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  <title>J&#039;ai vu ma vie défiler très lentement en jeu simple gagnant</title>
  <description>J&#039;ai vu ma vie défiler très lentement en jeu simple gagnant</description>
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   <title>Q n&#039;est pas du poulet (par SAM SPADE DU RIB)</title>
   <description><![CDATA[ UN&nbsp;: MEAULNES, LE MAITRE ETALON.

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Certains ont pu faire la fine bouche au moment d'appr&eacute;cier le dernier prix d'Am&eacute;rique brillamment remport&eacute; par Meaulnes du Corta. Il est vrai que la course &eacute;tait d&eacute;j&agrave; pli&eacute;e &agrave; 1500m du but et que, dans la LD, on a eu une bonne id&eacute;e de ce &agrave; quoi pourraient ressembler des courses &agrave; un partant. 

Rebelote dans le prix de France quinze jours plus tard. Pourtant, au-del&agrave; du chrono, c'est justement ce qui fait de cette course LA COURSE DE R&Eacute;F&Eacute;RENCE des quatre derni&egrave;res ann&eacute;es, encore valable, &agrave; mon avis, pour juger des quatre ann&eacute;es &agrave; venir. Depuis un bon moment, les grandes courses et les crit&eacute;riums connaissent un d&eacute;roulement identique. Lutte &agrave; la mort pour se placer dans le premier tiers du peloton (au-del&agrave; duquel il n'y a pas de salut), grosse s&eacute;lection dans la mont&eacute;e via des attaques multiples en deuxi&egrave;me voire en troisi&egrave;me &eacute;paisseur, et triomphe dans la LD des chevaux ayant conserv&eacute; le plus de ressources ou ayant b&eacute;n&eacute;fici&eacute; des drives les plus inspir&eacute;es. Nous reconnaissons l&agrave; le sc&eacute;nario immuable des groupes 1 de l'hiver et des &eacute;preuves classiques de s&eacute;lection. Or, dans le dernier prix d'Am&eacute;rique il n'y a pas eu d'attaque dans la mont&eacute;e. La LD a elle aussi &eacute;t&eacute; escamot&eacute;e (ce qui explique du reste que le chrono ne soit pas record&nbsp;: c'est la descente et la LD qui font claquer la r&eacute;duction finale). Pourquoi&nbsp;? Parce que d&egrave;s qu'il a pris la t&ecirc;te et la corde, Meaulnes a litt&eacute;ralement asphyxi&eacute; tous ses adversaires, les obligeant &agrave; produire un effort comparable &agrave; celui d'un sprint rien que pour rester pendu &agrave; son sulky. Pour la premi&egrave;re fois depuis des si&egrave;cles la LD s'est courue moins vite que la mont&eacute;e. M&ecirc;mes les cracks reculaient. On n'avait pas vu une victoire d'un orgueil aussi suicidaire depuis Varenne. Et encore l'opposition n'&eacute;tait pas la m&ecirc;me. Gobernador fautif au d&eacute;part, c'&eacute;tait pli&eacute; pour ainsi dire. Avec Offshore Dream, double laur&eacute;at de l'&eacute;preuve, Qualita Bourbon, mythe vivant, et Exploit Caf, peut-&ecirc;tre le meilleur (et malheureux) cheval de l'&eacute;dition pr&eacute;c&eacute;dente, Meaulnes a vraiment d&eacute;coup&eacute; du lourd. Et il a fait du petit bois. Voir le grand Meaulnes remporter ce prix d'Am&eacute;rique comme Pathway un modeste quint&eacute; piste plate, &agrave; Laval par exemple, doit quand m&ecirc;me faire tilt dans la t&ecirc;te de tous les turfistes un peu s&eacute;rieux. C'est LA COURSE sur laquelle on peut poser le double d&eacute;cim&egrave;tre en toute s&eacute;r&eacute;nit&eacute;, et commencer &agrave; tracer des lignes aussi pures et permanentes que celles qui ornent la pierre de rosette. &nbsp;

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DEUX&nbsp;: LA LIGNE QUALITA

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La drive de Tonton Jean Pierre date peut-&ecirc;tre un petit peu. C'est un peu&nbsp;: je mets la Merco sur pilotage automatique et j'&eacute;coute le dernier CD d'Andr&eacute; Rieu &agrave; fond vitres ferm&eacute;es. Elle aura au moins eu le m&eacute;rite de r&eacute;v&eacute;ler &agrave; tous les observateurs pertinents l'exceptionnelle valeur de toute une g&eacute;n&eacute;ration. Qualita est &agrave; deux de Meaulnes pendant toute la mont&eacute;e. Personne ne l'a jamais fait. C'est en fait impossible. Mais elle encaisse l'uppercut. Certes, dans le dernier tournant, elle chancelle, c'est bien normal. Mais &agrave; l'arriv&eacute;e, d'une part elle ne part pas directement &agrave; la boucherie, premi&egrave;re victoire, et d'autre part, elle se relance et conserve la troisi&egrave;me place. Performance inou&iuml;e. Performance sans pr&eacute;c&eacute;dent. Offshore, pourtant pr&eacute;serv&eacute; dans le parcours, est loin, tr&egrave;s loin. Qualita sort n&eacute;anmoins logiquement essor&eacute;e de cette confrontation. DAI dans le France, elle semble avoir pris 10 ans dans le prix Ovide Moulinet, la derni&egrave;re course de sa carri&egrave;re. 

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Je pose la r&egrave;gle. 

Pour sa premi&egrave;re ann&eacute;e, Qualita &eacute;crasa tout. 7 courses, 6 victoires contre des &eacute;l&eacute;ments disparus depuis ou redirig&eacute;s vers la discipline du trot mont&eacute;, comme Quokine ou Quil&eacute;a Jiel, d&eacute;gout&eacute;es. L'ann&eacute;e suivante elle &eacute;crase les m&acirc;les dans le crit&eacute;rium des jeunes. Quido du Goutier, Quick de la Loge et Quick Wood sont rinc&eacute;s &agrave; la Meaulnes. M&ecirc;me histoire dans le prix de l'&eacute;toile o&ugrave; on commence &agrave; deviner la classe de Qualmio de Vandel, qui court encore pour Quido et sera sacrifi&eacute; dans la mont&eacute;e. Qualita ne court plus que contre les m&acirc;les, mais elle les domine comme les femelles l'ann&eacute;e d'avant. 8 courses, 7 victoires pour sa deuxi&egrave;me ann&eacute;e en course. Une domination sans partage&nbsp;? Le crit&eacute;rium des 3 ans sera sa premi&egrave;re &laquo;&nbsp;course &agrave; la mort&nbsp;&raquo;. Ecras&eacute;e au betting, seule contre tous, elle r&eacute;pond &agrave; toutes les attaques jusqu'&agrave; ce qu'un avion fasse trembler les tribunes dans la ligne droite&nbsp;: Quaro vient de produire l'une des plus formidables impressions visuelles de ces cinq derni&egrave;res ann&eacute;es. Souvenez-vous. Le missile pleine piste. Sa casaque bleue et jaune s'&eacute;tirant en train&eacute;es derri&egrave;re lui, comme un avion de chasse. Le chrono tombe, terrifiant&nbsp;: 1'13''6. En une course, sur la distance classique de la grande piste, les meilleurs &eacute;l&eacute;ments de la g&eacute;n&eacute;ration ont am&eacute;lior&eacute; leur record de pr&egrave;s de 2 secondes&nbsp;!!! A tout juste 3 ans, ils se parent maintenant d'un chrono qui en fait des pr&eacute;tendants plausibles au podium du prix d'Am&eacute;rique. Rappelez-vous. Un jour plus t&ocirc;t, le 8 d&eacute;cembre, Nouba du Saptel vient de faire &eacute;talage de sa classe dans le Bourbonnais. On parle d'elle avec les yeux de l'amour pour le dernier dimanche de janvier. Pourtant, elle n'est encore jamais descendu sous la barri&egrave;re des 14''&nbsp;! Sous les sabots des Q, la cendr&eacute;e de Vincennes commence &agrave; trembler. C'est en fait un v&eacute;ritable s&eacute;isme. 

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D&eacute;sormais, plus rien ne sera jamais pareil. Une g&eacute;n&eacute;ration commence &agrave; se d&eacute;voiler, d'une densit&eacute; exceptionnelle, qui va r&eacute;volutionner le spectacle des courses et chambouler les chronos pour de longues ann&eacute;es. Comme les Q ont encore toute une ann&eacute;e &agrave; courir entre eux, cette prise de pouvoir passera en fait inaper&ccedil;ue. Les vieux sont &agrave; l'abri. Offshore pourra profiter des malheurs de Pierre Vercruysse pour remporter un nouveau petit prix de transition. Mais les raisins sont press&eacute;s et on commence d&eacute;j&agrave; &agrave; deviner que le vin m&ucirc;ri dans ces tonneaux ne sera semblable &agrave; aucun autre. Cuv&eacute;e hyper mill&eacute;sim&eacute;e. Derri&egrave;re l'extraterrestre Quaro et le roc Qualita Bourbon, Qualmio de Vandel et Quel Amour Dudel (d&eacute;j&agrave;), ne sont plus perdus dans le lointain. Ils sont au contraire tout proches. Franchement, pour tout dire, leurs dents commencent &agrave; rayer le parquet. Bref, apr&egrave;s un petit arrangement familial pour donner &agrave; Quatre Juillet le statut d'&eacute;talon, Qualita est &agrave; nouveau battue &agrave; la r&eacute;guli&egrave;re dans le prix Houel par un Qualmio de Vandel de plus en plus dur. Mais dans le Prix de s&eacute;l&eacute;ction, en l'absence de Quaro, elle lui rend la r&eacute;plique. Coup pour coup. Quel Amour Dudel, Quaker Jet et Quick Wood sont &eacute;galement de la partie. Le chrono est encore &eacute;patant. Et la note de l'ann&eacute;e &agrave; venir est donn&eacute;e. A pr&eacute;sent, le premier vin est tir&eacute; et arrive &agrave; maturit&eacute;. On est effray&eacute; par la qualit&eacute; de l'effectif. Toutes les courses sont dures. Toute les sorties co&ucirc;tent cher. Tr&egrave;s cher. Qualita s'accorde deux courses de repos contre ses fifilles. Mais dans le crit&eacute;rium des 4 ans, elle ne peut qu'assister impuissante &agrave; la mise &agrave; feu du deuxi&egrave;me &eacute;tage de la fus&eacute;e Quaro.&nbsp; 1'13''3. Jusqu'o&ugrave; iront-ils&nbsp;? Cette fois, Quel Amour Dudel lui passe aussi devant, incitant Qualita &agrave; reprendre derechef un peu de moral chez les femelles. Or l&agrave; aussi, entre temps, les choses ont bien chang&eacute;es. Notre championne doit se sortir les tripes, 1'13''4&nbsp;!, pour venir &agrave; bout de la nouvelle Quarla, d&eacute;f&eacute;r&eacute;e des quatre et &agrave; pr&eacute;sent tout aussi dure qu'elle au mal. Il ne s'agit pourtant que d'un modeste groupe 2. C'est Federer-Nadal d&egrave;s les huiti&egrave;mes de finale. C'est Armstrong-Contador tous les dimanches. Un mois plus tard cependant, un peu fatigu&eacute;e, et un peu grassouillette aussi, elle n'est battue que par Russel November et devance Offshore Dream lors de sa premi&egrave;re confrontation avec ses ain&eacute;s. Elle montre &agrave; toute l'Europe qu'elle est vraiment au top top niveau. Que ce n'est pas du bluff. Elle le prouvera encore en battant Infinitif, puis Quarla et Qualmio une derni&egrave;re fois (mais &agrave; l'arrache), avant d'arriver donc &agrave; ce fameux prix d'Am&eacute;rique qui, avec elle, fait entrer toute une g&eacute;n&eacute;ration dans la l&eacute;gende. 

Vous commencez &agrave; d&eacute;ciller&nbsp;? 

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Il est temps de changer de r&egrave;gle. Qualmio n'a pas cess&eacute; de nous &eacute;pater depuis. Il a vraiment tout d'un crack. Dans une g&eacute;n&eacute;ration aussi pauvre en qualit&eacute; que celle des P, ou, plus loin de nous, des L ou des N, on verrait en lui un authentique Ready Cash. Ce qui ne l'a pas emp&ecirc;ch&eacute; de se casser les dents sur Quitus du Mexique, Qu&eacute;rios du Mirel, Quick de la Loge, Quilien d'Isques, Quaker Jet, Quel Amour Dudel... Pourquoi&nbsp;? Parce qu'aucun cheval ne peut courir le prix d'Am&eacute;rique et le prix de France, alternativement, tous les quinze jours&nbsp;! C'est &ccedil;a les Q. On parlera chrono tout &agrave; l'heure. Il est tout simplement impossible de r&eacute;p&eacute;ter les performances qu'implique la simple victoire d'un quint&eacute; dans cette classe d'&acirc;ge. L'opposition est toujours tr&egrave;s rugueuse, il n'y a pas de course facile. Chez les femelles, le sceptre aurait &eacute;galement d&ucirc; revenir sans discussion &agrave; Quarla, la v&eacute;ritable dauphine de Qualita. Ne vient-elle pas de nous montrer toute l'&eacute;tendue de sa classe dans le dernier quint&eacute; &agrave; Nantes, et plus encore dans le crit&eacute;rium des 5 ans, passant &agrave; deux doigts de remporter t&ecirc;te et corde une &eacute;preuve qui ne s'offre jamais qu'&agrave; un authentique champion&nbsp;? Elle s'y est pourtant fait fusiller par Queen's Glory. Queen's qui&nbsp;? Une arme de pr&eacute;cision secr&egrave;te, qui faisait le tour en sous marin depuis plus d'un an dans l'autre fili&egrave;re. L'autre fili&egrave;re&nbsp;? Eh oui. Il y a encore du stock mes amis. 

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En attendant, accordons-nous une petite pause musicale. Je vous propose de balancer ACDC &agrave; fond sur la sono. Fermez les yeux. R&eacute;p&eacute;tez-vous &agrave; voix basse ces deux mots&nbsp;: Quaro, Meaulnes, Meaulnes, Quaro... Commencez-vous &agrave; voir des images&nbsp;? Des images... Des images qui font froid dans le dos&nbsp;? Posez-vous la question&nbsp;? Quarla peut-elle donner &agrave; Meaulnes la m&ecirc;me r&eacute;plique que Qualita&nbsp;? Dites-vous aussi ceci&nbsp;: Quitus et Queen's Glory ont, respectivement dans le prix de Croix et dans le Crit&eacute;rium, aval&eacute;s la LD dans des r&eacute;ductions &agrave; c&ocirc;t&eacute; desquelles le sprint d'Offshore lors de son premier prix d'Am&eacute;rique fait vraiment penser non pas &agrave; l'avant Usain Bolt, mais carr&eacute;ment &agrave; l'avant Carl Lewis tant l'&eacute;cart est important (j'ai v&eacute;rifi&eacute;, c'est dingue). Vous sentez comme le plancher commence &agrave; vibrer&nbsp;? Flippant, non&nbsp;? 

Et maintenant, destockons. 

