi Sun et Soldier Of fortune sans être sanctionné, un petit arrangement chasse celui du grand prix de Paris, les grandes maisons sont lustrées et le personnel touche le SMIC.

Est-ce afin de ne pas être l&#039;homme du jour que dans la suivante, Fallon n&#039;a pas sollicité franchement Yeats? Fallon est un grand bonhomme, O&#039;Brien un habile metteur au point autant qu&#039;un bon stratège, mais tous ceux qui aiment les courses car ils se sentent emmenés avec elles au sommet du mont Fujiyama, ont eu l&#039;impression en cette fin de dimanche d&#039;être chaussés de semelles de plomb.

 

Un malheur n&#039;arrive jamais seul, et l&#039;idéologie de l&#039;argent roi fait feu de tout bois ces derniers temps tout en remuant ses bagouzes. L&#039;homme libre, le turfiste, a un seul grand ennemi : la masse. Le pari mutuel, c&#039;est jouer contre les autres, s&#039;extraire de la mélasse en marchant droit dans ses bottes. La deuxième place de Youmzain (toujours battu de 4 longueurs par Dylan Thomas auparavant), Authorized limite pour une course D à Compiègne, Yeats en promenade à 1/10, à quoi bon se saper en milord pour assister au tirage du Kéno ?

Je voyais hier le premier ministre télécommandé François Fillon remettre une assiette dorée aux lauréats, et j&#039;avais l&#039;impression de me revoir à 5 ans jouer avec une figure Playmobil et une pièce de cinquante centimes. Applaudir une journée comme hier, c&#039;est croire en 1788 que la royauté en a encore pour 250 ans.

 

La grâce, en extrapolant, on l&#039;aura vue chez la revêche Mandesha qui a refusé d&#039;aller au bout quand Soumi l&#039;a sollicitée, laissant Fallon se ridiculiser en gagnant un Arc devant un dauphin de paille.

Mandesha, j&#039;aurais une pensée pour toi samedi prochain tandis que les habitants d&#039;ici communieront dans leurs nouvelles valeurs, car les français n&#039;aiment pas le rugby, ils aiment la régression, ils aiment se couvrir la gueule de trois couleurs, porter des perruques débiles, encourager l&#039;équipe de Bernard Laporte, l&#039;ancien magnat des casinos qui tapine aujourd&#039;hui pour les jambons Madrange, ils aiment Chabal car comme lui ils ne veulent plus de discours, ils aiment Michalak depuis que sa gueule est floquée sur des hamburgers et qu&#039;ils peuvent déféquer du champion, ils aiment sur TF1 les plans de coupe sur leur président analphabète après un essai marqué en leur faveur, ils aiment les Néo-Zélandais quand ils font haka car les coutumes c&#039;est super. Quand on leur demande d&#039;ailleurs quelle est la coutume qui reliait les français, ils cherchent quelques longues secondes puis répondent avec un air ébahi le fait de regarder Benny Hill le dimanche à 20h10. 

 

Comme toi, Mandesha refusant de faire ce qu&#039;on t&#039;ordonne de faire, je n&#039;ouvrirai pas mon poste samedi prochain, j&#039;emmerde la Française des Jeux et je ne peux cautionner une équipe qui n&#039;a aucune stratégie, qui change de face à chaque rencontre et qui n&#039;est que le bras désarmé de la propagande pour une vulgarité sans frontières. 

 

Bravo au Royaume-Uni pour dimanche, puissez-vous nous plumer encore samedi !

Homme libre, toujours, tu parieras contre la masse.
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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2007/10/470677</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Mon, 08 Oct 2007 16:30:07 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>DES CHIFFRES ET DES LETTRES DE GUY MOQUÊT                            (Feuilleton, 57 eme épisode)</title>
   <description><![CDATA[   
 

 

 

 

 

 

 

 

 

Résumé des épisodes précédents : Ailton, ancien cheval de groupe, se présente dans un réclamer avec l&#039;idée de se refaire la cerise. Jean-Pierre Dubois, quant à lui, amoureux, délaisse ses champions Quatre Juillet et Infinitif depuis qu&#039;il s&#039;est amouraché d&#039;une Lady, propriétaire du cheval Que je t&#039;aime. Il veut lui déclarer sa flamme un vendredi soir à Vincennes, après avoir fait gagner son cheval. Kevin et Dorothée, de leur côté, s&#039;apprêtent à faire une surprise à leur père, Michel Bernoulle, ils se rendent à H&amp;M pour lui acheter une chemise.

 

 

Episode 57 : Le fil du rasoir. 

 

Ailton piaffait de colère au retour. Un quart d&#039;heure plus tôt, l&#039;entraîneur Baltromeï avait jugé bon de lire à Dominique Boeuf la lettre de Guy Moquêt au lieu de lui donner des consignes précises. Juché sur la selle d&#039;Ailton, Domi avait alors été saisi d&#039;une crise de tétanie au moment où le cheval s&#039;apprêtait à donner sa pleine mesure. Sentant que Boeuf risquait la chute, Ailton trop bon avait dû se contenter de finir la course au pas de chasse. Au final, il finissait avant-dernier du réclamer. 

C&#039;était la honte pour cet ancien cheval de groupe. Ailton se croyait arrivé au fond du trou, mais il découvrait que même au fond du puits, il y avait encore moyen de creuser.

 

Pour Jean-Pierre Dubois, ce n&#039;était guère mieux. Il n&#039;avait réussi à étancher la soif de gagner de Jean-Michel Bazire. Son Que je t&#039;aime avait dû subir la loi de Querido des Baux bazirisé. En observant la mine contrite de Lady O&#039;Reilly au sortir de la deuxième, Jean-Pierre comprit in petto que lors de la nuit qui s&#039;annonçait, il pourrait se la mettre sous le bras. Il appela le George V pour annuler la réservation de la suite &quot;Bellino II&quot;, il regagna son ranch et demanda à sa gouvernante, Menda, de lui réchauffer deux croque-Dodu.

 

Si pour Ailton, c&#039;était la totalité de l&#039;existence qui semblait une impasse, JP quant à lui arrivait dans la dernière partie d&#039;une vie immense, quasi-parfaite, mais deux éléments menaçaient cette perfection : son petit-fils se faisait piquer régulièrement pour dopage, ce qui pourrait mettre en péril la raison des succès de son élévage ; et Que je t&#039;Aime ne parvenait toujours pas à en gagner une dès lors qu&#039;il se mettait à son sulky. Les deux personnages, Ailton et JP, étaient intranquilles. Jean-Pierre se rêvait Jardy, au sommet du plus jeune au bel âge, Ailton se fantasmait Jordi, il avait goûté aux délices du star-system adolescent, sans recul, et n&#039;était plus capable de rien, arrivé dans la force de l&#039;âge.

 

S&#039;inscrire sur Meetic n&#039;avait rien donné pour Ailton, personne ne l&#039;avait réclamé. Il était largué. Le langage SMS pratiqué sur les &quot;tchats&quot; lui était un sabir ignoble. Son avenir lui paraissait incertain. Allongé sur son lit superposé, il fumait des Gauloises Blondes en imaginant la tête qu&#039;il aurait en se laissant passer la moustache. Puis il prit un cahier Clairefontaine à la première page duquel il traça une ligne verticale afin de limiter deux colonnes, dans la première il marquerait ses qualités, dans la seconde ses défauts. Si la seconde se remplît assez aisément, dans la première il ne put qu&#039;écrire qu&#039;il avait un talent certain pour réaliser deux colonnes d&#039;égale distance sans l&#039;aide d&#039;une règle. Après s&#039;être creusé la tête, il réalisa qu&#039;il touchait aussi un peu sa bille dans l&#039;art de cuisiner la poîtrine de porc. Cela lui faisait deux bons points. Il n&#039;était cependant pas certain que ces dons particuliers suffiraient à retenir l&#039;attention d&#039;un employeur quelconque. 

 

L&#039;expert de la commission européenne débarqua subitement au début du cinquième paragraphe. Personne ne l&#039;avait vu venir. Sa présence semblait toujours incongrue, il s&#039;en accomodait très bien, l&#039;expert de la commission européenne était en effet habitué à faire des passages éclairs autant qu&#039;inopinés, à exercer des contrôles surprise, c&#039;était sa profession. Sa hiérarchie l&#039;avait par exemple catapulté samedi en Bosnie-Herzégovine puis lundi dernier à Enghien afin d&#039;établir un rapport sur la régularité des courses françaises. De même que Jean-Pierre Dubois s&#039;était retrouvé la semaine dernière au Canada, aux Etats-Unis, en France et en Italie pour y faire gagner des champions (à l&#039;exception de Que je t&#039;aime), l&#039;expert parcourait la mappemonde pour dresser des procès-verbaux. Depuis combien de temps n&#039;avait-il pas vu sa femme ? Passé avec elle une soirée ? Certes, la dernière fois qu&#039;il s&#039;était retrouvé à ses côtés, la phrase célèbre &quot;Aimer, c&#039;est regarder à deux dans la même direction&quot; lui était revenue à l&#039;esprit, mais c&#039;est parce qu&#039;ils regardaient un épisode des &quot;Cordier juge et flic&quot;.

 

Arrivé au terme de la cinquième course, après avoir assisté à la défaite de Mandarino Blue et Romain Derieux, bouleversé par ce qu&#039;il avait vu, l&#039;expert quitta en hâte l&#039;hippodrome d&#039;Enghien-les-Bains direction Strasbourg, paniqué à l&#039;idée que sa femme le trompe avec un turfiste. Il chopa un TGV Paris-Strasbourg et rédigea dans un wagon de première classe un rapport sans rapport avec la mission que lui avait confiée sa direction. Griffonnées dans l&#039;urgence, les pattes de mouche seraient publiées la semaine prochaine sur un obscur blog édité chez Mongenie. Un sentiment d&#039;oppression naquit en lui. Assis sur la banquette, lui faisant face, il avait comme l&#039;impression d&#039;avoir comme voyageur non pas un homme, mais un cheval, affublé d&#039;une fausse moustache. Déraisonnait-il ? Prenant son courage à deux mains, il adressa la parole à son vis-à-vis, le voyageur lui répondit qu&#039;il avait décidé de lâcher son job pour tenter de refaire sa vie dans le milieu de la Flammenkuëche.

 

Ailton, Jean-Pierre Dubois et l&#039;expert de la commission européenne, destabilisés, espéraient que le week-end qui s&#039;approchait leur apporterait des certitudes tangibles. C&#039;était le week-end de l&#039;Arc. Hélàs, le premier samedi, l&#039;ancien leader de Manduro, Toylsome, s&#039;était octroyé un groupe I à 50/1. Tous trois décidèrent sans se concerter qu&#039;il fallait voir ici un signe de la diversité du vivant, que jamais rien n&#039;était perdu, et qu&#039;après tout, tant qu&#039;il y a de la vie, il y a de l&#039;espoir. 

 

Quant à Michel Bernoulle, habitant Dreux, &quot;tant qu&#039;il y a de la vie, y a de l&#039;espoir&quot; était sa maxime favorite avec &quot;On a beau dire, on a beau faire...&quot;, ce bon vivant jouait aux courses avec gourmandise, il n&#039;était pas rare de le voir finir une réunion cul-nu à force de flamber sur Anthony Cardine, il avait joué sa chemise sur Toylsome, il en avait à présent 50 et songeait à en revendre quelques unes sur E-Bay, histoire de se payer un pantalon. En rentrant chez lui, ses enfants lui firent la surprise de lui offrir une chemise.

 

A (ne pas) SUIVRE...
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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2007/10/469538</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Sat, 06 Oct 2007 20:33:11 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Je m&#039;voyais déjà...</title>
   <description><![CDATA[ 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Après m&#039;être connecté à &quot;Mongenie&quot;, j&#039;ai observé machinalement sur la page de droite de mon hébergeur de blog, les dernières mises à jour. En l&#039;occurrence, un blog d&#039;un ronchon nommé &quot;Baisse du chômage&quot; et un blog d&#039;un patachon, &quot;Passion Chats&quot;, je clique sur un troisième &quot;Mes favoris&quot;, je m&#039;attends à tomber sur le bestof Internet Explorer d&#039;un généreux, las, le dernier article édité commence comme suit : LISER DES MAILS ET PARTICIPER VOUS ETES REMUNERER. 