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TROIS&nbsp;: TOP CHRONO

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Quand il s'agit d'&eacute;tablir une &eacute;chelle de valeur chez les tr&egrave;s bons chevaux, le papier expose sa v&eacute;rit&eacute; par deux biais&nbsp;: les lignes et les chronos. La ligne majeure passe toujours par les classiques. Nous l'avons parcourue. Mais pour les chevaux aux origines plus modestes, qui n'ont pas d'embl&eacute;e le haras en ligne de mire, la maturation est plus lente. Elle commence sur les hippodromes de province et pour en juger, les chronos sont un bon thermom&egrave;tre. En gros, pour faire vite, on va dire qu'un cheval qui d&eacute;bute en mettant ses concurrents &agrave; plus d'une demie seconde ou mieux (par exemple 1'19''6 contre 1'20''2 ou 1'18''3 contre 1'19''4 au deuxi&egrave;me) a toutes les chances d'&ecirc;tre un vrai bon cheval. S'il r&eacute;p&egrave;te avec le m&ecirc;me &eacute;cart, c'est encore mieux. Cela veut dire que, math&eacute;matiquement, il peut d&eacute;j&agrave; rendre 25 m&egrave;tres alors que &ccedil;a ne lui arrivera pas avant un bon moment. C'est vraiment un tr&egrave;s bon indicateur. Ensuite il faut regarder comment ses meilleures marques &eacute;voluent. Si par exemple un cheval qui gagnait ses courses en 1'16'' claque d'un seul coup un chrono en 1'14'', cassant son record de pr&egrave;s de deux secondes, tout simplement parce que ce jour l&agrave; l'opposition ou les conditions de course le r&eacute;clament, cela veut dire qu'il a la marge pour passer de l'autre c&ocirc;t&eacute; et rencontrer les classiques. L&agrave; aussi, l'indice est assez imparable. Mais en r&eacute;alit&eacute;, ce cas de figure n'est pas tr&egrave;s fr&eacute;quent. Par exemple, chez les vieux, de bons chevaux comme My Winner, Oyola, Nelumbo ou Origano Lap ont poursuivi leur carri&egrave;re dans la fili&egrave;re des quint&eacute;s o&ugrave; ils ont fini par rencontrer quelques classiques d&eacute;chus, comme Prodigious. Le plus souvent, l'ascenseur redescend et ce sont les sangs bleus qui ne parviennent pas &agrave; r&eacute;aliser l'indispensable r&eacute;volution chronom&eacute;trique. Mais chez les Q, apr&egrave;s les Qualita, Quarla, Qualmio, Quitus, on a vu arriver de ce c&ocirc;t&eacute; une seconde vague quasi in&eacute;dite, d'une tr&egrave;s grande qualit&eacute;. Quinoa du Gers a fait ses armes sur les tourniquets avant d'arriver &agrave; Vincennes nanti de records en 1'14'' et 1'16'', o&ugrave; il fait impression dans des courses B. Puis soudain, en juin dernier, dans le Louis Jariel, sa premi&egrave;re course de groupe, o&ugrave; il affronte Quitus, Quick Wood, Quarla et autres Quaker Jet&nbsp;: 1'10''9. Il vient de faire tomber sa meilleure marque sur 2100 de pr&egrave;s de 3 secondes&nbsp;! Je n'ai pas besoin de dire que ce genre de progression n'est vraiment pas commune. On peut donc commencer &agrave; tirer une autre ligne. Quopeck est aussi de la partie ce jour l&agrave;. JMB le laisse &agrave; pr&egrave;s d'une seconde, mais il accroche tout de m&ecirc;me le podium. Quelques mois plus t&ocirc;t, il avait fini sur les talons de Quitus du Mexique, imp&eacute;rial ce soir l&agrave;. Progression similaire pour Qwerty, de 1'13'' &agrave; 1'11 et fractions sur la m&ecirc;me distance, en septembre dernier. Idem pour Quito d'Av&egrave;ze un mois plus t&ocirc;t. L'apparition aussi sexy qu'inattendue de Quarcio du Ch&ecirc;ne nous montre que nous n'avons encore pas tout vu. Eh oui&nbsp;! Le camion n'a pas fini de d&eacute;verser du bon Q sur la cendr&eacute;e. On continue de vider les stocks. Ce sont tous des chevaux de grande classe. Tous ont d&eacute;j&agrave; cass&eacute; la barri&egrave;re symbolique des &lsquo;'14 sur 2700 ou plus, au moins une fois. En parlant de &ccedil;a&nbsp;: Quarla l'a fait &agrave; 6 reprises, Quaker Jet 4 fois, Qualmio 3 fois, Quitus du Mexique 3 fois... Une barri&egrave;re qu'&agrave; 7 ans r&eacute;volus, Offshore n'a franchi qu'&agrave; 5 reprises, dont deux Marionnaud, et qu'il n'avait jamais approch&eacute; avant son premier prix d'Am&eacute;rique&nbsp;! En fait, il y a moins de trois ans, ce genre de chrono &eacute;tait le domaine r&eacute;serv&eacute; du dernier dimanche de janvier. Quand un cheval courrait les B en 1'14''4 on se disait, oui, pourquoi pas, &ccedil;a peut le faire. Voir tomber ce mur dans un groupe II ou dans un groupe III, un vendredi d'octobre ou de novembre, parfois m&ecirc;me dans des fili&egrave;res parall&egrave;les, marque une rupture spectaculaire que je me permets &agrave; nouveau de souligner tr&egrave;s lourdement. Ce qui dessert la g&eacute;n&eacute;ration des Q, c'est paradoxalement son exceptionnelle valeur. Tous les chevaux cit&eacute;s peuvent gagner leur course &agrave; tour de r&ocirc;le. Depuis le d&eacute;part de Qualita, et en attendant le retour de Quaro, il n'y a pas de figure solitaire, le pouvoir est chose partag&eacute;e. Pourtant nombre d'entre eux me semblent, &agrave; l'heure actuelle, assez sup&eacute;rieurs en vitesse, en duret&eacute; et en exp&eacute;rience, &agrave; une &eacute;toile des foules comme Ready Cash. Ce dernier n'est descendu qu'&agrave; une seule reprise sous les '14, pas de beaucoup. Il n'a pratiquement connu aucun combat. Lorsqu'il a d&ucirc;, exceptionnellement, supporter une lutte &agrave;&nbsp; mort, il a &eacute;t&eacute; d&eacute;fait, par Return Money et surtout par Rolling d'H&eacute;ripr&eacute;. On a oubli&eacute;. On essaye d'&eacute;vacuer le traumatisme. Mais cette course a bien exist&eacute;. Le cheval n'a pas fait illusion dans le prix de l'Atlantique o&ugrave; il affrontait pour la premi&egrave;re fois ses ain&eacute;s. Moins fit que lui, et moins bien pr&eacute;sent&eacute;, Qualita avait fait beaucoup mieux lors de sa tentative. En r&eacute;alit&eacute; Ready Cash est encore un inconnu. Il a encore tout &agrave; prouver. Les Q tout au contraire, s'ils ne sont pas trop marqu&eacute;s par leurs perp&eacute;tuels combats &eacute;piques, ont toutes les chances de truster les palmar&egrave;s de toutes les grandes &eacute;preuves des trois prochaines ann&eacute;es. Je l'ai dit. N'oubliez pas de me rappeler que j'&eacute;tais le premier. &nbsp;

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 ]]></description>
   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2009/11/887338</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Tue, 17 Nov 2009 00:06:32 +0100</pubDate>
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   <title>LA GRANDE BOUFFE (par sam spade du rib)</title>
   <description><![CDATA[ Auteuil, de notre envoy&eacute; sp&eacute;cial, Sam Spade du Rib, demeur&eacute; &agrave; Marseille. 



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Ce n'est pas une raison pour ne pas mettre mon chapeau, me dis-je. C'est le grand prix tout de m&ecirc;me. Donc je me rends dans le vestibule&nbsp; et je reviens avec mon Borsa sur la t&ecirc;te m'installer derri&egrave;re&nbsp; Equidia. Alors que les chevaux entrent au rond de pr&eacute;sentation, je vois que FM Cottin a eu la m&ecirc;me id&eacute;e. Le sien est &agrave; bord large. Pas mal. Il faut que je m'en ach&egrave;te un comme &ccedil;a. Je me dis que ce sera mat&eacute;riellement possible dans une poign&eacute;e de minutes. Je remets en jeu mon CO Questarabad-Grande Haya de la veille. Comme l'Arc, ou&nbsp; la poule d'essai des poulains, le week-end de l'obstacle&nbsp; est un bon moment pour choisir un nouveau chapeau. Pour info, je porte ma veste gros bleu avec mon polo bleu, ce qui fait que j'arbore en fait l'ancienne casaque Pegasus, celle de l'&eacute;poque o&ugrave; j'&eacute;tais amoureux d'Or Noir de Somoza. 

Au rond, on ne parle que du Mid. Je n'aime pas trop ce cheval car j'ai bien trop aim&eacute; Or Noir. Follement. Mais comme ils font &eacute;curie, le choix du c&oelig;ur me pousse &agrave; la raison. Je suis bien oblig&eacute; de le jouer. Son manager, ou son conseiller en communication &ndash; depuis quand les chevaux ont-ils des managers&nbsp;? &ndash; est s&ucirc;r de la victoire. Il ne va m&ecirc;me pas regarder la course. A la place, il ira n&eacute;gocier l'espace publicitaire qui est toujours disponible sur sa croupe, c&ocirc;t&eacute; tribune, pour week-end du grand steeple. Une affaire&nbsp;! D&eacute;cidemment, je ne suis pas tr&egrave;s fier de mon ticket. Remenber Rose pr&eacute;senterait bien une alternative. Nous avons tout gagn&eacute; ensemble. Apr&egrave;s Or Noir, c'est lui qui m'a redonn&eacute; la joie de vivre. Mais les deux cotes s'annulent. Et pour tout dire, le cheval m'a paru malade la derni&egrave;re fois. M&eacute;connaissable. Alors que les chevaux regagnent la piste, le voltigeur se fraye un chemin jusqu'&agrave; JP Gallorini, alias Mandrake. Le mieux, c'est encore de citer in extenso&nbsp;: 

Le Voltigeur&nbsp;: - Lors des pr&eacute;paratoires, Remenber Rose nous a laiss&eacute; sur notre faim. 

JP Gallorini (du tac au tac)&nbsp;: - La table est mise, goinfrez-vous (sic). 



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Ai-je bien entendu&nbsp;? Comme Hallais&nbsp; dans l'autre discipline, Gallorini n'a pas son pareil pour amener un cheval &agrave; son top le jour J. D'autre part, Remenber Rose n'est pas le genre de cheval &agrave; sauter du lit, &agrave; s'asperger vite fait de gel hydratant avant de sauter dans un taxi jaune pour allumer une heure plus tard ses &eacute;crans &agrave; Wall Street. Non. C'est plut&ocirc;t le genre &agrave; finir le chapitre commenc&eacute; la veille, &agrave; se rendormir, &agrave; compter ses orteils dans le lit, etc. Il aime prendre son temps. S'&eacute;tirer sous la couette est pour lui une op&eacute;ration de plusieurs jours. Mais cette fois, c'est diff&eacute;rent. Ses derni&egrave;res sorties ne sont pas mauvaises, elles sont tout simplement ex&eacute;crables. La cote est basse car les turfistes des grands prix sont largement des turfistes occasionnels, qui ne se l&egrave;vent pas matin pour regarder les courses de r&eacute;f&eacute;rences, et cherchent &agrave; tout crin l'opposition au favori. En fait, Remember vaut 10/1, au m&ecirc;me titre que Princesse d'Anjou. Tous les observateurs qui ont vu le cheval s'&eacute;teindre entre les deux derni&egrave;res haies moins de quinze jours auparavant, les jambes lourdes comme un lendemain de cuite, ne peuvent ouvrir leur portefeuille. Certains, comme moi, seraient m&ecirc;me plut&ocirc;t inquiets. Ne serait-il pas plus prudent de le d&eacute;clarer non-partant&nbsp;? Faut-il absolument qu'Auteuil devienne le nouveau Colis&eacute;e, faut-il que les champions continuent de mourir sur l'herbe grasse&nbsp;? Que peut-on faire en quinze jours ? En 360 heures ? Un peu de footing, un peu de piscine, un coup de fil &agrave; Maman, un peu d'administratif, un cin&eacute;, une balade avec les gosses, un peu de ligue des champions, le papier de Laval et c'est d&eacute;j&agrave; fini. Le temps passe si vite. 



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D'ailleurs, tandis que je suis occup&eacute; &agrave; me faire ces quelques r&eacute;flexions, Christophe Pieux prend le meilleur d&eacute;part. Tout de suite, il se porte aux avant-postes. Inhabituel. Don Mirande vient &agrave; deux, &agrave; son &eacute;paule. &Ccedil;a interpelle. On dirait une course de trot. Don Mirande attaque, Remember Rose le contre. Attaque. Contre. Tr&egrave;s vite ils prennent deux, dix, quinze sulky d'avance. On dirait vraiment une course de trot. Derri&egrave;re, personne ne semble vouloir mener la chasse. Dans le clan des professionnels non plus, la candidature de ces deux champions semble &eacute;marger au registre des vieux souvenirs. On ne les prend pas au s&eacute;rieux. Les &eacute;motions se bousculent, s'entrem&ecirc;lent et s'inversent. Car d'abord on se dit : quelle mouche a donc piqu&eacute; Christophe ? Pr&eacute;serv&eacute;, son cheval a eu une crise d'asthme pour finir le dernier coup, et l&agrave;, il l'envoie au sprint &agrave; 4 bornes du but ? C'est peut-&ecirc;tre sa fille qui lui a offert le DVD des plus belles courses de Masschaele&nbsp;? Quelle id&eacute;e&nbsp;! Mais ils vont vraiment bon train. Comme lorsque Philippe prend 50m avec Lipouz Lesmelchen dans la nuit des projecteurs, on commence &agrave; avoir envie de douter. On se dit : quel g&eacute;nie ce mec, c'est pas possible, il les a tous pris &agrave; contrepied, ils ne pourront jamais revenir maintenant, c'est impossible, &ccedil;a va tenir. Le r&eacute;alisateur d'Equidia est oblig&eacute; de jongler avec ses diff&eacute;rentes cam&eacute;ras pour continuer &agrave; couvrir la course, malgr&eacute; l'&eacute;cart qui s'est creus&eacute;. Mais ils reviennent cependant. Au d&eacute;but, on le voit bien, l'id&eacute;e c'est d'envoyer Or Noir jouer &agrave; la locomotive. Or Noir saute toujours aussi bien. Sa technique est parfaite sur les gros obstacles. Son chic reste in&eacute;galable. Cheval a&eacute;rien. On dirait un cheval de concours. On dirait le P&eacute;gase de l'embl&egrave;me Tristar. On dirait Hollywood. Seulement, entre les barri&egrave;res, il pioche comme un tonton. Ses foul&eacute;es sont p&acirc;teuses. Pour un lover comme moi, c'est aussi dur que de retrouver la fleur de son d&eacute;pucelage derri&egrave;re le guichet des Assedicks, les yeux cern&eacute;s, noy&eacute;s, incapable de me reconnaitre, m'interrogeant m&eacute;caniquement sur mon dernier emploi. 



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Je souffre en silence. Moi je souffre, Ricou lui, s'agace. Le Mid est oblig&eacute; de prendre les choses en main. Lentement, il recolle. Mais c'est dur. Car ce n'est pas parce que Christophe reprend qu'il parvient &agrave; recoller. L'allure n'a pas mollie. Les vingt cinq m&egrave;tres rendus au d&eacute;part, par habitude, par nonchalance, par exc&egrave;s de confiance ou par d&eacute;sinvolture, il faut aller les chercher. L'appui de la lice ext&eacute;rieure n'est pas d'un grand secours. Mid Dancer se sort les tripes et &ccedil;a se voit. Les dents serr&eacute;s, Jacques commence &agrave; maudire Auteuil, la piste d&eacute;tremp&eacute;e (qui pourtant l'avantage), Or Noir (qui lui a pourtant offert bien des satisfactions) et la malice de Christophe. Il a l'&oelig;il mauvais. Ses pens&eacute;es se couvrent de brume. Le match est aussi entre les jockeys. Et encore une fois je me dis&nbsp;: on dirait vraiment du trot. Levesque contre JMB. Pierre veut mettre le petit nez qui rend fou, mais pour l'instant JMB le tient bien au chaud dans la boite. &Ccedil;a ne marche pas &agrave; tous les coups. Aujourd'hui &ccedil;a se pr&eacute;sente bien. D'ailleurs Jacques s'&eacute;nerve, &ccedil;a se voit de plus en plus. A l'amorce des obstacles, il balance les bras en avant dans l'intention de crever le sac, et non plus de le traverser. Son geste est devenu furieux. Le rail ditch and fence ach&egrave;ve de nous prouver que le boxeur veut en d&eacute;coudre dans la rue, si possible &agrave; mains nues. Qu'il a d&eacute;j&agrave; quitt&eacute; le ring. Mid Dancer est &agrave; deux longueurs de Remember Rose. Mais depuis 200, ou 300m, il ne refait plus de terrain. Or bient&ocirc;t, s'il le peut, Christophe va r&eacute;-acc&eacute;l&eacute;rer et d&eacute;cramponner Don Mirande. Jacques le sait bien. Il sait comment &ccedil;a se passe. La ligne droite est loin encore. Mais elle approche vite. Un nouveau trou va se creuser. Qu'il faudra &agrave; nouveau combler. Un coup de massue pour le moral du cheval. Il faut agir maintenant. C'est l&agrave;, maintenant&nbsp;! Aussi, &agrave; l'approche de celui qu'on appelle le juge de paix, Jacques d&eacute;cide-t-il de tenter le KO avant la reprise. D&eacute;cision folle, d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;e. Il d&eacute;cide de doubler l'obstacle. Il joue tapis. Si son cheval saute double, il pourra connaitre l'&eacute;paule de Remember Rose. Une lutte au corps &agrave; corps s'engagera alors. Dans l'angle mort de la cam&eacute;ra, il en profitera pour cravacher discr&egrave;tement Christophe, essayer de le faire tomber. C'est le Colis&eacute;e apr&egrave;s tout. Dans les tribunes, le manager venu du nord baisse son pouce vers le bas. On ne peut pas faire plus clair. On monte aux ordres. Mais cela fait d&eacute;j&agrave; trop longtemps que Jacques s'accroche aux branches. Trop longtemps qu'il s'&eacute;puise &agrave; chercher une solution au probl&egrave;me. Trop longtemps qu'il n'a pas r&eacute;fl&eacute;chi debout sur un cheval. Mid Dancer s'encouble. C'est la chute. Un OH d'effroi fait trembler l'hippodrome. La chair de poule d&eacute;colle les chapeaux des t&ecirc;tes snob, et lorsqu'ils retombent ils p&egrave;sent double. 

A partir de l&agrave;, la course est pli&eacute;e. Pli&eacute;e ? 



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Pli&eacute;e non. L'hubris de Ricou est pay&eacute;e. Son orgueil, sa b&ecirc;tise, sont d&eacute;sormais l&eacute;gende grav&eacute;e. Les dieux ont punis, mais ils n'ont pas encore parl&eacute;s. Les courses laissent parfois des regrets amers. Par exemple, je me demande encore&nbsp;: et si Pierre Vercruysse ne s'&eacute;tait pas retourn&eacute; pour s'assurer que son employeur accrocherait bien la premi&egrave;re place d'honneur, Meaulnes aurait-il remport&eacute; deux prix d'Am&eacute;rique aujourd'hui ? Ce genre de question pourrit la vie. Mid Dancer se rel&egrave;ve. Hors de question pour lui de laisser le parieur dans le flou. Lib&eacute;r&eacute;, il saute les deux derniers obstacles avec allant. Il revient &agrave; hauteur de Remember Rose. Christophe Pieux a gagn&eacute; la course, mais le Mid ne veut pas la perdre. C'est fou. C'est magnifique. C'est g&eacute;nial. L'orgueil du champion cheval ne pourra jamais se comparer avec l'orgueil du champion humain, avec ses couilles et ses poules. Comme le caillou du torrent de montagne ne pourra jamais se comparer avec le diamant pr&eacute;lev&eacute; au Congo, fa&ccedil;onn&eacute; par des indiens et accroch&eacute; au coup d'une vieille blonde le jour de l'Arc. Sans commune mesure. Ah,aaargh. Arr&ecirc;tez, c'est trop beau. Les deux chevaux franchissent ensembles le dernier obstacle. Le Mid cherche l'&eacute;paule de Remember, mais ses cannes se d&eacute;robent. Il penche, il penche. On dirait Magnificent lors de son prix de Cornulier. Du trot, encore du trot. C'est trop. Il est fatigu&eacute;. Il va se coucher contre la lice des tribunes. Le Mid penche &agrave; droite. Il laisse filer le Mig. Il a beau courir moins stupide, il n'en est pas moins &eacute;puis&eacute;. Il a tout donn&eacute;. Pour la gloire, pour l'honneur, pour tous les turfistes qui profitent de sa proximit&eacute; pour le cravacher avec leurs tickets perdants. Remember Rose file droit au poteau le poitrail fumant. Il est seul au monde. Il n'a pas d&eacute;c&eacute;l&eacute;r&eacute;. Il n'aura peut-&ecirc;tre pas envie de le faire apr&egrave;s le poteau. Il est parfaitement r&eacute;veill&eacute; &agrave; pr&eacute;sent. Le Pieux a battu l'homme, mais la m&eacute;moire a terrass&eacute; le cheval. L'&eacute;poque lointaine des dieux pa&iuml;ens, avec leurs amusantes figurines en &eacute;rection, revit pour nous dans un &eacute;clair de fum&eacute;e. De retour au rond, l'espi&egrave;gle Gallorini ressemble &agrave; un herm&egrave;s. Sa femme, chapeau &agrave; plume, est l'Osiris au nez de Cl&eacute;op&acirc;tre. Des naseaux fumants de Remember Rose, les mythes ne cessent de s'&eacute;chapper en volutes. Waouh. Nom de Dieu&nbsp;! 
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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2009/11/884170</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Mon, 09 Nov 2009 16:53:22 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>LA THEORIE DU LITRE DE GAZOLE</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;

Mon ami Gaspard et moi-m&ecirc;me avons invent&eacute; la "Th&eacute;orie du Litre de Gazole" un jour qu'on &eacute;tait parti en vir&eacute;e &agrave; Cagnes afin de jouer&nbsp;Levesque en PMH. Le raid nous avait co&ucirc;t&eacute; bonbon, soixante litres dont trois de binouzes, vite amorti par la pluie de papier-monnaie que nous avions r&eacute;pandu sur une guicheti&egrave;re&nbsp;timide aux ongles rouges, rendue averse drue par la m&ecirc;me devenue bonnasse juste apr&egrave;s le r&eacute;sultat de la course.

On l'a invit&eacute; &agrave; d&icirc;ner, en tirant des plans sur la lune, puis on s'est endormis sur la plage sans rien faire (&agrave; moins que je ne me sois assoupi le premier).

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Le lendemain, vers sept heures du matin, je retrouvais Gaspard et un fond de Jack Daniels, nos impers de turfistes avaient disparus et avec eux nos biftons. Dans le goulot de la boutanche de Jack D., un programme de la veille entortill&eacute;, sur lequel Mona avait griffonn&eacute; "retrouvez moi ici mes mignons, &agrave; minuit, je vous rendrai l'argent, je suis d&eacute;sol&eacute;e je ne peux pas faire autrement. Encore d&eacute;sol&eacute;e, Mona."

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Sans fric, on a fait des brasses dans la Mer Med puis on a commenc&eacute; &agrave; dessaouler et &agrave; trouver notre sir&egrave;ne un peu salope. Les crocs nous poussaient, mais la vie &eacute;tait bien faite, je retrouvais nich&eacute; entre deux pr&eacute;-molaires un morceau de veau du&nbsp;d&icirc;ner de la veille que je proposais &agrave; mon vieux pote de partager.

Suite &agrave; cet en-cas, on&nbsp;s'est balad&eacute;&nbsp;mi-repus &agrave; Cagnes,&nbsp;jusqu'au complexe d'immeubles&nbsp;b&eacute;nidormiens &agrave; l'entr&eacute;e de la ville, on se disait trop rien, on &eacute;tait comme deux cons quand m&ecirc;me, c'&eacute;tait paisible, juste des vioques botox&eacute;s et nous, zombifi&eacute;s de m&ecirc;me.

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A force d'errance, on a rejoint un lieu de proximit&eacute;, un bar pmu vous l'aurez devin&eacute;, et on a commenc&eacute; &agrave; jouer les billets qu'on venait d'emprunter &agrave; la tirette locale sur une r&eacute;union du jeudi &agrave; Saint-Cloud. Ce n'est pas qu'on avait potass&eacute; ou fait le papier ou quoi ou qu'est-ce, c'est qu'on &eacute;tait l&agrave;, et encore bien aur&eacute;ol&eacute; de notre bonne intuition d'avoir fait le p&eacute;riple jusque Cagnes. Perdre les deux premi&egrave;res nous a refoutu du sang dans le circuit, et c'est gagn&eacute; d'une &eacute;rection naissante que je retournais &agrave; l'abreuvoir chercher de quoi &eacute;tancher ma soif de winne. Gaspard et moi-m&ecirc;me avons l&acirc;ch&eacute; dans la journ&eacute;e l'&eacute;quivalent de notre b&eacute;n&eacute;fice sur butin.

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Le soir, Mona n'est pas venue. On est reparti et dans la Taunus, fa&ccedil;on fable, s'est invent&eacute; une morale de l'histoire. La Th&eacute;orie. On avait jug&eacute; bon de cramer le gazole pour une cause, et on s'&eacute;tait fait d&eacute;pouiller en jouant sur place. On avait quand m&ecirc;me perdu un petit paquet et faudrait expliquer &ccedil;a aux parents quand on serait de retour (il faut dire que &agrave; l'&eacute;poque j'avais 15 ans et lui 12), j'ai achet&eacute; un turf sur une aire d'autoroute de Hy&egrave;res (on visitait le coin) et en parcourant la page 21, on s'est dit que &ccedil;a serait pas mal de pousser le retour jusqu'&agrave; La Capelle vu que demain Jean-Ren&eacute; Gougeon y avait engag&eacute; trois premi&egrave;res chances. Ce qui fut fait, et nous ne regagn&acirc;mes notre fief de Reykjavik que le surlendemain.

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Tout &ccedil;a pour vous dire que vendredi soir,&nbsp;je serais ravi si Florence Lecellier, qui va d&eacute;ferrer &agrave; dix ans La Calonne pour la premi&egrave;re fois des quatre fers, revenait de Marseille &agrave; Cabourg en jet priv&eacute;.
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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2009/10/873834</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Wed, 14 Oct 2009 23:49:04 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>SEA THE STARS SEUL AU MONDE</title>
   <description><![CDATA[ http://tubedubber.com/#NF9b4e7WDFA:aAKpJD6BdSo:0:100:0:0:true

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&ccedil;a marche aussi&nbsp;en pensant &agrave;&nbsp;Zarkava, Goldikova,&nbsp;ou &agrave;&nbsp;pas mal de chevaux sous casaques vertes tressautantes...

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merci &agrave; l'ami Ranger qui m'a fil&eacute; la manette.
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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2009/10/873482</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Wed, 14 Oct 2009 02:17:13 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>LE ROI EST NU</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;

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Equidia ne fait pas partie de&nbsp;la TNT, il faut alors bien l'&eacute;crire&nbsp;: Equidia n'est pas une cha&icirc;ne de merde.

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Quel &ecirc;tre humain ne donnerait pas imm&eacute;diatement fin &agrave; ses jours s'il avait le choix entre un revolver charg&eacute; et&nbsp;la promesse de&nbsp;vivre enferm&eacute; dans une pi&egrave;ce o&ugrave; la seule compagnie serait un t&eacute;l&eacute;viseur branch&eacute; sur&nbsp;RTL9, DIRECT8 ou&nbsp;NRJ12 ? Ces cha&icirc;nes ne sont pas faits pour les &ecirc;tres humains, qui sont de raison et de passion, seuls les ficus peuvent s'&eacute;panouir face &agrave; ces d&eacute;g&eacute;nerescences.

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C&eacute;cile Belin,&nbsp;ex direct8,&nbsp;a bris&eacute; ses cha&icirc;nes et vient depuis lundi s'&eacute;panouir dans le monde de l'art,&nbsp;de la sueur&nbsp;et du mollard, le n&ocirc;tre. Elle vient s'ins&eacute;rer tel un "memento mori" en bas, tout en bas, de l'histoire qu'&eacute;crivent hommes et chevaux, et aussi en plein milieu de la retransmission du "quint&eacute;" sur France 3.

Voil&agrave; le tableau.

Vous &ecirc;tes confortablement install&eacute; devant votre t&eacute;loche, pr&ecirc;t &agrave; suivre une retransmission sportive, et tout d'un coup, on p&eacute;n&eacute;tre la quatri&egrave;me dimension, une faille spatio-temporelle&nbsp;l&eacute;zarde le service public, voil&agrave; votre programme passionnant interrompu par une femme fard&eacute;e&nbsp;f&eacute;licitant&nbsp;Marc Lavoine d'&ecirc;tre num&eacute;ro un des ventes.

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Les courses ont une image vulgaire, mais o&ugrave; est la vulgarit&eacute; ?

Dans les foul&eacute;es de Sea the Stars, chez les parieurs cirrhos&eacute;s, ou&nbsp;dans ce souci bilalianesque de faire peuple, comme si le peuple en avait quelque chose &agrave; foutre que Marc Lavoine soit num&eacute;ro un des ventes ?

Ce qui int&eacute;resserait &eacute;ventuellement le peuple, c'est qu'il fasse des bons disques, et encore ce n'est pas forc&eacute;ment le bon moment. Bilalian doit se dire que la m&eacute;nag&egrave;re va craquer et zapper si &agrave; un moment dans le programme, on ne lui dit pas qu'il faut v&eacute;nerer le mec qui s'en fout un max dans les poches.

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Parce qu'en fait, le Bilalian, il a pas d&ucirc; voir un prolo ou un turfiste depuis des plombes, il doit m&ecirc;me avoir un peu honte quand&nbsp;son domestique lui ram&egrave;ne sa nourriture de chez Fauchon dans des sacs en papier Monoprix Gourmet. Par contre ce qui l'int&eacute;resse, je&nbsp;suppute,&nbsp;c'est que le peuple v&eacute;n&egrave;re les grands-bourgeois, les rappers &agrave; caillasse de Nrj12 ou&nbsp;les liftings des gonzes de&nbsp;Direct8.

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Le dossier d'Equidia, &ccedil;a devait bien pr&eacute;senter sur la table de la TNT quand m&ecirc;me, reli&eacute; en poil d'Al Capone II... &nbsp;au d&eacute;but, avec les Wildenstein et le Cheik Maktoum, &ccedil;a claque... et puis quand au fur et &agrave; mesure des pages, on a commenc&eacute; &agrave; voir appara&icirc;tre des "Beaumont-de-Lomagne" et des "mise de base : 1,50 euros", les mecs ont commenc&eacute; &agrave; suer si fort qu'ils devaient avoir l'impression de se faire enculer par leur slip.

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Alors ils ont refil&eacute; le b&eacute;b&eacute; &agrave; France 3, et depuis lundi, les masques tombent. 

Le quint&eacute;, qui n'est qu'une escroquerie prosp&eacute;rant sur la mis&egrave;re, r&eacute;v&egrave;le son essence bouffonne. La philosophie des handicaps, donner &agrave; chaque concurrent la m&ecirc;me chance, ne cache plus du tout son affinit&eacute; avec&nbsp;celle de&nbsp;la&nbsp;loterie nationale. L'id&eacute;e sous-marine qu'il ne sert plus de compter sur son propre travail, d'inventer son destin, nous est servie sur un plateau (cf. les incessants rappels &agrave; la tirelire).

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Et le meilleur, c'est que tout cela est irr&eacute;sistiblement dr&ocirc;le, comme la b&ecirc;tise peut &ecirc;tre dr&ocirc;le, et donc aussi souvent la vie, cette idiote.

Ainsi la pr&eacute;sentatrice demandait hier &agrave; Marc Lavoine s'il avait valid&eacute; un ticket, et Marc Lavoine de r&eacute;pondre "le 1" (&agrave; 89/1, soit dit en passant on aurait aim&eacute; savoir pourquoi car Marc&nbsp;avait l'air heureux d'&ecirc;tre &agrave; Vincennes, et de s'y conna&icirc;tre un peu), ce &agrave; quoi la Belette lui fit : "ah oui, c'est vrai qu'il y a une belle tirelire aujourd'hui".

(un instant s'il vous plait, j'interromps l'&eacute;criture de cet article particuli&egrave;rement&nbsp;atrabilaire pour demander &agrave; Honeymoon si elle n'a pas vu les clefs de l'Alfa Rom&eacute;o, je reviens tout de suite).

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J'appr&eacute;cie Philippe Allaire mais j'ai &eacute;clat&eacute; de rire en l'entendant samedi interrompre le commentaire de la course (un grotesque prix de s&eacute;rie pr&eacute;c&eacute;dant le prix de l'Etoile) par Olivier Thomas pour donner cette information cruciale&nbsp;aux six millions de turfistes occasionnels&nbsp;: "Je suis d&eacute;sol&eacute; mais j'ai peur&nbsp;que le cheval de Marc Lavoine ne se soit montr&eacute; fautif". 

Olivier Thomas, Jos&eacute; Coves&nbsp;et Vincent Lahalle font au mieux pour&nbsp;mettre en valeur le&nbsp;c&ocirc;t&eacute; sportif, mais d&egrave;s que, et sans crier gare,&nbsp;la miss intervient, l'absurde panneau "d&eacute;part" appara&icirc;t, ou bien ils prononcent le mot tirelire,&nbsp;les&nbsp;t&eacute;l&eacute;spectateurs avis&eacute;s se gondolent en pensant &agrave; Stacelita. Parler de l'aspect sportif &agrave; propos des quint&eacute;s (alors que les handicaps demeurent des divertissements utiles&nbsp;&agrave; la fili&egrave;re),&nbsp;s'apparente &agrave;&nbsp;vanter des produits&nbsp;Discount au chaland avant, une fois&nbsp;&ocirc;t&eacute; le d&eacute;guisement de camelot,&nbsp;d'aller s'empiffrer de caviar grand lusque.

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La vie, en g&eacute;n&eacute;ral, &ccedil;a se passe pas mal, jusqu'&agrave; ce qu'&agrave; un moment inattendu, vous perdiez votre fils ou votre jambe dans un accident.&nbsp;Cette assertion faisant foi, nous conviendrons alors que la&nbsp;retransmission du quint&eacute;&nbsp;&agrave; la t&eacute;l&eacute;vision&nbsp;est devenu un ph&eacute;nom&egrave;ne vivant.

Au moins, &ccedil;a nous change de la TNT.
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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2009/09/860973</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Sun, 13 Sep 2009 20:21:26 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Le dos de la miche</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;

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La premi&egrave;re fois que j'ai enlev&eacute; le soutien-gorge noir satin d'Honeymoon, j'ai &eacute;t&eacute; impressionn&eacute; (comme on impressionne une pellicule cin&eacute;matographique) par les quatre grains de beaut&eacute; formant constellation autour de son t&eacute;ton gauche, bizarrerie d'autant plus sibylline que le sens de mon regard se portait spontan&eacute;ment vers son sein droit, mais se trouvait contrari&eacute; par une perversit&eacute; m'appelant &agrave; remater l'autre et &agrave; tenter d'englober des yeux les quatre points cardinaux de ma future boussole faite femme&nbsp;r&eacute;unis&nbsp;en un seul globe.

Evidemment, je vous parle d'autant plus ais&eacute;ment de la morphologie&nbsp;de ma&nbsp;copine de cheval&nbsp;qu'elle n'a aucune connaissance de l'existence de ce blog.&nbsp;A vrai dire, je ne peux imaginer comment elle pourrait&nbsp;&ecirc;tre au courant que je narre mes hauts et ses bas,&nbsp;et d&eacute;couvrir notre site -&nbsp;amis lecteurs - &agrave; moins de&nbsp;taper le nom de son chien sur "google".

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Mes statistiques observent en effet que les lecteurs viennent de plus en plus nombreux via le moteur google. Je profite de la tribune que m'offre "mongenie" pour saluer ainsi cet homme de Tourcoing qui tapa "balloches winner" vendredi dernier, ou cet autre, domicili&eacute; en Australie (si si) qu'une requ&ecirc;te "olga gros tuyau" amena sur mon article consacr&eacute; cet hiver &agrave; la gagnante du prix d'&eacute;t&eacute;. La stat' indique qu'il est rest&eacute; trente secondes sur ma page mais ne pr&eacute;cise pas s'il a fait son affaire.

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Pour en revenir aux grains de beaut&eacute; d'Honeymoon, il y a que la nuit derni&egrave;re j'&eacute;tais pris d'insomnie et je la contemplais, et je ne voyais aucune raison pour que son dos soit moins agr&eacute;able s'il appartenait &agrave; une autre personne qu'elle. Je veux dire qu'elle&nbsp;pourrait&nbsp;&ecirc;tre moins dr&ocirc;le et vive qu'elle aurait toujours&nbsp;des omoplates de bombasse.&nbsp;Et m&ecirc;me un autre type que moi pourrait le regarder, ce dos, qu'il n'en resterait pas moins magnifique, il serait toujours lui aussi d&eacute;licatement piquet&eacute; de beau en granules, et le mec pourrait &ecirc;tre un salaud juste un peu rigolo. Je me suis lev&eacute; pour prendre un verre de Pulco. Balloches regardait dans le salon&nbsp;la redif nocturne des courses sur Equidia en fumant un spliff.

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Je me suis assis &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s et j'ai tap&eacute; son b&eacute;do (ou je l'ai roul&eacute; avant, puis lui ai fil&eacute;, c'est pas tr&egrave;s clair, il &eacute;tait fort en tout cas), c'&eacute;tait la redif de vendredi. Quolt des Obeaux, muni d'oeill&egrave;res de&nbsp;killer&nbsp;prend un d&eacute;part volant avec Renault. Il laisse passer le meilleur dos, celui de Bazire, mais JMB a vu l'aisance de Quolt et laisse passer une demi-chance, puis aussit&ocirc;t, et g&eacute;nialement, d&eacute;bo&icirc;te pour repasser devant, enfermant Quolt derri&egrave;re le tocard.

Du grand art. Jean-Miche m'a encore foutu les foies sur ce coup-l&agrave;. Le g&eacute;nie, il est l&agrave;, dans ce geste. J'ai suivi la suite de la course, et vu combien Quolt des obeaux n'avait jamais eu le passage, toujours dans la boite, il finit huit ou neuf, sans avoir produit aucun effort, sauf pour se placer &agrave; l'or&eacute;e du parcours.