 



Ces dernières semaines, les pensées morbides font florès en mon ciboulot, le monde des chevaux me semble bien plus riche que la farce que perpétuent mes contemporains, et j&#039;ai davantage de plaisir à traîner sur geny.com, même sans jouer par la suite, qu&#039;à faire le con dans le monde comme il va. Les courses offrent une version sublimée, transposée et mise à distance, des joies et misères du fait de vivre en communauté. Faire le papier et tomber sur une évidence m&#039;en apprend plus sur la nature humaine que la fréquentation d&#039;un directeur des ressources vivantes ou d&#039;un paraplégique ou d&#039;un odieux cumulard (comme par exemple un directeur paraplégique des ressources vivantes). 

 



Déprimé, je me suis liquéfié par les yeux tout à l&#039;heure en tombant sur le profil d&#039;« Ailton », vendredi dans la cinquième à Saint-Cloud. Quel destin que celui de ce cheval, voici un petit mec qui à l&#039;orée de sa carrière (sa deuxième rencontre avec un hippodrome) a mis trois longueurs dans la vue d&#039;« Ilie Nastase », dans le prix du Lude, et une et demie à « Earth Planet ». Quand vous commencez une carrière par ringardiser Nastase et par foutre une longueur et demie à la Planete Terre, vous avez la hargne, vous avez 21 ans, votre pseudo MSN c&#039;est &quot;Rastignac2000&quot; et vous allez gagner Flushing Meadow l&#039;an prochain, c&#039;est couru. 

A la course suivante, Ailton est donc inscrit dans un groupe III l&#039;explicite &quot;Prix des condés&quot; mais il doit y subir la loi de « Midnight Beauty », les noms parlent d&#039;eux-mêmes, si j&#039;étais peintre, je reproduirais sur toile cette performance en la titrant &quot;Allégorie de la jeunesse communiste révolutionnaire ne pouvant rentrer en boîte pour cause de tenue correcte exigée &quot;. 



 

Pauvre Ailton, il se voyait déjà en haut de l&#039;affiche, flirtant avec le gratin, et s'est découvert une allergie à la cocaïne. 



 

Le voici, revanchard, et il part à l&#039;assaut d&#039;un groupe I, le critérium de Saint-Cloud (le 12/11/06), sur son auguste dos, il fait grimper Victoire. Mais il finit aux choux, son envie toute personnelle de réussir s&#039;étant métamorphosée en une très banale &quot;rage de vaincre&quot;. Avant-dernier. Il a 26 ans, c&#039;est déjà l&#039;âge de la retraite pour les tennismen. Dans la rue, les enfants l&#039;appellent Santoroooo et rient méchamment de lui en affichant des chiffons rouges en guise de muleta. C&#039;est la déglingue. Il se met à la bière tiède et se fait réchauffer des raviolis au micro-ondes. Il a oublié le goût des arômes et saveurs, le matin, il mange à lui seul une boîte familiale de 1,2 kilos. Il demande de l'argent à ses parents pour payer son quotidien, à 26 ans il n&#039;attend plus rien de la vie que quelques toasts au tarama le jeudi, et le droit de regarder les documentaires animaliers de la cinquième chaîne. 



 

Ses quelques amis tentent de le bouger de sa mélancolie. On lui propose d&#039;aller danser, une fois il accepte, or, ses pas sont gauches, il préfère faire canapé au moment du slow (le 29 janvier, il a fait 5/8 à Cagnes sur Mer). Allez quoi, Jeff, t&#039;es pas tout seul, tiens, mets ton costume, on va aller au bal. Vous m&#039;emmerdez, leur répond Ailton. Et voilà son père qui s&#039;y met, son père c&#039;est « Fly To The Stars », il lui passe un coup de bigo. Bouge ton cul ou j&#039;te coupe les vivres, assisté va, lui dit cash son père, un homme de droite qui ne supporte pas les fainéants, vu qu&#039;il a hérité de son propre daron, un bosseur. 



 

Ailton ne veut pas froisser son Fly de père, il accepte la bonne place que son géniteur lui a trouvé au sein de son entreprise (il devra checker des listings), sans heurts, il y accumule donc les bonnes places au niveau listed. Mais la gagne, nenni et ses rêves de panache, de groupe I de s&#039;évanouir, et il réalise que tout ce qu&#039;il laissera à ses enfants, c&#039;est une collection de VHS consacrée au Zébu et à la Zibeline quand il avait magnétoscopé sur la 5 une saison de la série documentaire &quot;Z comme Z&#039;Animaux&quot;. Il s&#039;endort au travail. On le déclasse, fini les pince-fesses du comité d'administration. De toute façon, il n&#039;était pas fait pour le grand-monde, il considère sa lignée, l&#039;un de ses parents s&#039;appelle « Aznavour » mais c&#039;est sa mère. Ailton, de toute façon, c&#039;est un prénom de sous-marque. C'est Elton à la mode Leader Price, un peu comme dans les magasins Netto où on trouve des boîtes de maquereau « Captain Couque ». Chienne de vie. 



 

Voici Ailton comme répudié. Transféré au service archives de sa boîte (une course B), il s&#039;y montre incapable (5eme sur 6). Le voilà névrosé plein-pot. Il est viré. Ses parents ne lui répondent plus au téléphone. Il doit quitter Paris. A présent, il vit dans un 12metres carrés à Paimpol, au premier étage d&#039;un lit superposé dont il loue le rez-de-chaussée à Flora, la prostituée de la rue des Chartreux, qui y fait leur affaire aux marins de passage. 



 

A trop entendre ahâner les mousses, il se dit bordel, ressaisis-toi Ailton, t&#039;as que 28 balais, il s&#039;inscrit alors sur Meetic pour changer d&#039;air, rencontrer une Réunionnaise ou un pirate qui l&#039;emmènera visiter l&#039;Earth Planet qu&#039;il méprisait autrefois. Et c&#039;est ainsi que vendredi, il se présentera au départ d&#039;une course à réclamer. 



 

Voilà à peu près le type de rêveries auquel je me livre en feuillant mon turf… La semaine prochaine, je vous raconterai comment Jean-Pierre Dubois n'a conservé dans ses boxes que le cheval nommé « Que je t'aime », propriété de Lady O'Reilly, qu'il prépare depuis six mois pour la course de demain soir (R3. 202), afin de le faire enfin gagner et de dévoiler ses sentiments à la dame par ce subterfuge. Ca fait quatre mois qu'il la fait mariner à ne pas gagner, la dame se demande pourquoi Jean-Pierre s'est séparé de « Quatre Juillet » et a gardé au box son petit Que je t'Aime, m'aimerait-il se demande-t-elle anxieuse, demain, les deux seront dans l'angoisse et à 65 ans c'est encore plus beau, croyez-moi, ça sent le geste romanesque, la victoire et le palot avant le début de la troisième. Dites-le avec des chevaux. 

 


  

&gt;&gt; Vendredi. R1. 503 Ailton. R3. 202 Que je t'aime. 
 

 

 
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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2007/10/467718</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Thu, 04 Oct 2007 10:04:01 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Prochain article incessamment sous très très peu</title>
   <description><![CDATA[ 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Que fait Jean-Michel Bazire entre deux courses ?

C&#039;est scandaleux, il joue aux courses !

 

Ci-dessus, vous le voyez tendu au moment de toucher Dubois.

 

 

(photo issue d&#039;un site de fan :

aline-jmb.skyblog.com)
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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2007/09/453018</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Thu, 13 Sep 2007 06:19:36 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>CESSER DE PERDRE EN MOINS DE CINQ JOURS</title>
   <description><![CDATA[   Ceci est la retranscription d'une conférence donnée hier par Maître Hypo, devant 400 turfistes, sous le chapiteau des Marins Dodus, à Guingamp, lors de la journée inaugurale de sa tournée nationale « Le plan pour arrêter de perdre en moins de cinq jours ». Ouvrons les guillemets. 

  

« Mesdames, mesdemoiselles, turfistes, bonsoir. 

Vous êtes venu ce soir parce que vous en avez marre de perdre. Bien. C'est un bon début. D'emblée, je vous rassure : arrêter de perdre, c'est facile. 

  

Posez-vous les questions suivantes... Quand avez-vous commencé à perdre ? Pourquoi ? Souvent, depuis votre plus tendre enfance de parieur, vous vous êtes habitué à perdre. Vous avez observé vos parents qui perdaient tous les dimanches, et vous vous êtes dit, adolescent, moi aussi je veux devenir adulte, moi aussi je veux perdre ! 

Et c'est ainsi, sans se méfier du loup qui attend au coin du bois, qu'on valide son premier ticket perdant, puis le second, etc. 

Oui, au début, c'est dur, on crapote, on se dit que ce n'est pas raisonnable, et puis ça coûte de l'argent… 

Mais on s'accroche ! Pour imiter les copains qu'ont la classe avec leur Bilto, et on s'habitue à la jérémiade... ah, il m&#039;en manque un... ah, c&#039;est pas de chance... En vérité, échec est le nom d'un aigle. 

Et cet aigle, ah, je vais vous le dire au risque d'en blesser certains… cet aigle, ah… on se sent bien au chaud dans sa serre comme une tranche de pain dans son toaster ! PARFAITEMENT ! 

  

Soyez beaux joueurs, les mecs, vous aimez perdre, sinon vous ne valideriez pas autant de tickets déjà perdants.  

Ce qu'il vous faut, c'est tromper l'habitude. Et pour commencer, vous allez faire quelque chose qui sera une première pour vous. Ensemble, ce soir, à Guingamp, vous allez répéter en boucle « Je dois perdre l'habitude de perdre, je dois perdre l'habitude de perdre, l'habitude de perdre comme le parieur lambda ». Allez-y ! » 

  

Docile, le public répète le mantra en boucle. Une certaine transe gagne les rangs. 

Hypo avale une gorgée d'eau, puis, galvanisé par la foule derviche, quitte son pupitre pour arpenter la scène, micro en main. 

  

« Tel le fumeur qui allume sa dixième clope de la journée sans crier gare, le parieur lambda valide son sixième quinté de la semaine par réflexe. Le quinté, le quarté, le multi, sont des démons créés par le PMU pour vous habituer à perdre (la salle applaudit, quelques « Bélingue, rendez l'argent ! » fusent, suivis de chuchotements : « Tu vois quoi, toi, demain dans le quinté ? »). 

Hypo reprend : 

« Le parieur regarde les partants de la cinquième, il voit que le favori est imbattable, car il a déjà battu dix fois l'adversité qui lui est encore proposée ce jour. Le parieur tente alors quatre chevaux en couplé gagnant, histoire d'être certain de foirer trois des six combinaisons de son ticket.  

Le parieur se dit qu'il ne va quand même pas jouer ce favori gagnant sec pour gagner des queues de cerise. Il préfère faire une longue et perdre au moins la moitié des sommes qu'il jouera, en se disant qu'il est passé à côté du gros lot. 

Le parieur est un homme pressé. Plutôt que de se donner trois mois pour multiplier son fonds de roulement par 10 en jouant serré, il préfère perdre son fonds tous les mois en jouant n'importe comment tous les jours. Et oui, voilà ce qui ne va pas dans ce pays ! » 

  

Applaudissements. La main d'une jolie femme se lève : « Monsieur, peut-on dire que le parieur est un éjaculateur précoce ? ». Eclats de rire dans la salle. Maître Hypo se compose la face la plus sérieuse du monde, à moins qu'il ne le soit vraiment. En tout cas, sa voix semble plus dure que l'acier le plus froid. 

  

« Non, car le turf est une activité onaniste. Si vous observez attentivement les gradins d'Auteuil, vous reconnaîtrez mille bonshommes se paluchant. La preuve en est que le turfiste préfère garder pour lui son tuyau que de le filer à une âme en peine. » 

  

Eclats de rire. Certaines personnes de l'assistance sont évacuées par civière. 

  

« Mais vous avez en partie raison, ma jolie, c'est parce que le turf est une activité onaniste que le parieur est dans 99% des cas un perdant. Il connaît le lieu de son plaisir. Son plaisir, mon petit chat, c'est imaginer qu'il va gagner, et non le fait de gagner. 

Vous par exemple, mon beau palet breton, z'avez l'air bien mimi, autour de vous des mecs se disent qu'ils aimeraient bien, éventuellement, enfin voyez… mais très peu d'entre eux vont vraiment tenter de vous séduire. L'imaginaire leur suffit. 