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Je me suis allong&eacute; &agrave; c&ocirc;t&eacute; d'Honeymoon, toujours&nbsp;sur un flanc,&nbsp;et l'ai regard&eacute; respirer. L'angoisse montait, je me voyais &agrave; pr&eacute;sent tel un Quolt dans le dos de la miche, croyant avoir choisi le parcours parfait mais mon amour &eacute;tait si&nbsp;grand (comme celui que je peux nourrir pour le spectacle hippique), mon parcours si impeccable, que je n'&eacute;tais plus ma&icirc;tre de mon destin. Qui sait si Honeymoon n'allait pas laisser passer un autre que moi, me d&eacute;laisser bient&ocirc;t pour un tocard genre un spoteur fortun&eacute; ou un cador plus marrant que moi, je me retrouverai peut-&ecirc;tre dans cinq ans, cinq mois, cinq jours, dans le dos de Mimie Mathy, ou dans celui d'un type qui pointe &agrave; l'anpe.

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Honeymoon s'est retourn&eacute; en m&ecirc;me temps que quatre points cardinaux, et m'a demand&eacute; : "tu ne dors point ?" (elle a appris le fran&ccedil;ais dans Moli&egrave;re). Non, j'ai bredouill&eacute;, je suis nerveux. 

"What are you thinking about ?", je n'ai pas voulu lui faire partager mon trouble, je lui ai dit que j'&eacute;tais super triste pour Quolt des Obeaux. Elle s'est retourn&eacute;e, exc&eacute;d&eacute;e,&nbsp;et s'est recouvert la t&ecirc;te avec son oreiller en plume d'oie, comme si elle en avait sa claque de mes histoires. Je me demande si j'ai pas un peu d&eacute;conn&eacute;. Il faut que je lui change les id&eacute;es, elle commence &agrave; en avoir marre de me savoir &agrave; Vincennes. 

Faut que je trouve un truc, sinon je sens que je suis bon pour Mimie Mathy. Demain, je l'emm&egrave;ne&nbsp;&agrave; Craon.
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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2009/09/858576</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Mon, 07 Sep 2009 23:19:08 +0200</pubDate>
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   <title>La revanche de POKERFACE</title>
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Allons, comment pourrais-je en vouloir &agrave; nos beaux diables de drivers d'avoir l&acirc;ch&eacute; la bride le jour J ? Un crit&eacute;rium, c'est important, celui-l&agrave; en particulier puisqu'ensuite adieu veaux vaches groupe 1 pour la plupart des concurrents... alors les mecs envoient, rien &agrave; redire. Dans les vestiaires, avant un Crit', &ccedil;a balance sur le shooter vodka-kiwi, on en a la certitude &agrave; pr&eacute;sent. Le crit&eacute;rium, par tradition c'est du stock-car, souvenons-nous de Pearl Queen renvers&eacute;e, de la lutte Qualita/Quido dont Quaro sortit vainqueur... et aujourd'hui du brouillard &eacute;merge... &eacute;merge... hein, non ? Impossib'...

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Jean-Philippe Dubois.

On le croyait avoir d&eacute;but&eacute; une nouvelle carri&egrave;re de Mister Plage &agrave; Saint-Nazaire, mais il est de retour. Increvable. Voil&agrave; le beau diable de retour sur sc&egrave;ne, apr&egrave;s avoir abattu le joker Moulin (pris depuis par la patrouille, et pas plus tard que la veille du succ&egrave;s de Queen). Jean-Phi le maudit, le rinc&eacute;, celui qui paye pour la tabl&eacute;e...&nbsp; Le vilain petit canard. Gagnant avec celle-l&agrave; m&ecirc;me qui avait marqu&eacute; son retour sur la cendr&eacute;e avec la t&ecirc;te de vainqueur : Queen's Glory, la bombasse, la fus&eacute;e, la reine de la piste. Ah, cette expression de col&egrave;re infinie quand elle a gicl&eacute;, j'ai rarement vu &ccedil;a, Offshore Dream avait la m&ecirc;me bouille&nbsp;de Hulk remont&eacute; en remportant ses Am&eacute;riques.

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Rien qu'&agrave; &ccedil;a, on sait que cette Queen's Glory ne sera pas un feu de paille. Qu'on va&nbsp;devenir ses sujets. De m&ecirc;me qu'on va bouffer du Jean-Phi, vu que toute l'&eacute;curie fait le tour depuis huit mois, sortez les biftons les mecs,&nbsp;avec&nbsp;les bonnes jumelles la montante ne passera jamais l'&eacute;cart 2. Suffit d'observer les yeux du pilote et de noter la circonf&eacute;rence des poches de Pokerface au deuxi&egrave;me heat, si elles d&eacute;passent des lunettes fum&eacute;es on peut y aller.

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Et allez, on envoye, on envoie chez les books, on envoie&nbsp;sur zeturf, pmu, unibet, betclic, betfair, turfez, william hill, et puis on se r&eacute;veille, on a envoy&eacute; pas mal quand m&ecirc;me tandis qu'on dormait (magnifiquement ?), tandis qu'on &eacute;tait poss&eacute;d&eacute;.

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Bernard Piton se demande&nbsp;pourquoi avoir envoy&eacute; si t&ocirc;t&nbsp;le Quid, et oblig&eacute;&nbsp;Qualmio &agrave; forcer ;&nbsp;Thierry Duvaldestin se demande si en bossant avec Bernard&nbsp;Piton, le beau&nbsp;gosse et le sanguin, &ccedil;a leur donnerait pas des airs de h&eacute;ros de fiction pour France 3 ou pour AB1 (Holmes &amp; Yoyo, Turner &amp; Hooch, Duve &amp; Pit'), Jean-Michel se demande si on l'a vu sauter dans le Gers &agrave; l'&eacute;lastique, S&eacute;verine a les&nbsp;yeux rouges mais c'est fini S&eacute;verine, tu l'as pass&eacute;e ta ligne droite, la pression va retomber et tu vas pouvoir travailler peinard avec Quopeck, ou le refiler &agrave; Levesque c'est&nbsp;toi qui vois,&nbsp;Pierre Levesque se demande&nbsp;si c'est&nbsp;d'un ticket-pari valid&eacute; sur Queen's Glory&nbsp;que Qwerty a eu peur, etc. Tous se r&eacute;veillent, et moi-m&ecirc;me je&nbsp;me demande pourquoi je n'ai pas jou&eacute; Queen's Glory&nbsp;aussi (j'encourageais Qwerty), alors qu'il &eacute;tait &eacute;vident qu'avec 18 au m&ecirc;me poteau sur 3000, un finisseur allait toiser les &eacute;reint&eacute;s.

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Je me demande&nbsp;qui est ce type qui a pris possession de moi, ce samedi, ce&nbsp;double, cet autre, qui prend ma place parfois et joue comme une buse, tandis que l'autre, donc le premier, enfin moi, quoi...&nbsp;parie toujours sur le meilleur cheval de la course (et ensuite, qu'importe s'il gagne ou non, car une fois sur deux le parcours a raison de la raison, sic)... il faut bien raconter qu'apr&egrave;s avoir loup&eacute; la Queen, j'ai mis quelques euros sur Magnificent Rodney, Ulf Nordin &agrave; 76/1,&nbsp;envol&eacute;s, of course.

Le jour J s'&eacute;tait transform&eacute; pour ma bourse en jour ci-g&icirc;t, et c'&eacute;tait pareil pour les lamin&eacute;s du crit'... moi je sifflotais, saoul comme un troufion en permission chez R&eacute;gine,&nbsp;entour&eacute; d'amis, c'&eacute;tait la f&ecirc;te du slip, les autres, je sais pas o&ugrave; ils sont, le gars du Quisling d'Anjou a d&ucirc; quand m&ecirc;me se noyer dans le Cabernet. 

Ce jour 6J, je ne sais pas si c'est moi qui ai perdu pas mal (bon, rien de vital mais quand m&ecirc;me, enfin &ccedil;a me fait un beau souvenir) ou cet autre, ce double, ce foufou qui a cru que Christopher Nicole et le Sublime ne faisaient qu'un corps, ce doppleganger, ce Horla qui aurait mieux fait de percer le secret de ma science hippique, au lieu de d&eacute;couvrir mon code de carte bleue.

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Aux courses, le flegme est l'ennemi du rire, c'est triste mais c'est ainsi. Et ce n'est pas Jean-Philippe Dubois, qui a claqu&eacute; la moiti&eacute; de l'alloc' de Queen au loto sportif, en se murgeant au bar-loto de Joinville le Pont apr&egrave;s la course, qui me contredira.

De toute fa&ccedil;on, il dit jamais rien.

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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2009/09/856583</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Thu, 03 Sep 2009 23:07:18 +0200</pubDate>
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   <title>CHANGEMENT DE PARADIGME</title>
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(le texte qui figure entre parenth&egrave;ses est d&eacute;dicac&eacute; &agrave; tous les enfants qui souffrent de malnutrition)

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Lundi dernier&nbsp;&agrave; Paris-Vincennes, quelque chose d'in&eacute;dit, "Tonkin de Bellouet" soit (et aussi "R&eacute;glisse Magic" ou "Rebecca Jet", pour bient&ocirc;t), mais aussi des jolies femmes assises dans les trav&eacute;es. Encore quelques ann&eacute;es de laisser-aller, et&nbsp;les moins farouches d'entre elles, oseront venir seules.

En tant que parieur b&eacute;n&eacute;ficiaire, je ne peux que rejoindre le camp des r&eacute;actionnaires. Tout changement menace l'ordre &eacute;tabli, et&nbsp;donc cet in&eacute;luctable chemin que parcourt&nbsp;l'argent de votre poche &agrave; la mienne.

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Samedi dernier, c'&eacute;tait l'horreur, "Sinko du vivier" &eacute;tait donn&eacute; &agrave; 3/10 &agrave; dix minutes du d&eacute;part de la derni&egrave;re. Je m'attendais &agrave; le revoir tranquillement remonter &agrave; 2, mais non. Les turfistes avaient d&eacute;cid&eacute; de jouer intelligemment. Christophe Martens &eacute;tait d&eacute;cha&icirc;n&eacute; ce jour-l&agrave;, ses deux minutes de sulky furent une ode au bob ricard, au tuning, et &agrave; la bagouze : au volant de sa BM, il narguait Nicolas Ensch en dodoche au lieu de classe montrer, un contentieux m&acirc;le avait d&ucirc; se produire auparavant dans les vestiaires puisque Martens emp&ecirc;cha Revel d'Anama/Ensch de gagner la coupe en g&ecirc;nant le mammif&egrave;re du sudiste (notez l'effort fourni pour &eacute;viter la r&eacute;p&eacute;tition d'un mot que je n'ai pas encore &eacute;crit).

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En flagrant d&eacute;pit de cacouisme, Martens n'a pas emp&ecirc;ch&eacute; Sinko d'atomiser la concurrence. La pr&eacute;diction prit corps, &agrave; un euro trente. Je ne comprenais pas comment cela avait pu se produire jusqu'&agrave; me balader lundi parmi les minettes. Si les femmes avaient d&eacute;cid&eacute; en mon absence de s'int&eacute;resser aux courses, leurs qualit&eacute;s de prudence les m&egrave;neraient in&eacute;luctablement &agrave; miser sur le bon favori, qu'elles choisiraient avec autant d'attention que leur garde-robe. A moyen terme, j'allais finir en calbut'.

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De cela, j'eus pleine conscience en m'asseyant au milieu des gradins, tout en haut, et en pr&ecirc;tant l'oreille. Ici se retrouvent les sp&eacute;cialistes. Des mecs habill&eacute;s en turfistes professionnels (reconnaissables &agrave; leur port du gilet de chasseur ou de photographe, reconverti en arsenal &agrave; tickets : poche tickets gagnants, poche tickets perdants, poche tickets en cours, la doublure int&eacute;rieure &eacute;tant d&eacute;volue aux chevaux sur lesquelles se portent des enqu&ecirc;tes), avec chronos et jumelles. Vous ne pouvez pas les louper, leur souci de&nbsp;se fondre dans l'objet de leur&nbsp;&eacute;tude&nbsp;les conduit aussi &agrave; arborer la coupe mulet. Autour d'eux vous retrouvez en g&eacute;n&eacute;ral des types sanguins, qui soliloquent sans comprendre ce qui se passe (par exemple, j'en ai vu un gueuler contre Bazire car&nbsp;le prince&nbsp;venait siffloter contre la lice avec "Tricolore Sport", le gueulard traitait le cador&nbsp;d'irresponsable, or ce geste d&eacute;sinvolte est coutumier du JMB confiant), ce type de comportement me semble hyper masculin et ce genre d'adversaires, en jouant serr&eacute;, permet d'&ecirc;tre b&eacute;n&eacute;ficiaire.

Et puis une m&egrave;re ne jouera jamais la tirelire du gosse, alors que finalement... 

Je me levais pour aller mettre le billet sur Tricolore Sport, le gueulard me bouscula, je lui suivis avec curiosit&eacute;, il se dirigea &agrave; la tirette, retira quelques biftons qu'il d&eacute;posa sur Tiki de Touchyvon. Dans la queue, derri&egrave;re lui, j'annon&ccedil;ai le num&eacute;ro du JMB. 

Deux heures plus tard, je me payais un pantalon en alpaga avec la tirelire d'un gosse, la vie &eacute;tait belle.

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Ce mardi soir, j'avais d&eacute;cid&eacute; de le passer dans mon bain. 

Si le turf devenait f&eacute;minin, doux&nbsp;et raisonnable, je m'en accomoderais.

J'extrapolais dans les vapeurs de chevrefeuille, un plan, &agrave; savoir comment j'allais&nbsp;inoculer &agrave; Honeymoon le virus, la laisser faire le papier,&nbsp;puis me lancer dans l'aventure du compte commun, avant de me livrer &agrave; une existence de total parasite.

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On frappa &agrave; ma porte. Entreba&icirc;ll&eacute;e. Une t&ecirc;te brune appar&ucirc;t. En zappant apr&egrave;s son &eacute;mission (un documentaire&nbsp;pontifiant sur les combustions humaines spontan&eacute;es), Honeymoon avait vu sur Equidia que Soumillon se lan&ccedil;ait dans le trot, et me demandait mes codes pmu.fr afin de l'encourager. 

Allez, quoi, he's so cute, elle essayait de m'amadouer en offrant &agrave; mon corps humid&eacute; un peignoir&nbsp;dans le dos duquel&nbsp;resplendissait un Ourasi brod&eacute;. Sortant alors de ma torpeur pour manier le wi-fi de l'h&ocirc;tel, j'en sus bient&ocirc;t davantage :1,2/1 pour Soumi sur un cheval qui ne vaut rien ferr&eacute;. C'&eacute;tait une opportunit&eacute; &agrave; saisir. Il fallait faire vite.&nbsp;A la liste des partants, je jouais puis touchais Pile ou Face, le futur gagnant, &agrave; 6,20 pendant que Soumi, en larmes,&nbsp;trouvait consolation&nbsp;dans&nbsp;les bras&nbsp;de&nbsp;P&eacute;tochard, la mascotte de l'hippodrome de Cabourg.

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Plumer les gamins de prolos, soit, mais aux courses,&nbsp;il ne faut pas oublier d'enlaidir les beaux gosses.
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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2009/08/852907</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Wed, 26 Aug 2009 03:33:06 +0200</pubDate>
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   <title>TROUBLE ONLY BOYS</title>
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En commen&ccedil;ant &agrave; descendre l'escalier de l'avion qui m'avait amen&eacute; &agrave; l'a&eacute;roport Roissy-Charles De Gaulle, j'avais l'impression&nbsp;d'&ecirc;tre muni&nbsp;d'oeill&egrave;res australiennes.

Sur les naseaux,&nbsp;je portais cependant une paire de Ray-Boon, une imitation de lunettes de marque que j'avais achet&eacute;es il y a deux ans &agrave; un jeune entrepreneur flamand qui r&ecirc;vait de surfer sur la vague ch'ti, le mec m'avait fait marrer et je lui en avais achet&eacute; deux (elles avaient la particularit&eacute; d'avoir grav&eacute;es&nbsp;sur chacune de leurs&nbsp;branches, des fricadelles en cuivre). Je les portais en guise de deuil car j'avais appris&nbsp;la veille que suite &agrave; la faillite de sa boite,&nbsp;et cribl&eacute; de dettes,&nbsp;mon jeune flamand avait emprunt&eacute; chez Cofidis pour entreprendre une montante sur Anders Lindqvist.&nbsp;

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Au milieu des marches, Honeymoon entrela&ccedil;a ses doigts aux miens, le soleil de plomb de cet &eacute;t&eacute;-l&agrave; collait sa liquette de lin &agrave; sa peau, sa chemise entrouverte, elle s'&eacute;ventait avec le suppl&eacute;ment quint&eacute; peluche du Turf en se donnant un air de grande dame,&nbsp;autour de mon gland la corolle picotait et le sang affluait tant et si bien que je&nbsp;m'immobilisais au milieu de l'escalier comme un con, moite, incapable de tout mouvement.

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-&nbsp;Ben, qu'est-ce que tu le fais ?&nbsp;me demanda Honeymoon.&nbsp;Il faut aller chercher Balloches, c'est pas le chien de contorsion tu sais ? Il doit &ecirc;tre compress&eacute; dans sa petit panier.

- Euh oui... tu peux t'en occuper ? J'ai besoin de solitude, d'appr&eacute;cier mon retour en France, tu comprends. Je respire, l&agrave;, je go&ucirc;te, &agrave; l'int&eacute;rieur &ccedil;a chante, &ccedil;a fr&eacute;tille.

- As you want, she said.

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- Tout va bien, monsieur ? me demanda une ravissante h&ocirc;tesse malgache, ce qui n'aidait&nbsp;aucunement &agrave; retrouver nonchalance.&nbsp;Il &eacute;tait treize heures, il me restait deux heures pour&nbsp;retrouver ma contenance, puis un pmu, et aller jouer "Only Boys",&nbsp;&agrave; nouveau def4 avec son Gr&eacute;goire, comme au temps o&ugrave; je l'avais connu gai poulain, mais&nbsp;cette perspective de&nbsp;victoire&nbsp;m'excitait encore davantage. De plus la course &eacute;tait programm&eacute;e sur l'hippodrome du Mont-Saint-Miche. L'avion d&eacute;barrassa le plancher, et je me retrouvais au milieu de piste, seul sur l'escalier m&eacute;tal.