  

Ainsi, le parieur est capable de valider un champ-trio pour 30 euros autour d'une base spéculative sur laquelle il ne serait jamais prêt à mettre 30 euros à la place. Il prend les choses à l'envers. Il considère l'imaginaire (le rapport de son trio de fou) au lieu de considérer le réel (il a 95% de chances de perdre 30 euros ; mais il ne veut pas le voir). 

Pire ! (Maître Hypo devient violet) Il parie la même somme ET sur une certitude ET sur un couplé pourri ! Parfaitement ! En conséquence, son fonds de roulement ne décolle jamais (Hypo demande un verre d'eau). Normalement, il faut jouer au minimum 5 mises sur votre certitude, et 1 sur le couplé pourri. (Hypo considère tristement son verre d&#039;eau et demande du Ricard) Eh oui, aimez-vous, le PMU vous le rendra ! » 

  


On entend des sifflements. Une ondulation parcourt le public, comme un seul homme. Certains turfistes, gênés, se reconnaissent dans le comportement décrit par le maître. Une voix hurle « Raël, salaud ! ». 

Le trublion est aussitôt saisi par des vigiles.


  

« Vous savez, reprend le Maître sur le ton de la confidence… je suis encore moi-même parfois ce parieur habitué à perdre. Je travaille sur moi-même mais ça me reprend parfois… Ce qui fait de moi un winner qui roule en Ford Taunus, c'est le fonds de roulement dont je dispose. Tant que je peux parier beaucoup plus sur une certitude, un favo à 1.7, que sur un coup incertain… tout va bien… » 

  

Harassée par une journée de travail mal payée (la plupart des parieurs présents dans la salle payent le PMU au SMIC en lui refilant 8,50 euros par heure), l'assistance n'a rien compris aux dernières paroles pontifiantes du gourou. 

Profitant des relâchements de la foule, la jeune femme se fraye un passage et s'approche du Maître pour lui glisser quelques mots à l'oreille, apparemment il lui a répondu par une bonne blague puisque les deux ont l'air ravis. Et les voilà qui s'apprêtent à quitter la salle bras-dessus bras-dessous ! 


Grondements sous le chapiteau ! 

 


L&#039;organisateur de la soirée s'approche stupéfait du couple nouvellement formé, et interpelle Hypo pour lui demander s'il va lui faire le plaisir de finir sa conférence. Celui-ci rétorque en souriant, l'élégante à ses côtés : 

  

Ah, non ! J'ai gagné, j'arrête pour aujourd'hui. 

  

Hypo quitte le chapiteau, sous les huées, direction la studette de la guingampaise mimi. 


Parmi les insultes proférées à l'encontre de notre homme, l'une d'elles révèle tout son sens. Matelassier.

 

 

 


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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2007/09/448868</link>
   <author>hypo</author>
   <guid isPermaLink="true">http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2007/09/448868</guid>
  <pubDate>Thu, 06 Sep 2007 14:51:54 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>CE SOIR, CONFERENCE !</title>
   <description><![CDATA[ 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce soir, les habitants de la ville de Guingamp sont invités à se rendre sous le chapiteau des Marins Dodus, dans le quartier de la Chôme, pour assister à une conférence de Maître Hypo sur le thème :

&quot;Comment arrêter de perdre en moins de cinq jours&quot;.

 

L&#039;intégralité de cette conférence sera publiée ce jeudi 6 septembre sur le blog : &quot;J&#039;ai vu défiler...&quot;

 

A demain !
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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2007/09/448369</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Wed, 05 Sep 2007 19:26:59 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Mathilde est revenue</title>
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L&#039;été, l&#039;homme de trot s&#039;emmerde. Par-dessus le marché, l&#039;été déboule pour cet homme avec les giboulées. En mars, tandis que le salarié entrevoit les bienfaits de vacances en club Med', songe aux peaux dénudées, aux collés-serrés avec Bobonne sur lambada et gambadou, l&#039;homme de trot a pour tout horizon un relief aussi riche en rebondissements que la perspective offerte par une piste plate. 

  


Parier à Cabourg, c&#039;est perdre sa chemise pendant que sur le podium, une chanteuse vous invite à la joie &quot;sans chemise ni pantalon&quot;. 

La possibilité de jouer à Cabourg devrait persuader les plus agnostiques d&#039;entre nous de l&#039;existence du diable.


Parier à Enghien, c'est observer de près le modèle des champions car cet hippodrome dispose d'un rond de présentation. Puis vérifier le théorème de Jean-François Biglosse : tout athlète équin présenté sur la piste d'Enghien se transforme irrémédiablement en crotte de stylo Bic encre noire. Suivre correctement une course y est en effet impossible sans l'apport de lunettes triple foyer, la piste de galop étant située entre celle de trot et les tribunes. 

Je passe sur les petits hippodromes de province qui ne servent souvent que de terrains d'entraînement pour les réunions richement dotées de l'hiver. En tant que parisien, je respecte trop les provinciaux pour médire de ces ploucs. 

  

Bref, l'été, l'homme de trot se pèle les miches en attendant de revoir Vincennes. 

Ses amis peinent à le reconnaître, lui toujours plein d'entrain dès que les arbres perdent leurs feuilles, hilare tandis que les clochards meurent de froid, vif d'esprit car celui-ci est chauffé par l'étude de la réunion, toujours prêt à danser la polka sur la table quand les autocars bourrés d'enfants glissent sur le verglas et vont s'emplataner… le voilà peine-à-jouir, bande mou et geignard aux premiers rayons de soleil. 

L'homme de trot tente alors quelques escarmouches pour retrouver la pêche. Par exemple, il enfile avec tendresse l'imperméable qu'il revêt d'ordinaire pour se rendre à Vincennes, mais il s'aperçoit au regard empreint de pitié de la vendeuse de chichis qu'il a l'air d'un con sur la plage de Kerboullec. La situation demeure sans espoir. L'homme du trot se calfeutre dans sa chambre à coucher, dort en abondance, le temps ne passe pas moins vite mais il y en a moins. 

  

Heureusement, les bikinis s'éloignent et l'homme de trot va bientôt pouvoir revêtir sereinement son bleu de chauffe, son imper, il le fait comme ça, pour le fun, ça l'amuse, ça faisait longtemps qu'il n'avait pas ri. Puis son visage devient sévère, c'est qu'il vient de croiser son propre regard dans le miroir et il se dit qu'avec son paletot anthracite, il a la classe. Puis il éclate de rire. 