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Vers quatorze heures, Honeymoon&nbsp;vint &agrave; ma rencontre. Je ne sais comment cette diablesse s'&eacute;tait d&eacute;brouill&eacute;e pour enfreindre les r&egrave;gles &eacute;l&eacute;mentaires de s&eacute;curit&eacute; mais elle &eacute;tait accompagn&eacute;e de ma m&egrave;re et de notre chien Balloches.&nbsp;Ma m&egrave;re gravit les escaliers&nbsp;lentement, tout effort lui &eacute;tait p&eacute;nible, et j'&eacute;prouvais une horrifique sensation de triolisme quand, tandis qu'elle&nbsp;embrassait mes joues, Balloches vint danser le charleston contre ma cuisse.

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A pr&eacute;sent naturel, urbain, gentleman, je d&eacute;valais quatre &agrave; quatre les deux marches de l'escalier. Chutant au sol, je me relevais d'un bond quasi simultan&eacute; et bafouillait d'un ton trop rapide : "Honey bunny, tu vas voir, la France c'est magnifique !&nbsp;Ca te dirait une balade au Mont Saint Michel ? Pour cet apr&egrave;s-midi, nous sommes trop loin c'est rap&eacute;, mais il para&icirc;t qu'il y a une tr&egrave;s bonne &eacute;mission &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision sur ce sujet. On pourrait la regarder en buvant un coquetel, puis nous d&eacute;lasser &agrave; l'h&ocirc;tel, qu'en dis-tu ? "

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Honeymoon me regarda en faisant la moue puis indiqua l'escalier.

Balloches y demeurait fig&eacute;, incapable de tout mouvement, langue pendante, le salaud haletait &agrave; quatre pattes. La course allait d&eacute;marrer dans quarante minutes, c'&eacute;tait encore jouable si l'un de nous trois d&eacute;livrait notre chien de son calvaire, mais je doutais qu'Honeymoon et moi puissons vivre encore en couple si l'un de nous deux mettait en oeuvre le plan auquel je pensais.

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Honteux d'&ecirc;tre un turfiste, et me souvenant que j'&eacute;tais maudit, conscient que je n'&eacute;tais pas sur Terre pour &ecirc;tre aim&eacute;, ou respect&eacute;, mais pour enfiler les gagnants, je demandais &agrave; ma m&egrave;re&nbsp;en donnant &agrave; ma voix les inflexions chaudes et rass&eacute;r&eacute;nantes que savait conf&eacute;rer &agrave; la sienne feu Fran&ccedil;ois Mitterrand, de bien vouloir&nbsp;branler Balloches.

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Qu'est-ce qu'une m&egrave;re ne ferait pas pour faire plaisir &agrave; celui qu'elle a port&eacute; neuf mois ?

Et puis j'avais une Mission. Je portais une R&eacute;v&eacute;lation.

Je savais qu'Only Boys n'avait rien d'un chien.&nbsp;

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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2009/08/851041</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Fri, 21 Aug 2009 02:43:15 +0200</pubDate>
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   <title>LA THEORIE DU 09/11</title>
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- Racontes-moi encore comment tu as&nbsp;d&eacute;soss&eacute; une pyramide pierre&nbsp;&agrave; pierre,&nbsp;lib&eacute;r&eacute; les antilles et travers&eacute; la Loire&nbsp;&agrave; la nage en remontant vers la source, me demande Honeymoon tandis que je lui annonce que si on passe le reste de notre vie ensemble, des fois, on va s'emmerder.

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Puis elle me demande ce que je compte faire ce soir, pour commencer. Surfer sur le net, lui (serviette) r&eacute;ponds-je.

Hein ? Oui, afin de prendre des nouvelles de la France, je compte me faire une descente d'organes d'actualit&eacute; : le monde, marianne, le nouvel obs...

- Ah... ok... fait lascivement Honeymoon en jouant des &eacute;paules... je&nbsp;vais marcher&nbsp;sur le plage, tu sais, bippes mon phone&nbsp;si c'est le r&eacute;volution.

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Seul en Floride dans la villa de Michel Constantin Junior o&ugrave; j'ai d&eacute;cid&eacute; de finir ma vie, je parcours les journaux en ligne pour r&eacute;aliser que l'actu est une perte de temps inouie, Giscard fait toujours un bon pr&eacute;sident.

Serait-il possible que cette infernale actualit&eacute; dont on nous rabat 6 jours sur 7 les oreilles soit une manoeuvre de l'appareil &eacute;conomico-politique&nbsp; pour emp&ecirc;cher toute r&eacute;volte de s'organiser, les citoyens &eacute;tant accapar&eacute;s &agrave; discuter de micro-&eacute;v&eacute;nements ?

Le grand complot&nbsp;? Vraiment ?

Sur le net, je fais une recherche sur les conspirations.&nbsp;Assassinat de&nbsp;JFK, de Michael Jackson, et surtout le 11 septembre...

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Au bout d'une nuit de recherches intensives, je sais toute la v&eacute;rit&eacute;.

Les internautes m'ont convaincu.

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Qui se cache&nbsp;derri&egrave;re le 11 septembre ?

Ni Ben Laden, ni&nbsp;les franc-ma&ccedil;ons, ni les juifs, ni le gouvernement des &eacute;tats-unis, oh non, la v&eacute;rit&eacute; est beaucoup plus simple que cela. Tout simplement Pierre-Joseph Goetz.

J'aurais d&ucirc; y penser plus t&ocirc;t, seul un manipulateur de cette envergure a pu pousser des abrutis &agrave; braquer des avions pour la grande cause, je l'entends d'ici : "Allez, les amis, on prend les commandes, on n'h&eacute;site pas une seconde", "le paradis est magnifique, les amis, foncez au guichet&nbsp;! ".

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J'apprends sur le site "embrouillesduturf.com" que le gredin&nbsp;avait&nbsp;vu qu'Unibet offrait une catastrophe majeure dans l'ann&eacute;e &agrave; 5/1,&nbsp;puis organis&eacute; son coup en planifiant l'affaire sur 9 mois, recrutant Zacharias Moussaoui dans son pmu du 9-3 o&ugrave; il &eacute;tait connu sous le nom de "Monsieur Spot". 

Ce m&ecirc;me site me r&eacute;v&egrave;le que c'est le grand complot jud&eacute;o-ma&ccedil;onnique et le reste de la famille Goetz qui se cachent derri&egrave;re les baisses de cotes ph&eacute;nom&eacute;nales se produisant dans les 5 derni&egrave;res minutes. Les enflures.

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Un coup de t&eacute;l&eacute;phone pass&eacute; &agrave; Honeymoon pour lui demander de vite me rejoindre, j'ai une grande r&eacute;v&eacute;lation &agrave; lui faire, qui va &eacute;branler la plan&egrave;te.

Dans l'attente, je me connecte sur pmu.fr, comme on rallume une clope alors qu'on a arr&ecirc;t&eacute; il y a un an, juste parce qu'inconsciemment on se souvient qu'on a &eacute;t&eacute; fumeur.

Il est 17 heures en France, je vois que Vantage Point court dans cinq minutes. Je vais f&ecirc;ter ma r&eacute;v&eacute;lation par une victoire. Combien je mets ? Vu mes larges moyens, pas moins de 1.000 euros, sinon autant jouer des centimes. Je mets 1000. Le cheval passe aussit&ocirc;t de 26 &agrave; 11... j'entends des pieds nus marcher sur le parquet.

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- ALORS ? Cette "r&eacute;v&eacute;lation plan&eacute;taire", c'est quoi,&nbsp;me demande Honeymoon en faisant juter une p&ecirc;che sur sa poitrine.

- H&eacute;h&eacute;... ben, euh... tu sais... les fameuses baisses de cotes des champs de course ? Les valises...

- Les valises ?

- Oui, en fait, c'est juste des mecs p&eacute;t&eacute;s de thune qu'ont envie de rigoler, mais pas mieux inform&eacute;s... (l&agrave;, je r&eacute;alise qu'il n'y a rien &agrave; craindre des ultimes baisses de cotes, sachant &ccedil;a j'aurais pu doubler mon capital tranquillou)... fais tes valises, on part en vacances !

- O&ugrave; &ccedil;a ?

- En... France ! A Vincennes ! Lundi, c'est la r&eacute;ouverture !

- Et bien... l&acirc;che Honeymoon dans un soupir, avec toi on ne s'emmerde jamais.

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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2009/08/850328</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Wed, 19 Aug 2009 10:56:19 +0200</pubDate>
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   <title>POST CARD (été 2009, saison 3 et demi)</title>
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Mes chers tous,

c'est depuis&nbsp;la villa&nbsp;de Floride de Michel Constantin Junior o&ugrave; je passe, &agrave; 35 ans,&nbsp;une pr&eacute;-retraite paisible, que je vous &eacute;cris. 

Ici, il fait beau et chaud.

Honeymoon, ma fianc&eacute;e, paresse au bord de la piscine, buvant un Pulco-fruits rouges import&eacute; de m&eacute;tropole fran&ccedil;aise, elle&nbsp;cancane avec sa copine Shorty, une volleyeuse.&nbsp;Le bac &agrave;&nbsp;l&eacute;gumes du&nbsp;frigo est rempli de bi&egrave;res exotiques. Quant &agrave; Balloches, notre chien, il est gai comme un pinson.

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Les courses, pour moi, appartiennent au pass&eacute;. J'ai d&eacute;cid&eacute; de claquer toute la maille acquise au turf, ann&eacute;e apr&egrave;s ann&eacute;e. Ce qui me contraindra peut-&ecirc;tre &agrave; y revenir, soit disant. Mais enfin, la vraie vie est ailleurs. Sur le net. 

Je dispose ici d'une connexion 1000 MB qui me permet de t&eacute;l&eacute;charger en cinq secondes un &eacute;pisode de Dexter. 

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Malheureusement, je n'ai gu&egrave;re le temps de les regarder, occup&eacute; que me voil&agrave; &agrave; collecter les diff&eacute;rentes saisons. Mon nouveau projet, apr&egrave;s ce blog, consiste &agrave;&nbsp;r&eacute;unir la totalit&eacute; des s&eacute;ries&nbsp;t&eacute;l&eacute;chargeables sur le net, c'est un hobby plus idiot que de s'int&eacute;resser &agrave; la nouvelle g&eacute;n&eacute;ration des " T ", mais pour avoir une vie sociale, il n'y a pas photo.

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La preuve.

Il y a une semaine, j'ai eu le privil&egrave;ge de rencontrer Jean-Pierre Dubois,&nbsp;il dinait&nbsp;d'une salade de poulpe &agrave; l'AZUL, la meilleure gargote de Miami avec une lad &agrave; Basire (Bazire ? Je ne sais m&ecirc;me plus comment &ccedil;a s'&eacute;crit.&nbsp;Bizarre)... discr&egrave;tement, pour lier conversation, je griffonnais un mot qu'un serveur glissait sous cloche, avant de lui apporter. Jean-Pi (ouais, il m'a demand&eacute; de m'appeler comme &ccedil;a) a jet&eacute; un oeil dans ma direction, apercevant alors une masse floue en imperm&eacute;able, avant de chausser ses lunettes, et de lire :

"Monsieur, je suis l'un de vos plus grands fans, je ne vous ennuierais pas outre mesure, simplement je suis en mesure de vous graver sur DVD l'int&eacute;gralit&eacute; des s&eacute;ries "Ard&eacute;chois Coeur Fid&egrave;le", "Les Saintes Ch&eacute;ries" et "Janique Aim&eacute;e". Merci de mesurer mes propos&nbsp;&agrave; leur juste mesure."

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La l&eacute;gende s'est lev&eacute;e, marcha vers moi, lestement, j'en avais le dos tremp&eacute; d'angoisse, et tandis qu'il s'approchait de ma table, je r&eacute;alisais que ce n'&eacute;tait pas Dubois, mais Jean-Pierre Viel. "Appelle-moi Jean-Pi !&nbsp;Toi et moi, mon loulou,&nbsp;on va devenir copains comme cochons, &ccedil;a te d&eacute;range si on y go maintenant, chuis gar&eacute; en double file ?"

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Sur ce, je vous laisse, Honeymoon m'appelle, il faut que je sorte Balloches.

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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2009/08/850093</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Tue, 18 Aug 2009 19:04:24 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>JOJOBA</title>
   <description><![CDATA[ Ah, les Bains-Douches.
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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2009/02/770225</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Thu, 12 Feb 2009 11:17:59 +0100</pubDate>
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   <title>CALIGULA &amp; SES SOEURS</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;

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Les champions de Pierre Levesque ne peuvent pas se blairer, para&icirc;t-il, normal&hellip; Offshore Dream d&eacute;cline sur le mode chevalin la figure du m&eacute;trosexuel, soit le jeune homme, et donc aussi la jeune fille. Il est doux, effac&eacute;, a le torse &eacute;pil&eacute;, et se pomponne pour sortir en bo&icirc;te une ou deux fois l'an, autour du 31 janvier. Meaulnes du Corta, au contraire, incarne l'h&eacute;t&eacute;ro perdu, le bourru, la rock star. Le champion imp&eacute;tueux pr&ecirc;t &agrave; exploser &agrave; tout moment, le romantique, le souffreteux aussi (&agrave; 9 ans, il n'a couru que 51 fois&nbsp;!).

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Profitant d'une absence totale de faux d&eacute;part, se marrant dans sa barbe de trois jours pendant que Laurent Bruneteau tentait de persuader le public de faire la ola, Meaulnes du Corta n'a cette fois pas perdu son influx et s'est impos&eacute; comme le meilleur cheval d'&acirc;ge europ&eacute;en. Sans un pli. Il les a fusill&eacute;. Puis il a regagn&eacute; son h&ocirc;tel, pris de la coke, bais&eacute; deux putes, p&eacute;t&eacute; le climatiseur de sa chambre, vomi sur la moquette, et m&ecirc;l&eacute; le contenu de ses capotes dans le flacon de bain moussant &laquo;&nbsp;Fleur d'acacia&nbsp;&raquo; de sa baignoire &agrave; deux places.

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De son c&ocirc;t&eacute;, Offshore a pris un bain pour se d&eacute;tendre dans lequel il a vers&eacute; de la fleur d'acacia que son voisin de palier lui avait pr&ecirc;t&eacute;, puis il a command&eacute; un massage ayurv&eacute;dique aux huiles essentielles, avant de commander un club sandouiche et une grande salade aux tomates-cerise. Il s'est couch&eacute; vers 21 heures en regardant une &eacute;mission d'Arlette Chabot sur TV5.

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Si Pierre Levesque m&eacute;rite le blase de &laquo;&nbsp;professeur&nbsp;&raquo; de par sa science de l'entra&icirc;nement, de l'engagement, sa fa&ccedil;on de driver (il est aussi &laquo;&nbsp;l'ajusteur&nbsp;&raquo;), pas &eacute;tonnant qu'Offshore Dream soit son cheval de c&oelig;ur. Offshore Dream, bien que fa&ccedil;onn&eacute; par Jean-Philippe Borodajko, a explos&eacute; dans les cours particuliers du Professeur. Meaulnes, lui, repr&eacute;sente la classe pure et m&eacute;chante, il refuse donc d'aller en classe. M&ecirc;me en course, il empi&egrave;te sur les piquets, rien &agrave; branler, les commissaires font les taiseux, froussards &agrave; l'id&eacute;e de se faire casser la gueule par ce cingl&eacute;.

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Derri&egrave;re Meaulnes et sa testost&eacute;rone en folie, sa pure masculinit&eacute; d&eacute;clin&eacute;e &eacute;quid&eacute;, on retrouve (de fa&ccedil;on inattendue pour moi, j'avais massacr&eacute; Olga et Meaulnes &agrave; la gagne et ajout&eacute; Opal en CG) les trois danseuses&nbsp;: Nouba du Saptel, Qualita Bourbon et Olga du Biwetz. 

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La ligne droite de Nouba du Saptel donne le frisson &agrave; la revision sur youtube, Yves Dreux a le tr&egrave;s bon parcours, un peu comme celui qu'il a donn&eacute; &agrave; Mirage du Goutier dans le GNT, mais le cauchemar n'est pas loin quand devant Oiseau de Feux rend les armes, mais soudain &ccedil;a s'ouvre un poil, et la jument envoie comme &agrave; ses meilleurs jours, totalement retrouv&eacute;e, dans le plus pur style de ses fameuses acc&eacute;l&eacute;rations, avec d&eacute;contraction et gr&acirc;ce. Tout cela est magnifique. Bravo &agrave; Geslin qui a r&eacute;ussi &agrave; rendre son moral &agrave; une jument qu'on croyait cram&eacute;e. Et que dire de Qualita, sinon qu'elle est le pendant au f&eacute;minin de Meaulnes du Corta, la Amy Winehouse du trot fran&ccedil;ais&nbsp;? 

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Olga du Biwetz, enfin, confirme qu'elle &eacute;tait meilleure ce jour qu'Opal Viking, Exploit Caf, et tout le toutim. Jos se prend une vague &agrave; la sortie du tournant, qui lui fait perdre un peu de temps, et la jument n'a pas le temps de trouver son action. Qu'importe. Plastiquement, le podium Meaulnes du Corta, Nouba du Saptel, Qualita Bourbon ne manque pas d'allures, c'est le podium de l'&eacute;corch&eacute; et des pasionarias. Un podium de foutraques (Nivard, Dreux et Le Papet, &ccedil;a aussi, c'est tr&egrave;s chouette) qui fait la part belle aux fortes t&ecirc;tes. 

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En v&eacute;rifiant l'orthographe de pasionaria, je tombe sur cette citation attribu&eacute;e &agrave; la r&eacute;sistante espagnole Dolor&egrave;s Ibarruri Gomez, &laquo;&nbsp;Mieux vaut mourir debout que vivre &agrave; genoux&nbsp;&raquo;. Ce podium est de ceux qui nous aident &agrave; vivre debout.

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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2009/01/762049</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Mon, 26 Jan 2009 12:05:33 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>3615 OLGA (8 euros/1 la minute)</title>
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Ca y est, dix-huit guerriers, sans fers au bout des rangers, sont sur les rangs. Je n'ai pas souvenir d'une &eacute;dition plus excitante. Au petit jeu des pronostics, j'abats la carte Olga, et aussi, histoire de faire un peu blog quand m&ecirc;me, je mange actuellement un P&eacute;pito.

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S&eacute;bastien Guarato r&eacute;alise un meeting exceptionnel, en regard de son effectif, les meilleurs &eacute;l&eacute;ments de son &eacute;curie ont studieusement fait leurs devoirs (Quitus du Mexique, Rocket du Closet, Quido du Goutier, Olga du Biwetz ont TOUS gagn&eacute; leur groupe 2). Le monde peut bien s'&eacute;crouler, Guarato fait rentrer ses coups francs.

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Olga du Biwetz est probablement la jument la plus rapide du peloton fran&ccedil;ais (m&ecirc;me si les chronos de cet hiver indiquent que le plus rapide sur un bout est Quitus du Mexique, mais de toute fa&ccedil;on les deux vont ensemble &agrave; l'entra&icirc;nement, et Olga est un petit peu devant), or, il ne faut pas &ecirc;tre devin pour annoncer que vu le plateau, on aura droit &agrave; une course &agrave; la mort. Donc, on doit s'attendre &agrave; voir des chevaux finir sur les autres, et d'autres pi&eacute;g&eacute;s. A ce compte-l&agrave;, un qui va &ecirc;tre bien vaccin&eacute;, c'est l'ami Jos, pi&eacute;g&eacute; en dernier lieu derri&egrave;re Popin&eacute;e de Timbia, et qui n'a pu que regarder passer le wagon de trois (Offshore/Meaulnes), &eacute;baubi comme lorsqu'un type parti siroter un mocaccino sur le parking de l'aire de l'autoroute de Chabert-sur-Loup en laissant les clefs sur le contact, promet qu'on ne l'y reprendra plus quand il voit sa propre Twingo s'enfuyant sur la voie d'acc&eacute;l&eacute;ration.

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Et Jos n'a pas de Twingo. Il a OLGA DU BIWETZ (cf. notre document photographique, authentique, et pris sous la lune,&nbsp;Olga &eacute;tant un cheval-garou) que je tiens comme l'autre vraie certitude de cet hiver (avec la vista Guarato, donc). Vainqueur de la premi&egrave;re pr&eacute;pa, deuxi&egrave;me dans la deuxi&egrave;me d'un Magnificent qui aura laiss&eacute; son coeur pour le Cornulier, et troisi&egrave;me dans la troisi&egrave;me, celle du coup de la Twingo avec sur la lunette arri&egrave;re&nbsp;l'autocollant vintage "Europe Stop, salut c'est Max Meynier", que veux-tu de plus, Cam&eacute;lia ? (oui, j'ai donn&eacute; un pr&eacute;nom de femme &agrave; mon P&eacute;pito)

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Enfin, de m&ecirc;me qu'il y a deux ans, il y avait un air de famille entre les victoires d'Offshore Dream &amp; One du Rib (voir m&ecirc;me l'ann&eacute;e suivante, un ennui poli liant les victoires d'Offshore et de Magnificent)... je trouverais assez amusant de voir triompher une semaine apr&egrave;s la courageuse Malakite, l'autre pendule de l'hiver. Avec dans les deux cas, des pilotes pas vraiment &eacute;pargn&eacute;s par la vie, mais vraiment tr&egrave;s talentueux. C'est une lapalissade, mais ce qui tenaille le turfiste, c'est la sensation qu'aux courses on peut renverser son destin.

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Comme C&eacute;line, Jos n'a pas le sien en main. 

Un parcours chaotique, fatalement, avec Meaulnes et Paris Haufor, le bouillant Duvaldestin (Qualmio de Vandel, un tout bon ! mais Thierry s'emporte trop souvent en groupe 1), le Papet avec sa&nbsp;Maserati intenable, les Souloy&nbsp;qui cette ann&eacute;e s'y mettent &agrave; quatre pour&nbsp;leur fameux num&eacute;ro du wagon de trois... une course impr&eacute;visible s'annonce.&nbsp;On en a les chocottes.

Alors Jos aura-t-il le bon parcours, l'aura-t-il pas ?&nbsp;Gagnera, gagnera pas... bah...

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Seule certitude :&nbsp;dimanche, &agrave; 17heures, on aura sous la peau, les nerfs si tricot&eacute;s que seule para&icirc;tra claire l'id&eacute;e que l'investiture d'Obama, finalement, hein, bon... et dans ma main fond Cam&eacute;lia.
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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2009/01/760510</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Fri, 23 Jan 2009 00:37:12 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>EN ATTENDANT LE PENO</title>
   <description><![CDATA[ D&eacute;cor : Un bar PMUPersonnages : Au nombre de deux. Estragon et Vladimir, deux clodos.Sur la sc&egrave;ne, les deux cloches, Estragon et Vladimir courent &agrave; pas chass&eacute;s. Derri&egrave;re eux, une t&eacute;l&eacute;vision perch&eacute;e diffuse Equidia, sans son. Ils s'agenouillent soudain devant elle, mais en regardant vers le public.Estragon. TIens, salut Vlad'Vladimir. Estra ? C'est toi ?Estragon. C'est estra !Vladimir. Dieu court dans quelle course ?Estragon. Sais pas.Vladimir. Rabattons-nous sur JMB.Estragon. JMB ? Tu sais que personne ne doit &eacute;crire son nom, c'est comme l'aut'l&agrave;...Vladimir (l'interrompant). Tu sens bon.Estragon. J'en ai marre de JMB ! Marre. Marre. Marre ! Il m'a tout pris. Je l'ai attendu. Encore attendu. R&eacute;sultat j'ai m&ecirc;me d&ucirc; vendre ma montre. Depuis &ccedil;a va mieux.Vladimir. Mais... tu crois en JMB ?Estragon. Bien s&ucirc;r. Tous les hommes ont besoin de croire. A la gauche. A l'amour. Au commerce &eacute;quitable. En eux-m&ecirc;mes. Alors pourquoi pas en JMB ? Vladimir. Moi, je crois en Souloy. Tu me diras, autant croire en JMB en ce moment mais je l'ai vu &agrave; la t&eacute;l&eacute;, le Fabrice. Il s'est fait des m&egrave;ches, l&agrave;, &ccedil;a va repartir. Forc&eacute;ment, avec des m&egrave;ches. Gros de classe, l&agrave;.Estragon. Pas bon signe, &ccedil;a, il doit se faire des cheveux blancs.Vladimir. Ah &ccedil;a, &agrave; force de croire lui aussi en JMB.Estragon (l'interrompant). T'as de super fringues. Agn&egrave;s B ?Vladimir. Claude O.Estragon (reprenant, semblant convaincu). Hola. J'ai une vision... imagines que ce soit JMB qui croit un peu trop en Souloy, genre J&eacute;sus sur la croix, tranquille, &ccedil;a pique un peu mais tranquille.Vladimir. Tu blasph&egrave;mes.Estragon. J'invente. Je suppute. C'est les myst&egrave;res cach&eacute;s, &ccedil;a, mon prince. JMB. Souloy. On sait m&ecirc;me pas s'ils existent, s'ils &eacute;taient vrais on les verrait de temps en temps en une de Closer, non ?Vladimir. Arr&ecirc;te de blasph&egrave;mer, te dis-je.Estragon. Tu l'as vu, l'autre jour, crucifi&eacute; par Polenska, au sulky de Punch de Chenu.Vladimir. Qui &ccedil;a ? J&eacute;sus ?Estragon. Non, De J&eacute;sus, il avait Pocono Jet.Vladimir. Ah, ok. Bon, en faisant la manche, j'ai r&eacute;cup&eacute;r&eacute; deux euros. J'h&eacute;site. Un sandouiche ou JMB.Estragon. JMB. Plac&eacute;. Ca te payera T&eacute;l&eacute; Z.Vladimir. Je joue pas aux courses pour me payer T&eacute;l&eacute; Z.Estragon. T'es comme ma belle-soeur, toi. Depuis qu'elle a touch&eacute; un quart&eacute; plus, elle s'est abonn&eacute; &agrave; T&eacute;l&eacute; 2.Les deux comp&egrave;res d&eacute;cident de jouer JMB.La course passe. Le temps passe. JMB court encore. ]]></description>
   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2009/01/754413</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Sat, 10 Jan 2009 01:10:14 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>Docteur Podium, votre courrier ! ... Oui, j&#039;arrive, Evelyne.</title>
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" Une bonne information est-elle forc&eacute;ment cach&eacute;e ? "me demande Roger (d&eacute;sol&eacute;, cher RoG, mais je ne tiens pas &agrave; &eacute;crire jeune), du 9-4.Ce bon lecteur faisait allusion, dans un commentaire &agrave; l'article "L'argent des courses", aux papys de pmu qui planquent leurs tickets aussi bien que les annotations griffonn&eacute;es dans leurs journaux, comme si un aigle allait s'en emparer. Votre question, Roger, j'y r&eacute;ponds franchement, sans prendre de gants, ni peur d'y aller, vous pouvez me faire confiance, je ne suis pas du genre &agrave; me d&eacute;filer. 

Passons &agrave; pr&eacute;sent &agrave; autre chose. 

Il ne faut pas avoir peur de dire sur qui on s'appr&ecirc;te &agrave; parier, pourquoi donc ? Parce que dans ce cas, on est s&ucirc;r de son fait. Une information, une intuition que l'on tait, on en a honte.Roger, j'&eacute;tais &agrave; Vincennes ce dimanche, et je sais que ce foal en surv&ecirc;tement jaune poussin qui gambadait &agrave; tout va dans le hall en lan&ccedil;ant &agrave; la cantonnade avant la cinqui&egrave;me "Malakite, Malakite" tout en dansant le merengu&eacute;, c'&eacute;tait vous. Alors certes vous avez perdu, mais sans honte, battu par une Nouba Turgot injouable, alors&nbsp;ok, oui&nbsp;mon vieux vous &ecirc;tes grill&eacute; au Temple pour cinq ans, mais vous avez bien jou&eacute;.Tous les autres tickets que vous avez&nbsp;effectu&eacute; dans le silence, en revanche, ont &eacute;t&eacute; perdants ou ont abouti &agrave; somme nulle. Mais ceux-l&agrave;, vous ne m'en parlez pas, Roger. Curieux, non&nbsp;?Et pour cause... je vais vous dire, vous y croyiez &agrave; moiti&eacute;, vous les avez fait au p'tit bonheur, avec des si... vous les avez valid&eacute;s en turf-addict... alors vous nous les avez cach&eacute;, en pervers polymorphe...Si les vieux vous ont eux-m&ecirc;mes cach&eacute; leurs journaux et griffonnages, c'est parce que ces grands sages ont voulu vous renvoyer l'image d'un chapardeur de num&eacute;ros &agrave; la d&eacute;rob&eacute;e, ils se sont noircis les mains et d&eacute;cupl&eacute; le lumbago pour votre bien, mon pote. Ils voulaient juste vous entendre leur dire "je crois en ceci"...La foi est ce qui s&eacute;pare le turfiste gagnant du turfiste vivotant. Il faut l'encourager, au risque du ridicule. Il faut gagner ou perdre, d&eacute;j&agrave; au guichet. L'argent suivra. J'explicite.Voici la m&eacute;thode que j'&eacute;prouve personnellement depuis maintenant quatre ans : quand vous vous rendez sur un hippodrome ou au bar PMU, choisissez syst&eacute;matiquement pour valider et encaisser vos jeux, le guichet tenu par la personne du sexe oppos&eacute; qui vous semble la plus sensas'. Celle devant qui vous ne voudriez absolument pas passer pour un k&eacute;k&eacute;. 

Et hop, vous voil&agrave; en chasse, vos sens sont en mode &eacute;veil, et alors l&agrave; mon p'tit pote, fini les quint&eacute;s en 7 et les gagnants au p'tit bonheur la chance, car vous ne pourrez supporter la honte de vous mettre minable (soit dit en passant, la mythomanie des turfistes vient de l&agrave;, de m&ecirc;me que l'autre versant qui consiste &agrave; croire qu'il n'y a que des perdants), vous allez sans le r&eacute;aliser passer&nbsp;les tickets&nbsp;auxquels vous croyez vraiment, et juste ceux-l&agrave;.Voil&agrave;. Gagner aux courses, c'est pas plus compliqu&eacute;. On dit que les filles sont attir&eacute;es par les hommes fortun&eacute;s, c'est l'inverse qui est d'abord vrai, puis vient la fortune. Les gens qui me laissent des chouettes commentaires font un effort, ils n'&eacute;crivent pas ce qui leur passe la t&ecirc;te (j'ai parfois des "Bazir encullet", le genre forum de geny... mais c'est une minorit&eacute;), y a du style. Il faut parier comme &ccedil;a. En se disant que si on se loupe, le ciel va nous tomber sur la t&ecirc;te. 

Choisissez la plus jolie du guichet et tout va s'aligner. Adieu les tickets qui n'en valent pas la chandelle et le c&eacute;leri &agrave; volont&eacute; chez Flunch. A vous la pure winne, les d&icirc;ners aux chandelles sur bateau-mouche, et les p'tites m&eacute;m&eacute;es&nbsp;! La seule chose qui vous manquera alors, c'est que j'ai r&eacute;pondu &agrave; votre question, c'est tout ! Heureux homme que vous &ecirc;tes&nbsp;! 

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Bien &agrave; vous, 

Docteur Podium
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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2009/01/752327</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Mon, 05 Jan 2009 00:30:47 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>L&#039;argent des courses</title>
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Cet apr&egrave;s-midi, Z&ouml;&eacute;, ma guicheti&egrave;re pr&eacute;f&eacute;r&eacute;e &agrave; Paris-Vincennes, m'a remis quelques billets verts suite &agrave; la victoire de QUEEN D'ARRY (recommand&eacute; ci-contre). Tout &agrave;&nbsp;ma joie, je lui en d&eacute;dica&ccedil;ais un, ce qui le transformait d'ailleurs illico en billet violet. Puis je d&eacute;cidais sur un coup de t&ecirc;te de revenir chez moi en taxi afin d'y feuilleter en p&egrave;re peinard le suppl&eacute;ment des Echos consacr&eacute; aux Mulryan.

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Mon geste g&eacute;n&eacute;reux &eacute;tait-il celui d'un fou ? Christophe Donner assure que le turfiste ne doit jamais rien laisser, car il doit venir sur le champ&nbsp;afin de&nbsp;prendre du fric, non d'en dilapider. Il ne d&eacute;conne pas sur le sujet,&nbsp;l'ami Donner... l'autre jour je l'ai crois&eacute; au bar Le Paddock, il&nbsp;venait de&nbsp;toucher un 2sur4 Bazire-Levesque&nbsp;par trois euros, et&nbsp;n&eacute;anmoins il m'a laiss&eacute; payer seul ma bouteille de Veuve Cliquot.

J'appelle &ccedil;a de la pingrerie.

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Autant je&nbsp;rechigne &agrave;&nbsp;laisser partir un billet sur une non-chance, ayant l'impression de m'amputer, autant une fois que la journ&eacute;e est&nbsp;faite, je&nbsp;me sens capable de&nbsp;n'importe quoi, et d'en faire profiter qui me pla&icirc;t. Le gain aux courses, m&ecirc;me s'il est le fruit d'un travail, a toujours&nbsp;pour moi une certaine gr&acirc;ce.&nbsp;Je l'appr&eacute;cie d'autant qu'il me donne l'impression de ne pas &ecirc;tre mien. Chez moi, l'hiver, les billets verts, jaunes et violets dorment dans une tasse aux armes du GNT, sur le frigo, ce n'est que du papier...

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Gagner apporte une vraie joie gratifiante, sup&eacute;rieure au gain. Quand vous gagnez, c'est que vous avez &eacute;t&eacute; le meilleur. Ensuite c'est la d&eacute;prime, vous regardez vos billets verts ou jaunes, en vous demandant ce que vous allez pouvoir consommer avec. Alors vous n'&ecirc;tes plus qu'un bourgeois m&eacute;diocre. Tandis que si vous laissez vos billets vivre leur vie, vous payer l'ordinaire et quelques extras, il me semble que vous vivez une existence plus int&eacute;ressante, vous &ecirc;tes davantage ouvert au monde.

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Tenez, samedi dernier, j'avais emmen&eacute;&nbsp;R&eacute;mi, mon neveu (un musicien original et talentueux),&nbsp;au champ car il voulait me voir&nbsp;jouer&nbsp;l'&eacute;quivalent de son RMI&nbsp;sur Oyonnax (qui gagna &agrave; 5.7).

En le raccompagnant &agrave; sa chambre de bonne dans le XIXeme, nous pass&acirc;mes devant un kiosque &agrave; journaux, o&ugrave; en bonne place figurait une affichette pour "Pif Gadget"&nbsp;qui resplendissait entre&nbsp;des unes&nbsp;de magazines de voyage et de porno. 

Et l&agrave;,&nbsp;il me dit :&nbsp;"tonton hypo, tu sais, j'ai des probl&egrave;mes de fric, la vie c'est dur pour moi en ce moment... alors ben, je sais pas trop comment te le demander, c'est d&eacute;licat, mais...". Et bien, figurez-vous que je ne lui ai pas laiss&eacute; le temps&nbsp;de finir sa phrase, et&nbsp;qu'en toute g&eacute;n&eacute;rosit&eacute;, j'ai couru au&nbsp;kiosque&nbsp;afin de lui acheter son Pif.

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Qui osera, apr&egrave;s &ccedil;a, encore dire que nous, turfistes,&nbsp;sommes une calamit&eacute; pour&nbsp;nos proches&nbsp;?&nbsp;
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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2009/01/750856</link>
   <author>hypo</author>
   <guid isPermaLink="true">http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2009/01/750856</guid>
  <pubDate>Fri, 02 Jan 2009 00:06:17 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>MEILLEURS VIEUX</title>
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Ci-dessus, Jean-Pierre Dubois au sulky de Baby Qualita (Bourbon de deux ans d'&acirc;ge)
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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2008/12/749906</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Wed, 31 Dec 2008 00:47:57 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>QUITTER PARIS (saison trois)</title>
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Dans le Corail me ramenant &agrave; Marnelon, je feuilletais "Mes d&eacute;buts aux courses", un roman de Donner qu'un admirateur grisonnant venait de m'offrir. 

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Voyage SNCF premi&egrave;re classe pay&eacute; avec un ticket gagnant valid&eacute; sur un fils de Fleuron Perrine... j'&eacute;tais sis en place Couloir-66, je regardais d&eacute;filer rapidement le paysage quand, dans le reflet de la vitre, j'ai pris&nbsp;conscience que l'homme assis en face de moi me lorgnait comme un lion s'appr&ecirc;tant &agrave; fondre sur l'antilope dansant le zouk sous la lune offerte (il faut savoir que ce dimanche-l&agrave;, j'exhalais le Bergerac, servi ce jour-l&agrave; en abondance sur mon lieu de travail &agrave; l'occasion du GNT). 