Le voici tout guilleret d'un coup en ce début septembre, il sort de chez lui en furie et chante « Mathilde est revenue » lors de sa promenade vers le kiosque à journaux où il achète sa feuille de turf. Déchaîné, il claque la bise à la voisine du troisième dans l'ascenseur, la retraitée rougit. 

  

Notre homme de trot enfile une veste et se rend dans le lieu qui lui a apporté tant de joie, à l'occasion de la magnifique journée de dimanche dernier. Un programme resplendissant. Des chevaux au petit poil luisant lui rappellent par association d'idées le mot « œstrogène ». Des caviars, en veux-tu en voilà, et cette impression de toucher du regard la classe à l'état pur quand il verra JMB triompher dans le critérium des 5 piges, ou bien appréciera la manière qu'a Negre du Digeon d'exploser l'adversité en effectuant une petite sortie du matin, avec le détachement coutumier de ce cheval lorsqu'il part s'acheter, le samedi matin, son journal et ses croissants. 

  

Tout à sa joie de retrouver les frimas et sa piste de prédilection, notre homme tente le diable. Il sait ce qui est à peu près certain d'arriver, mais dans un réflexe grégaire, il joue tout ce qui bouge. Offshore à la gagne. Nimrod à la gagne. Manychaille à la gagne. N'importe quoi à la gagne. Si un cheval pomponné se présentait pour faire un heat, il jouerait une gagneuse. L'homme de trot repart plumé… sur le chemin du retour, il songe à ses erreurs… Il s'agit de retrouver les réflexes qui sauvent, les couvertures et tout le tintouin. Oui, se dit-il, l'homme de trot a effectué sa rentrée, il manquait d'un parcours. 

  

En rentrant penaud, il retrouve sur le palier la vioque de l'ascenseur, la voisine du troisième. Elle l'attend devant sa porte, fardée, elle-même porte jarretelles sur cuisses flagada et une toque aux couleurs du dernier Motorola F-300. Probablement un artifice pour faire sexy. Notre homme dit d'accord mais c'est 500 euros. Pour se donner du cœur à l'ouvrage, il pense à des trucs mais seule l'odeur de Qualita Bourbon lui revient, ça marche pas terrib'. La vioque déguerpit en lui laissant quand même 50 euros pour l'intention de bien faire, comme des étrennes. 


Quand elle est barrée, l'homme de trot allume sa dernière clope et regarde les 50 euros abandonnés sur le guéridon. Il n'est plus qu'un turfiste comme des milliers d'autres à l'heure actuelle : il lui reste l'espoir. Il songe à la réunion de samedi prochain, il se dit que les courses sont une affaire de patience… cet hiver encore, il va devoir renverser des montagnes, que faire avec 50 euros ? Il trouvera bien, il sait comment faire. Il sourit, il tremble.

 



Il regarde sa cigarette, il la reconnaît, c'est la cigarette d'avant l'amour.

 

 


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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2007/09/448214</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Wed, 05 Sep 2007 16:04:11 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Hypo saison deux, mieux que &quot;Lost&quot; !!</title>
   <description><![CDATA[   
  Cette semaine, je reviendrai aux affaires à l&#039;occasion de la belle réunion de dimanche où je serai présent à Vincennes ! Ca va chauffer !

 

 

 

En attendant le récit que m&#039;inspirera cette journée, je vous livre mes quelques impressions pour dimanche...

 

1. Noodbye Horse a couru niveau groupe I. Contre des ploucs pareils, il devrait se sentir pousser des ailes (petites, car c&#039;est pas trop un gagneur, cf.sa musique). Neorino est l&#039;opposition mais c&#039;est un loufoque. 

2. QUALITA BOURBON a l&#039;habitude de courir toute seule. Elle ne sera donc pas dérangée de le faire une fois de plus.

3. OFFSHORE DREAM est un cheval exceptionnel. 

Oiseau de Feux a une première (allez, la deuxième) chance s&#039;il part def4. Wait and see.

Opus Viervil est bien utilisé à présent par Gallier.

 

Je pense qu&#039;Orla Fun va prendre la tête, sera relayée par Orlando Sport dans la montée et qu&#039;ils se feront bouffer dans la ligne droite.

Ozio Royal, je le sens pas. Trop fautif.

 

Mon prono &gt; 17.16.15.4.12.8.5

(9,10 et 11 peuvent aussi sortir, je pense me contenter de jouer Offshore GP)

 

4. Pouvant trotter 1&#039;14 sur ce parcours, MANYCHAILLE est capable de rendre son lustre au mot &quot;épatant&quot;, galvaudé par l&#039;expression &quot;Ces endives sont épatantes&quot;, entendu tout l&#039;été à propos de l&#039;émission Secret Story.

Attention à MARLENA, en cloque et bien engagée, à une cote ce matin de 8/10, ce qui est bon signe chez les Dubois Jr !

5. NEGRE DU DIGEON, en temps ordinaire, devrait pulvériser la concurrence. Mais là, il est annoncé def4 pour la premiere fois donc on peut s&#039;attendre à penser au gouffre de Padirac en constatant la différence au poteau d&#039;arrivée entre ses courtisans et lui.

LOULOU DU LAMEE viendra ensuite...

6. Compliqué car ses &quot;Q&quot; sont fautifs... Le retrait de Quatre Juillet me laisse perplexe (la famille Dubois en folie ?), Quolt des Obeaux peut surprendre, j&#039;en fais aussi un tout bon. S&#039;il y a deux ou trois disqual&#039; en début de parcours, il va jouer sa carte. Si tout le monde se tient comme il faut, il ne va pas bouger car il a une course fermée à 70.000 dans deux semaines. C&#039;est imprévisible... Je passe...

7. Tiens, une course de mardi placée un dimanche. Le Leblanc, Pais de la Frette, régulier. Bof, pas motivant. A Vincennes, en général, je ne joue pas au moment de la septième, c&#039;est le moment de la réunion où je fais traditionnellement le point sur ma réussite du jour, en allant boire du champagne au resto ou bien un mocaccino à 40 centimes à la tirette.

8. NIMROD BOREALIS au-dessus de la mêlée s&#039;il part def4. 

KALAHARI (super engagé) et LOURMARIN, c&#039;est chouette aussi. Lontzac et Milord pour toucher un trio et des clous.