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De la poche droite de ma gabardine, comme une larme &agrave; l'oeil de la femme que j'avais quitt&eacute; la veille, perlait un sandouiche au saucisson d'&acirc;ne mac&eacute;r&eacute; au vin chaud (Il faut savoir aussi que seuls les gens sup&eacute;rieurs commencent leurs phrases par il faut savoir. Mais seuls les cadors parviennent &agrave; en terminer parfois ainsi).

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Le temps passe - arr&ecirc;ts en gare de Gamelle, Recave, puis Bingo sur Seine - et le type &eacute;l&eacute;gant ne me l&acirc;che pas des yeux... sans stress, je me dis qu'il continuera &agrave; passer...

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Quand le contr&ocirc;leur vient faire sa besogne, j'extirpe de mon larfeuille le ticket coinc&eacute; entre ma carte bleue et ma carte Vincennes VIP, nos regards se croisent puis on se louche dessus quand l'autre se fait contr&ocirc;ler aussi. De son porte-documents en croco,&nbsp;le mateur&nbsp;extrait un billet pour Marnelon coinc&eacute; entre un Paris-Turf et le num&eacute;ro de Playboy d'octobre 2002, celui o&ugrave; posait en page centrale Nathalie Henry. La chair de poule me saisit, je me cotecote-cod&eacute;kifie quand j'entends le gars faire au contr&ocirc;leur : "Il faut savoir qu'il faut savoir". 

Oh putain, un cador.

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Serait-ce lui ? Car voil&agrave; qu'apr&egrave;s avoir regard&eacute; sa montre, il sort un stylo bic &agrave; pointe gel (le m&ecirc;me que le mien, noir avec le bouchon violet pour faire lover) et commence &agrave; griffonner sur un carnet... une feuille volante en tombe, je la ramasse aimablement puis la lui tend... j'y jette un oeil &agrave; la sauvette, et l&agrave;, je commence &agrave; flipper ma race :&nbsp;

il s'agit d'un double du contr&ocirc;le technique d'une Ford Taunus effectu&eacute; au Midas du centre-ville de Rochon.

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L&agrave;, je prends mon courage &agrave; deux mains, et aussi sur moi-m&ecirc;me, alors en lui tendant son contr&ocirc;le technique, j'ose un... "Euh, ahemm, excusez-moi, je, euh, ben, euh... vous ne seriez pas l'homme connu sous le nom de Pipo ?"

L'inconnu prend la mouche. 

"Pipo ? C'est qui, &ccedil;a, Pipo&nbsp;? Vous vous foutez de ma meule ?" 

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Je tente de combler. Une image mentale de volcan d'Auvergne z&eacute;braie mon esprit, je me ressaisis.

" - Excusez-moi, j'ai d&ucirc; me tromper... Je vous ai pris pour un bloggeur... un turfiste... une jolie plume... mais je connais pas sa gueule alors hein h&eacute;h&eacute;,... d&eacute;sol&eacute; bon voyage&hellip; (silence puis&hellip;) J'allais vous demander si vous alliez faire une saison 3... j'aurais &eacute;t&eacute; con, hein&hellip; pas&hellip;".

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Mon visage se fait avaler par le roman que je lui tends afin de d&eacute;rober &agrave; la vue un masque de honte.

Simili-Pipo me r&eacute;pond avec un sourire content de soi : "Un turfiste, pas de danger, non. Vous avez vu les bouquins dans mon sac (ouais j'ai vu ouais), c'est &ccedil;a ? Ah! Je me renseigne, je suis journaliste (m&eacute;tier de merde) et sur une enqu&ecirc;te. Vous jouez ? (mais je t'emmerde) Vous perdez combien par mois ? (haha) Tout le monde perd, non ? (pauvre con) Faites gaffe quand m&ecirc;me."

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Je n'ai pas d'I-Pod, alors pour lever le son du silence, je baisse la t&ecirc;te vers mon bouquin, le Donner, et je lis qu'on vient aux courses pour sentir la vie, putain.

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Je suis descendu avant d'atteindre Marmelon, et j'ai repris un ticket dans l'autre sens pour la gare RER de Joinville, et hop, &agrave; pinces, direction templum. Elvis is back, et d'apr&egrave;s les bruits de l'entourage, il est bien &laquo;&nbsp;fit&nbsp;&raquo;.

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A suivre&hellip;
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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2008/12/749450</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Mon, 29 Dec 2008 22:47:17 +0100</pubDate>
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   <title>TEST : Quel driver êtes-vous ?</title>
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Jean-Michel Bazire, Yves Dreux, Pascal-Andr&eacute; Geslin, trois caract&egrave;res bien tremp&eacute;s. Les hommes de Kesaco Phedo, Nazla Valiere et Nouba du Saptel vous font r&ecirc;ver, pour savoir de qui vous &ecirc;tes le plus proche, faites donc ce test !

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1. Je circule sur la route nationale 32, soudain un tracteur convoyant des rouleaux de foin p&eacute;n&egrave;tre sur la voie que j'emprunte.

a) Je le d&eacute;passe sans souci

b) Je reste derri&egrave;re, on sait jamais, mes r&eacute;tros sont peut-&ecirc;tre mal orient&eacute;s, une voiture derri&egrave;re moi tente peut-&ecirc;tre d&eacute;j&agrave; de&nbsp;nous d&eacute;passer. Finalement, je mets le cligno, mais jamais je n'ose sortir. J'arrive chez moi&nbsp;&agrave; la tomb&eacute;e de la nuit.

c) Je ne d&eacute;passe pas par la gauche, mais j'emprunte le chemin caillouteux &agrave; droite de la route. Je cr&egrave;ve et finis dans le foss&eacute;, l'autoradio &agrave; fond.

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2. Je bois un verre &agrave; la cool dans un caf&eacute; d'une ville que je ne connais pas. Une femme me regarde et me sourit.

a) J'y vais, j'attaque.

b) Je me dis que c'est dommage que je ne sois pas plus souvent dans cette ville, quand m&ecirc;me. J'aurais pu vivre quelque chose avec cette femme, c'est b&ecirc;te...

c) Je&nbsp;me dis que je lui plais s&ucirc;rement, qu'il me faut juste suivre la musique&nbsp;&agrave; pr&eacute;sent. Je monte donc sur la table et chante "La belle de Cadix" en hurlant. Je ferme les yeux pour jouer "Born to be wild" en air-guitar, et quand je les rouvre, elle a disparu.

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3. Je marche dans la rue, j'ai rendez-vous &agrave; la mairie et pour y aller, j'ai d&eacute;cid&eacute; de couper par le square, soudain je vois par terre un billet de 200 euros.

a) Je le ramasse.

b) Je me dis que cette fois, j'ai vraiment un bon parcours, et tout en me f&eacute;licitant, j'oublie de ramasser.

c)&nbsp;Je deviens rouge &agrave; l'id&eacute;e que la personne &agrave; qui ce billet appartient tra&icirc;ne dans les parages. Je chante &agrave; pleins poumons&nbsp;"La Belle de Cadix" pour me donner contenance. Puis je cours dans le square en criant "Footing, je fais du footing ! " et je fais tout le tour du square afin de saisir le billet &agrave; la vol&eacute;e, ni vu ni connu, h&eacute;h&eacute;.

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4. Avec mon billet de 200 euros,&nbsp;j'ai pu&nbsp;passer&nbsp;une supersoir&eacute;e&nbsp;avec la femme que j'ai crois&eacute; dans le bar tout &agrave; l'heure. Elle est amusante et jolie, nous flirtons, on est chez elle, elle me demande de l'aider &agrave; se d&eacute;shabiller.

a) Je l'attaque comme un demi-dieu de la chair, et la fait vibrer de partout. N&eacute;anmoins, juste au moment&nbsp;de la p&eacute;n&eacute;trer, je pars inexplicablement au galop.

b) Je suis hypertimide. Je me planque &agrave; la corde et je bouge pas. Elle me fait peur, elle est trop jolie.

c) Je lui demande si &ccedil;a la g&ecirc;ne que j'envoie un SMS &agrave; des potes pour leur dire que je suis avec une nana supercanon, puis si elle peut me pr&ecirc;ter son t&eacute;l&eacute;phone car je suis &agrave; court de forfait.&nbsp;
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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2008/02/576840</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Tue, 26 Feb 2008 12:13:40 +0100</pubDate>
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   <title>LE CAVALIER DE L&#039;APOCALYPSE</title>
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Peu de fois lors de l'hiver courant me suis-je rendu au temple. Lass&eacute; des admirations, j'allais porter mon offrande au dieu cinoche, &agrave; mousm&eacute; livresque, &agrave; grand caniche conversation. Mais le temple, je le d&eacute;sertais. Le turf me semblait un joli d&eacute;sert dont Carlos d&eacute;c&eacute;d&eacute; ne chanterait plus l'oasis. Puis, comme un adolescent surpris sur un banc public du square M&eacute;lanfeuille par sa premi&egrave;re &eacute;jaculation alors qu'il se caresse n&eacute;gligemment la tige sous le futal velours en regardant une fontaine, je me suis retrouv&eacute; &agrave; Paris-Vincennes et j'ai &eacute;t&eacute; comme poss&eacute;d&eacute;.

Je feuilletais ma feuille hippique avant le France, que jouer&nbsp;? Soudain, trois minutes avant le d&eacute;part, le temps s'arr&ecirc;ta. Ma derni&egrave;re heure &eacute;tait venue. Une cavalcade infernale venait &agrave; mes oreilles, quelque chose d'irr&eacute;m&eacute;diable, d'infernal, de fatal. C'&eacute;tait le bruit du sol frapp&eacute; en cadence amplifi&eacute;e par Exploit CAF devant les tribunes&nbsp;: pour s'en aller rejoindre la voiture, JMB avait d&eacute;cid&eacute; de venir toiser la foule, mi-torero, mi-matamore, le long de la lice. JMB en avait plein les mains et il nous en a mis plein les oreilles. C'&eacute;tait l'&eacute;vidence. L'in&eacute;luctable.

Ce moment que le parieur guette, ce but ultime, d&eacute;truire le temps, d&eacute;jouer la mort, la finitude, le pronostic, c'est l'orgasme, les grandes eaux, Paris noy&eacute;, la pulv&eacute;risation de tout, Hiroshima mon amour de p'tit cheval.

Parce qu'au fond les courses, ce n'est que cela. Tout ce qui pr&eacute;c&egrave;de la course, donc le pronostic, n'est que la tentative d'en finir avec le temps qui s'&eacute;gr&egrave;ne. Pronostiquer, c'est d&eacute;clarer que &laquo;&nbsp;cela&nbsp;&raquo; va arriver, cela et non autre chose, car en fonction du pass&eacute;, des intentions, des capacit&eacute;s, il ne peut en &ecirc;tre autrement. 

Donc, poser&nbsp;: voil&agrave;, machin est sur untel, untel a battu bidulos du rib, bidulos du rib a mis son bonnet &agrave; grugrube d'or sur 2700, mais comme-l&agrave; &ccedil;a tourne &agrave; gauche, machin va venir en troisi&egrave;me &eacute;paisseur, et hop, l&agrave;, pos&eacute;e la r&eacute;solution de l'&eacute;quation.

Entendre Exploit CAF, ce jour-l&agrave;, c'&eacute;tait devenir Madame Soleil. Il n'y avait plus de libert&eacute; possible, plus de choix, il allait gagner. Point barre. La seule libert&eacute; qui nous reste &eacute;tait de le jouer ou non. Et surtout combien. L'oracle avait parl&eacute;, avait trott&eacute;. L'ange nous chuchotait aux oneilles ce qui fut, ce qui est, ce qui sera. C'&eacute;tait insupportable&nbsp;; j'ai fui les tribunes.

Je me suis enferm&eacute; dans les toilettes, j'ai compt&eacute; le nombre de lettres dans le titre de la chanson &laquo;&nbsp;Cot Cot Coin Coin&nbsp;&raquo;, et j'ai mis ma baraque sur le quatorze, Grugrube d'Or. 

Depuis, le royaume des cieux est &agrave; moi.
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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2008/02/571248</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Tue, 19 Feb 2008 02:07:04 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>AMERICAN REMIX (le comment du pourquoi)</title>
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Certaines courses sont pareilles &agrave; des ritournelles pop qu'on pourrait &eacute;couter mille fois de suite. J'ai revu une quinzaine de fois ce prix d'Am&eacute;rique comme je peux le faire d'un morceau &eacute;lectronique, jazz ou classique, afin de comprendre sa structure. J'aime &agrave; conna&icirc;tre l'esprit qui ordonne l'&oelig;uvre d'art, or, apr&egrave;s m'&ecirc;tre ouvert &agrave; celui de l'Am&eacute;rique 2008, r&eacute;&eacute;cout&eacute; sa m&eacute;lodie, pr&ecirc;t&eacute; attention &agrave; ses points de ruptures, tent&eacute; de comprendre pourquoi Opal a fait 2 par exemple (c'est-&agrave;-dire comment), je ne puis m'emp&ecirc;cher d'imaginer un remix qui est la course telle qu'elle aurait d&ucirc; se passer sans son fameux passage d&eacute;structur&eacute;.

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Revoyons la sc&egrave;ne au ralenti.

Pourquoi Offshore Dream gagne t-il&nbsp;? Parce qu'il est le meilleur, peut-&ecirc;tre et m&ecirc;me certainement, mais dans l'Am&eacute;rique, une course qui barde autant, il faut avoir un bon parcours. Or, Offshore se trouve &agrave; la sortie du tournant final dans le dos d'Orla Fun. Seul son alli&eacute;, Vercruysse du Corta figure encore devant. Avec eux figurent encore Opal Viking le revenant et Kool l'&eacute;clop&eacute;. Autant dire que c'est gagn&eacute;.

Etre dans le dos d'Orla Fun, voil&agrave; la bonne position. Levesque la prend alors que, bloqu&eacute; au centre, Pearl Queen commence &agrave; reculer. L&agrave;, il fait un petit coup de troisi&egrave;me &eacute;paisseur. Devant, Vercruysse du Corta se d&eacute;cale et se met sur deux lignes. Il reviendra se mettre &agrave; la corde, une fois Offshore cal&eacute;, et hop in the pocket.

Or, tout cela n'est possible que gr&acirc;ce &agrave; l'accrochage. Sans cela Offshore aurait &eacute;t&eacute; bloqu&eacute; au milieu, le wagon de trois n'aurait pas &eacute;t&eacute; aboli, la place de vainqueur de l'Am&eacute;rique (en tout cas le meilleur parcours) aurait &eacute;t&eacute; occup&eacute;e par&hellip; Jean-Michel Bazire.

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Et l&agrave;, nous passons de consid&eacute;rations esth&eacute;tiques aux r&eacute;flexions m&eacute;taphysiques. Y-a-t-il une vie avant la mort&nbsp;? Qu'est-ce que l'amour&nbsp;? Pierre Vercruysse et Franck Nivard avaient-ils le r&ocirc;le de num&eacute;ro 2&nbsp;?

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La course donn&eacute;e &agrave; Exploit Caf par son partenaire fascine. D&eacute;part volant, le cheval est tout de suite bien plac&eacute;, seconde ligne, il ne suit pas l'effort de Super Light, il attend, se laisse couvrir. Bazire se fait oublier alors que tout le monde cravache pour remonter et bien se placer, lui, oppos&eacute; &agrave; la constitution am&eacute;ricaine, invente le plan B&nbsp;: bien partir puis redescendre mais pas forc&eacute;ment par le jeu des relais. Le cligno est mis &agrave; droite &agrave; mi-course, dans la mont&eacute;e, pour prendre le wagon de trois qui se forme ainsi&nbsp;: Pearl Queen remonte tambour battant Kool du Caux suivi d'Orla Fun. L&agrave;, JMB quitte le sillage de Magnificent Rodney, lui-m&ecirc;me derri&egrave;re Offshore Dream. Il n'a plus qu'&agrave; attendre, encore, apr&egrave;s tout Exploit Caf est un monsieur attentiste, il convient de le faire patienter au mieux, dans le salon, avec d'excellents boudoirs. Bref, la mont&eacute;e dans un fauteuil. Un bon gros fauteuil&nbsp;; on va signer un gros contrat.

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Mais l'accroc ne va pas tarder &agrave; saloper la casaque impeccable. Pearl Queen se rabat tr&egrave;s vite et Duvaldestin veut absolument reprendre. Il veut le dos de Kool du Caux &agrave; son ext&eacute;rieur. Et l&agrave;, pour saisir ce qui se passe, nous avons ce qui s'appelle un point de montage entre deux plans. A 2'05. Dans le plan pr&eacute;c&eacute;dent, nous voyons Kool se rapprocher tr&egrave;s vite &agrave; l'ext&eacute;rieur de Pearl Queen, pourquoi&nbsp;? Car Duvaldestin reprend, puis&hellip; changement d'axe, et on constate que Nivard ne vient pas tout de suite. Je compte 10 secondes entre le moment o&ugrave; Nivard est &agrave; hauteur de Pearl et celui o&ugrave; il se retrouve devant (alors que Pearl n'avance plus, d'o&ugrave; le ralentissement provoquant l'accident). Derri&egrave;re, Orla Fun ne mettra que cinq secondes pour passer Kool alors qu'on a des vagues en raison du d&eacute;calage de Meaulnes du Corta, devant. 

L&agrave;, on peut partir en suppositions et friser le ridicule, mais l&acirc;chons-nous, et hasardons-nous &agrave; penser que c'est de la course d'&eacute;quipe. Ou de l'h&eacute;sitation. Que s'est-il pass&eacute; derri&egrave;re&nbsp;? En tout cas, en &laquo;&nbsp;lambinant&nbsp;&raquo; avec Kool (n'oublions pas qu'il est diminu&eacute;, donc l'effort violent n'&eacute;tait pas non plus recommand&eacute;), Nivard cr&egrave;e un tremplin pour le cheval situ&eacute; derri&egrave;re son suivant imm&eacute;diat. Nivard rentre dans le rang, Guinoiseau y va, il n'a pas le choix. Puis Nivard se red&eacute;cale encore, &agrave; l'int&eacute;rieur, derri&egrave;re Meaulnes, un peu tass&eacute; par Levesque. 