9. Opium, timide préféré... je leur vois à tous une chance :(

 

Have a good turf.
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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2007/09/444674</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Sat, 01 Sep 2007 03:55:36 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Prix du Président du caveau de la République. Succès public mérité pour les duettistes Henry &amp; Paddy (plus bas, extrait de leur spectacle enchanteur)</title>
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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2007/06/387076</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Mon, 18 Jun 2007 03:38:59 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Pourquoi M.Geslin, venir si tôt ? Et non, reprendre, se lover au chaud puis gicler dans le tournant final ou la ligne droite, et ainsi faire honneur à votre impériale jument ?</title>
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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2007/06/387071</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Mon, 18 Jun 2007 03:15:26 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Presentation officielle des nouvelles coiffures de Messieurs Verbeeck, Locqueneux et Guiverva.</title>
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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2007/06/387068</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Mon, 18 Jun 2007 03:07:26 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Figure 1 : Ricou surpris par la dérobade d&#039;Or Noir Somoza dans le grand steeple. Figure 2 : Jockey Ricou rentre chez lui (cf. caméra cachée ci-dessous). Figure 3 : Jockey Ricou oublie de solliciter Or Noir et se fait passer par Lord Mirande.</title>
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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2007/06/386207</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Sun, 17 Jun 2007 10:26:18 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Augmentation de seulement 2% du Smic au 1er juillet. Reunion immédiate des cadres du conseil d&#039;administration du PMU pour fêter la hausse modeste de leur chiffre d&#039;affaires.</title>
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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2007/06/384033</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Thu, 14 Jun 2007 19:42:42 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Seize courses dimanche à Paris-Vincennes, l&#039;après-midi des géants, le matin des nains.</title>
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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2007/06/383386</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Thu, 14 Jun 2007 02:49:14 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Sortilège vaudou ? Voici les images mentales qui viennent à l&#039;esprit de Jean-Pierre Viel quand il se met au sulky, difficile pour lui d&#039;éviter alors la quatrième épaisseur</title>
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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2007/06/383290</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Wed, 13 Jun 2007 22:27:19 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>entraînement intensif pour nouba du saptel avant le prix Henri Ballière</title>
   <description><![CDATA[   ]]></description>
   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2007/06/379863</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Sun, 10 Jun 2007 03:00:10 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>UN DIMANCHE AU GALOP ; VIVRE</title>
   <description><![CDATA[   
C&#039;est pas le tout, mais il est moment pour moi de tirer ma révérence, chose que j&#039;aurais peut-être dû faire un peu avant, vu que j&#039;ai carrément grossi de l&#039;agenda ces dernières semaines et donc la bonne tenue de ce journal de bord du turfiste en chaude laine, en a quelque peu pâti. 

Je garderai un excellent souvenir de ce meeting d&#039;hiver, où les émotions vécues (Nouba du Saptel, Mirage du Goutier, Kool du Caux, Kazire de Guez...) et la réussite au pari se donnèrent rendez-vous, d&#039;autant plus excellent que ce souvenir est aussi une promesse, clin d&#039;oeil à l&#039;hiver prochain. 

La vieille garde se retire, et maintenant qu&#039;on connaît Offshore Dream et One du Rib, on va prendre pas mal de plaisir à les regarder poursuivre leur vie. My Love Lady n&#039;a pas dit son dernier mot. Meaulnes du Corta a ressuscité, et Jean-Miche doit en avoir sous le coude. L&#039;oeuf du poussin Nivard est éclos. Sur le plan du jeu, le conseil pour l&#039;hiver prochain sera d&#039;en garder sous la semelle pour les mois de janvier et février, où on ne triche pas, et les meilleurs brillent, tout simplement.

Alors, nous voilà repartis dans la saison de galop, et je dois dire que je ne vois pas ça d&#039;un mauvais oeil. Je suis comme un type qui se serait régalé à un festin joyeux et qui, après le café, ne penserait plus qu&#039;à s&#039;affaler dans son fauteuil Everstyl à dossier pivotant pour se mater Jacques Martin.

Le trot, je n&#039;en peux plus, j&#039;ai trop bâfré. Il faut serrer la ceinture quelques mois pour avoir plaisir à retrouver nos stars l&#039;hiver prochain... (je dis ça, mais dimanche, le critérium de vitesse à Cagnes avec Kesaco, Niky et surtout Opal Viking, miam-miam). Bon, le galop, j&#039;ai envie de m&#039;y frotter, mais je n&#039;y connaîs pas grand-chose, je sais juste que cette année, je délaisserai les handicaps fournis, et chercherai des couplés gagnants dans des jolis petits lots en Bonnet A. 

Quand je vais sur un champ galopeur, j&#039;ai toutes les semaines - et pour redire la même chose - l&#039;impression hebdomadaire de me rendre à une messe consacrant la gloire de l&#039;homme. Avez-vous remarqué comme une réunion dominicale est organisée suivant le modèle d&#039;une vie au vingt-et-unième siècle, en Europe ?

 

D&#039;abord, vous avez la première, la course d&#039;inédits, de petits. Ce ne sont pas des chevaux, mais des perdreaux de l&#039;année, ils découvrent les stalles, un rien leur fait peur, les hommes libres leur lancent des &quot;gouzi-gouzi&quot; au rond de présentation. Devant leur Paris-Turf, les hommes libres détaillent les origines.&quot;Qu&#039;est-ce tu penses du fifils à Montjeu ?&quot; demande un vieux à casquettes à un jeune à béret. &quot;Limignoumignou&quot; répond sobrement l&#039;autre, l&#039;air pensif. Les enfants de riches familles partent à la faveur du betting. Hors de Saddler&#039;s Wells, point de salut. Les écoles privées (Fabre, Rouget) d&#039;un côté, et les pleus-pleus aux cotes d&#039;outsiders au fond près du poële.

La seconde est une course de maidens, l&#039;inédit a fait ses premiers pas, disons qu&#039;il a 16 ans mais il est encore puceau. C&#039;est une course C. Lolita a de bonnes chances de gagner cette épreuve. Suivant le résultat, l&#039;adolescent sera dirigé vers les listeds ou le CAP chaudronnerie.

La troisième, c&#039;est le handicap-tiercé, les chevaux sont médiocres mais tout le monde s&#039;intéresse à eux cependant. Que vont-ils devenir ? Rester dans la masse, ou devenir nouvelle star ? C&#039;est l&#039;âge du troupeau.

Le handicap-tiercé, c&#039;est l&#039;âge des 19 ans, on est informe, pour tenter de se différencier de la masse qui a un téléphone BouygTel, on pense à SFR. Les jeunes sont des brêles, on devrait leur bourrer la gueule avec des pages de FHM pour qu&#039;ils nous lâchent un peu la grappe. Pourtant, le monde est organisé pour ces petits crétins, mais quel monde, hihi.

La quatrième, un groupe I pour pouliches. Elles ont 25-30 ans, physiquement elles sont affûtées, pas un poil de graisse, la Contrex appelle le sex-appeal. Leur mental de gagneuse fait se retourner sur eux tous les chasseurs de têtes, on les applaudit des deux mains dans la ligne droite, du coup, on peut plus finir sa lecture du Parisien ; la grâce féminine a vraiment mille et un charmes. 

La cinquième, c&#039;est le groupe I, planqué au beau milieu du programme de l&#039;existence. Les hommes ont trente-cinq ans, les femelles ont trois ans. C&#039;est l&#039;apogée de l&#039;existence, tous les possibles sont ouverts. On relance pour voir le flop. La gloire immédiate comme les joies de la reproduction. Après avoir gagné un groupe un, l&#039;homme se sent fort, il se dit que c&#039;est le moment d&#039;ouvrir un bar-tabac. C&#039;est ici qu&#039;il faut saisir la chance, vraiment, c&#039;est là que ça vaut le coup d&#039;être affûté, en fait.

La sixième, c&#039;est le groupe III sur 4000 metres. On a cinquante ans et on nous la fait plus. On connaît les rythmes et les changements de vitesse, on sait comment arriver à ses fins. On fume la pipe. Apparemment en haut, on gagne les bras-croisés, mais en bas on danse le bolchoï.

La septième, c&#039;est le réclamer. Démon de midi, retraite, perte du conjoint, il faut se recaser, on se vend au plus offrant. On a encore des crocs pour mordre les mollets de ceux qui nous appellent des seniors, on est des vieux tout simplement. Des vieux chevaux sur le retour. Des gars qui courraient le handicap-tiercé y a quarante ans, qui ont tenté de grimper niveau listed au mérite, puis voilà, la vie nous ramasse et on se retrouve en vente à réclamer. Bordel ! Y-a-t-il quelqu&#039;un qui me réclame, qui pense à moi, me dis-je toujours quand vient l&#039;heure du réclamer.

 

Alors, je sors de Longchamp pour éviter de voir la huitième, 

la deuxième épreuve du handicap-tiercé, trop déprimante, c&#039;est le quatrième âge. On est réduit à l&#039;indifférenciation, plus personne n&#039;attend rien de nous. 

Je m&#039;éclipse donc pour éviter de penser à ça, je suis bien, j&#039;ai vu toute vie défiler très lentement en course par course, il fait encore jour, je reviens sur Paris, il y a des filles décroisant les jambes aux terrasses, des garçons qui boivent des coups, du bruit et des accidents de bagnole, des rixes et des fous-rires, des quinquas en costard et des clochards qui dorment en quinconce. Qui suis-je, peut-on rire de tout, mais longtemps ? J&#039;ai trente-trois ans. Dans un an, quelque part, j&#039;aurai donc été plus loin que le Christ. 

Le groupe I approche, le crépuscule offre un spectacle aux teintes violacées autant que tirant par fins filets vers l&#039;orangé, et je bois une 8°6.

Je monte dans ma Ford Taunus et je mets le cap sur nulle part, en espérant ne pas y arriver. Je mets l&#039;autoradio sur la station &quot;turf et chansons&quot;, Pierre Vercruysse et la chorale des fans de Lady d&#039;Auvrecy y chante un standard du gospel. Je continue ma route vers l&#039;ouest, et voici venir un océan.

Je traverse l&#039;Atlantique en deux chevaux, ces deux chevaux sont Mirage du Goutier et Le Liberty, je suis grimpé sur ces bons nageurs, mais ils pratiquent le dos papillon et je suis obligé de sauter de l&#039;un à l&#039;autre pour conserver l&#039;équilibre. C&#039;est fatigant.

Mais bon, à ce rythme-là, je devrais avoir fait le tour du monde en neuf mois, et pourrais faire mon retour pour le meeting 2008 in Vincennes (ça, c&#039;est Paris). Ah, une petite île perdue. J&#039;y fais halte pour donner à boire à mes chevaux de l&#039;Evian en mini-bouteille. Quant à moi, je me sers du cognac en songeant à Enghien-les-Bains, le ciel est clément et la nuit sera douce, dans le silence de Dieu et de la montre en panne, j&#039;entends trotter quelqu&#039;un.

 

 

 

 

Merci à Glems, Coquelicot, Tchould, Gougo, Attari, Glem, Kalab, David, Camier, Mayomay, Pussyman, Quatre de Coeur, Zeyop, Coralie, Mayeul Caire, Karim Hawas, Pierre Levesque, François Mitterrand et tous ceux qui m&#039;ont écrit et que j&#039;oublie malheureusement au moment d&#039;écrire leurs noms. Sans vos soutiens, je n&#039;aurai sûrement pas écrit tout ça, merci encore. Hosanna Vincennes &amp; vive Le Liberty !

Hypo, mars 07, 

fin de 

trans

mis

si

o

n

 

(Note : que ceux qui désirent avoir des nouvelles de mes futurs écrits hippiques m&#039;écrivent s&#039;ils ne l&#039;ont pas encore fait, on sait jamais, si je refais un truc l&#039;hiver prochain, je vous tiendrai au courant par e-mail...)

 
 ]]></description>
   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2007/03/299839</link>
   <author>hypo</author>
   <guid isPermaLink="true">http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2007/03/299839</guid>
  <pubDate>Thu, 08 Mar 2007 02:39:25 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>DERNIER ARTIK&#039; MERCREDI MATIN !</title>
   <description><![CDATA[   Miam Miam ! ]]></description>
   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2007/03/298217</link>
   <author>hypo</author>
   <guid isPermaLink="true">http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2007/03/298217</guid>
  <pubDate>Tue, 06 Mar 2007 00:32:11 +0100</pubDate>
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