Nous sommes &agrave; Kourou. Le lancement de la fus&eacute;e Ariane. Mais c'est Offshore Dream qui se retrouve mis en orbite.

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En effet, JMB a d&ucirc; faire un &eacute;cart suite au ralentissement de Pearl Queen et &agrave; la pirouette de Magnificent. Le cheval s'est d&eacute;suni, Nouba jusque-l&agrave; dans ses roues doit virer sur sa droite et le passe mais la jument de Geslin, pas dans le mood, va encore freiner Exploit Caf. Le trou est fait. Irr&eacute;m&eacute;diablement belge.

B&eacute;ance encore agrandie par Pearl Queen, &agrave; la d&eacute;rive, apr&egrave;s ses efforts et ses d&eacute;parts volants. Nous sommes &agrave; la sortie du tournant. Meaulnes a fini de faire le gugusse sur deux voies et fonce &agrave; la corde, il se perd dans ses allures en une portion qui lui a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; fatale. Cinq fuyards. Offshore sort du dos r&ecirc;v&eacute; d'Orla Fun, qui ne va quasiment rien l&acirc;cher. Opal prend le dos d'Offshore, tente de sortir mais Kontio saisit tr&egrave;s vite qu'il ne peut battre Offshore et court habilement pour la deuxi&egrave;me place (qui sportivement incombe &agrave; Orla Fun, au parcours plus dur). Deux chevaux me semblent &agrave; l'&oelig;il finir aussi vite qu'Offshore Dream. Prodigious (qui quant &agrave; lui aura choisi la corde et donc va se bouffer Super Light qui recule et recule encore, Jean-Philippe Dubois aurait d&ucirc; le pr&eacute;voir) et&hellip; Exploit Caf.

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Vraisemblablement, sans le hic, Offshore aurait pris le dos d'Exploit Caf (Nouba ayant montr&eacute; sa limite actuelle, le wagon de trois aurait fini avec JMB) &agrave; moins que JMB ne d&eacute;cide de laisser sortir Levesque pour le filer, il y aurait une autre course possible et donc un autre remix, &agrave; partir de ces deux options. Conna&icirc;tre le gagnant me para&icirc;t une incertitude (Offshore a sembl&eacute; avoir encore de la marge, pr&eacute;f&eacute;rence Offshore...), en revanche je n'en ai aucune sur le jumel&eacute;&nbsp;: les dieux de la drive.

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M&eacute;taphysique, &eacute;crivions-nous. Le sport hippique transcende son spectateur&nbsp;: quand les mains ont la parole, les turfistes entendent des voix.

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(Arriv&eacute;e officieuse, sans accrochage, et absolument subjective&nbsp;:

1.&nbsp;Offshore Dream&nbsp;... 2.&nbsp;Exploit Caf&nbsp;... 3. Orla Fun ou Opal Viking&nbsp; 5. Prodigious. 

Meaulnes du Corta aurait gagn&eacute; si Pierre Levesque l'avait men&eacute;)


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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2008/01/554742</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Tue, 29 Jan 2008 19:38:06 +0100</pubDate>
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   <title>VIVA VIVAUX</title>
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En d&eacute;cembre, j'eus l'occasion de faire un saut dans l'aimable cit&eacute; phoc&eacute;enne. J'en profitais pour aller jouer au con. Coup de vent &agrave; Vivaux. Coup de grisou &agrave; Bor&eacute;ly. Une paye que je n'avais pas foul&eacute;e la piste d'un hippodrome de province, r&eacute;ellement foul&eacute;e, puisque j'en ai vraiment fait le tour, me pointant un vendredi &agrave; 14 heures avant d'apprendre sur place que les r&eacute;jouissances auraient lieu &agrave; la tomb&eacute;e du jour. Profitant de la&nbsp;nonchalance qu'on peut avoir quand on visite un endroit qu'on ne reverra pas de sit&ocirc;t, et du peu de monde sur les lieux, je m'&eacute;tais gliss&eacute; sur l'anneau de Vivaux. J'ai march&eacute;, c'&eacute;tait bon. Depuis, j'aspire &agrave; emprunter la grande piste pour vraiment savoir ce qu'est cette fameuse mont&eacute;e que Pierre-Joseph compare &agrave; l'Alpe d'Huez quand il a picol&eacute; trop de g&eacute;n&eacute;pi, et qui, vu des tribunes, semble aussi douce qu'un creux poplit&eacute;.

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La visite ne s'arr&ecirc;ta pas l&agrave; puisque le soir m&ecirc;me, au gr&eacute; des all&eacute;es et venues, je me suis infiltr&eacute; dans les &eacute;curies en me faisant passer pour Bernard Michel, le chroniqueur hippique de La Voix du Nord. Ah, respirer le crottin ;&nbsp;oh, sentir monter dans sa colonne vert&eacute;brale le rythme ternaire produit quand alentour le sol ciment&eacute; rencontre le sabot de l'&ecirc;tre vivant. 

J'ai vu les chevaux immobiles dans leur box, attendant sans moufter, impressions de s&eacute;r&eacute;nit&eacute; en Olympie, concentr&eacute;s comme des lecteurs, &agrave; la fois dans le monde et cependant bien loin. Un vrai petit bonheur bio. 

Si je n'&eacute;tais pas le patron d'une entreprise de fruits et l&eacute;gumes qui pratique l'import/export mondial (eh oui, www.mondial-legume.com, c'est moi) j'aurais volontiers arr&ecirc;t&eacute; ma carri&egrave;re pour devenir lad. Mais il faut que je pense &agrave; tout l'argent que je gagne, je ne peux pas comme &ccedil;a l'abandonner.

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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2008/01/539257</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Thu, 10 Jan 2008 20:01:35 +0100</pubDate>
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   <title>HAPPY 2008, AMIS LECTRICES ET LECTEURS...</title>
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   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Tue, 01 Jan 2008 14:50:55 +0100</pubDate>
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   <title>LES PILOTES FONT DU SKI</title>
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Autant l'an dernier, les pr&eacute;paratoires ne nous avaient rien montr&eacute; (et donc un petit poucet, Offshore Dream avait su piquer leur promise aux pr&eacute;tendants), autant cette ann&eacute;e les notes s'accumulent, et la course me semble limpide, non pour la victoire, mais pour le trio, disons.

Revoir les prix d'Am&eacute;rique et de France pr&eacute;c&eacute;dents (sur youtube) permet d'entendre des noms qui semblent &ecirc;tre du grec ancien, Java Darche, Ludo de Castelle&hellip;, j'ai l'impression que Nijinski Blue ou Notre Haufor peuvent rejoindre ces a&icirc;n&eacute;s, ce sont des jeunes reliques, ils sont barr&eacute;s. C'est l'enseignement majeur, il y a les champions et les autres&hellip; En v&eacute;rit&eacute;, ils sont six &agrave; dominer outrageusement, et le vainqueur, voir le trio, et m&ecirc;me &agrave; mon avis le multi se trouve parmi eux&nbsp;: Offshore Dream, Kool du Caux, Meaulnes du Corta, Nouba du Saptel, Exploit Caf, auxquels j'ajoute volontiers Kesaco Phedo.



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S'il fallait en &ocirc;ter un, je prendrai aujourd'hui le risque d'&ocirc;ter la charmante. Il risque d'y avoir pas mal de train cette ann&eacute;e, car Levesque n'a pas deux mais trois cartouches, n'oublions pas en effet que Niky est le compagnon d'&eacute;curie du grand Meaulnes. Hot Tub va aussi jouer de la t&ecirc;te et corde. Dans ces conditions, on risque de tourner sur le pied de 1'12'5, et le d&eacute;part va s'av&eacute;rer capital. Nouba ne domine pas ses contemporains comme ont pu le faire Jag de Bellouet ou General du Pommeau, elle n'a encore rien battu dans les grands rendez-vous, elle est avant tout une jument de 2100 metres, donc, l&agrave;&hellip; avec un d&eacute;part probablement m&eacute;diocre, il va lui &ecirc;tre difficile de profiter d'un temps suspendu pour produire son effort, il risque de ne pas y en avoir, va falloir &ecirc;tre &agrave; bloc. Pascal Geslin a peut-&ecirc;tre la jument pour gagner, quoique, mais il ne sait pas la d&eacute;marrer, &agrave; ce niveau d'exigence sportive, les mauvais parcours se paient cash. Je ne vois pas trop &agrave; quel moment elle va pouvoir souffler pour disposer d'assez de reprise afin d'endiguer les rushes finaux de Kool du Caux, Offshore Dream, voir Exploit Caf. Gagner un prix d'Am&eacute;rique, ou un France, est affaire de parcours. Kesaco Phedo aurait d&ucirc; gagner le prix de France l'an dernier, s'il n'avait pas tir&eacute; le 9, il fait un truc monstrueux l&agrave;-dedans, et le record de vitesse, c'est lui, dans cette course gagn&eacute;e par Kool du Caux. 



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Les trois chauds favoris seront Offshore Dream, Kool du Caux et Meaulnes du Corta. Offshore et Meaulnes ont toujours gagn&eacute; &agrave; la mode. Offshore n'a qu'un impair, sa d&eacute;faite contre Ozio Royal, car il manquait d'un parcours. L&agrave;, il est super pr&ecirc;t, suffit de l'avoir vu d&eacute;bo&icirc;ter hier pour se rabattre, comme un type au volant d'une BM d&eacute;passe trois Twingo sur la quatre voies, ou d'avoir en t&ecirc;te la mani&egrave;re dont il a explos&eacute; les O r&eacute;cemment, derri&egrave;re l'autostart. L'incertitude, c'est qu'Offshore n'a jamais trop eu &agrave; lutter, on ne sait pas s'il a les tripes, le c&oelig;ur, et c'est l&agrave;, ce qui peut faire la diff&eacute;rence avec Meaulnes du Corta et surtout Kool du Caux, dont on conna&icirc;t le courage, on l'a encore vu hier. Offshore peut-il se d&eacute;foncer s'il y a lutte avec Meaulnes et Kool ou est-il un fumeur de pipe&nbsp;?

Enfin, Exploit Caf progresse logiquement, il est maintenant juste en-dessous des cracks, et va finir non loin du gagnant, il produit toujours des tr&egrave;s bonnes valeurs.

Quant &agrave; Kesaco, il fut monstrueux dans le France ou dans son Am&eacute;rique, D4, ce n'est pas le m&ecirc;me (comme Offshore), je fais confiance &agrave; Jean-Michel Bazire pour l'amener au top le jour J, comme il a su le faire avec Ozio Royal pour le Crit&eacute;rium. Je pensais que JMB avait vis&eacute; le Bourgogne, mais il ne l'a pas fait, il doit donc avoir son id&eacute;e... 



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A un mois du jour J, le bon pari me semble &ecirc;tre un trio&nbsp;: Offshore, Meaulnes, Kesaco, Exploit Caf en prenant Kool du Caux en base. Et encore Exploit Caf, qui a besoin de garder des fers aux ant&eacute;rieurs pour s'&eacute;quilibrer, risque d'&ecirc;tre un peu juste face aux ogres D4, il l'a toujours &eacute;t&eacute;... il sera probablement le quatri&egrave;me ou le cinqui&egrave;me de l'Am&eacute;rique. On peut s'arr&ecirc;ter &agrave; un trio Offshore-Kool-Meaulnes-Kesaco, emball&eacute; c'est pes&eacute;&nbsp;!

Pour les raisons pr&eacute;cis&eacute;es plus haut, je vois mal Nouba faire mieux que quatri&egrave;me, je serai ravi de me tromper mais elle n'a jamais trott&eacute; sous les 1'14 sur un parcours de tenue&hellip;La raison et la passion s'opposent, cruaut&eacute; du pronostic, mon c&oelig;ur de supporter bat pour Nouba mais mon instinct de turfiste me conseille de la garder pour le prix de France&nbsp;!
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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2007/12/531886</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Mon, 31 Dec 2007 13:55:54 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>TRIP A L&#039;HEROINE</title>
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A fond la caisse jusqu'au bord de la falaise, deux voitures, le gagnant &eacute;tant celui qui s'extraira de l'auto le plus pr&egrave;s du bord du pr&eacute;cipice. Cette course, le crit&eacute;rium des 3 ans, visible &agrave; l'envi sur YouTube gr&acirc;ce &agrave; l'ami KingPresa, me fait inlassablement penser &agrave; La fureur de vivre. Jean-Pierre Dubois et Thierry Duvaldestin tous deux dans le r&ocirc;le de James Dean. Qualita Bourbon dans celui de la voiture la plus sexy du monde. La fureur, donc, mais d'autres films encore. N'importe quel Eastwood, parmi les derniers. Ou Le Parrain. Cette course c'&eacute;tait l'histoire d'un p&egrave;re qui veut baisser le caquet &agrave; son fils quand celui-ci lui annonce que la charcuterie familiale, il va la transformer en boutique o&ugrave; on vendra des t&eacute;l&eacute;phones mobiles. Duvaldestin envoyant au casse-pipe son cheval pour terrasser le patron, renverser la structure paternelle, c'&eacute;tait aussi ridicule que le pr&eacute;sident de notre pays pr&eacute;sentant sa nouvelle amie &agrave; Eurodisney. Un truc de culottes courtes. Sans avenir puisque l'avenir perp&eacute;tuel. Enfin, fallait bien tenter quelque chose pour donner le change. R&eacute;volution, renversons les patrons, place aux jeunes, c'est nous les sans-culottes. Courtes. Et puis le Thierry, les Dubois-Baudron lui avaient piqu&eacute; le dernier crit&eacute;rium qu'il pensait avoir &agrave; sa main avec Pearl Queen. D'o&ugrave; la vengeance. Il a tent&eacute; sa chance. Dont acte.



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Le p&egrave;re et le fils, donc, &agrave; toute berzingue dans deux voitures de comp&eacute;tition. Et le troisi&egrave;me personnage, l'esprit saint, incarn&eacute; dans une pouliche plus grande que la vie. QUALITA BOURBON. Un nom &agrave; n'&eacute;crire qu'en majuscules, un nom qu'on imprimerait bien en affiche g&eacute;ante sur le mur de sa chambre, pour n'avoir pas trop &agrave; se souvenir ce qu'est la classe quand on se r&eacute;veille. L'enfant prodige. QUALITA BOURBON saute une classe. QUALITA BOURBON saute deux classes. QUALITA BOURBON passe son bac &agrave; 13 ans. QUALITA BOURBON sait conduire une Ferrari mais n'a pas le permis. QUALITA BOURBON, charmante jeune fille, s&ucirc;re de son charme, prend la t&ecirc;te et joue &agrave; &laquo;&nbsp;Qui m'aime me suive&nbsp;&raquo; avec les gar&ccedil;ons sur le parcours du crit&eacute;rium. Jean-Pierre Dubois, le sage, au c&oelig;ur soudain retourn&eacute; par une nymphette, qui repart au combat, d&eacute;mon de midi, ange de seize heures trente, comme dans &laquo;&nbsp;Un amour&nbsp;&raquo;, le roman de Dino Buzatti.&nbsp; 



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Mon grand-p&egrave;re, ce h&eacute;ros. Qualita, l'h&eacute;ro&iuml;ne, le shoot, le pur speed, qui lui a fait perdre les p&eacute;dales. L'acc&eacute;l&eacute;rateur enclench&eacute;, bloqu&eacute;, la moumoute qui s'envole, le Franprix, le kebab, la laverie, la rue aval&eacute;e comme une soupe aux poireaux, les formes et le sens des &eacute;choppes s'effacent au profit des couleurs des devantures. Au volant de QUALITA. Pur trip. Jean-Pierre Dubois qui parcourt le monde pour se coller le cul dans un sulky et parcourir encore le monde en deux tours de piste. Chapeau, vieux&nbsp;! 

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Revoir le criterium, copicoller...

http://fr.youtube.com/watch?v=xFx0JZGT3AU

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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2007/12/523375</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Mon, 17 Dec 2007 21:15:25 +0100</pubDate>
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   <title>LA MULETA</title>
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Longtemps je me suis couch&eacute; de bonne heure. Aux alentours de 15 heures 30. Il faisait beau sur Paris. Les nuages d&eacute;coupaient une dentelle tendre dans le bleu des illusions. Un champion confirm&eacute; allait chanter la geste de tous les &ecirc;tres beaux qu'on peut croiser par les champs et par les gr&egrave;ves. Puis soudain, il se faisait exploser par un petit roublard, un fake qui venait se la jouer authentique, un copiste de basse extraction, bref, un &eacute;l&egrave;ve de Jean-Michel Baudouin tel que le "Mon Milord" qui dimanche dernier a humili&eacute; cul-nu le prince N&eacute;nuphar quand quelques mois plus t&ocirc;t, le "Mon Milord" se tra&icirc;nait pour finir sixi&egrave;me &agrave; Questembert d'une course de baudets. Cela faisait plusieurs mois d&eacute;j&agrave; que je ressentais en mon petit coeur (de Melun) que si les courses nous pr&eacute;sentaient des femmes aux chevelures in&eacute;dites pour nous dire que le bourreau de leurs coeurs portait la coupe mulet, je n'allais pas tarder &agrave; virer ma cuti (arr&ecirc;ter le turf, veux-je dire). Alors je suis all&eacute; me coucher, non sans avoir jet&eacute; auparavant un oeil sur l'historique de ce "Miaou", euh non, de ce "Ludo du Parc", euh non, de ce "Mon Milord". Il avait &eacute;t&eacute; achet&eacute; six sous il y a quelques semaines par M.S&eacute;bastien Moureaux, journaliste &agrave; Week-End et depuis, boumboum, quatre victoires, en rejoignant les boxes de M.Baudouin. 

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Je ne partirais pas en suppositions car M.Lem&eacute;tayer, son pr&eacute;c&eacute;dent entra&icirc;neur-propri&eacute;taire, n'a vraiment pas de bons r&eacute;sultats avec son effectif, peut-&ecirc;tre que M.Lem&eacute;tayer n'est pas bon, apr&egrave;s tout. Combien de chevaux superstars demeurent alors dans l'ombre parce qu'entra&icirc;n&eacute;s par des balourds ? Pourquoi, M.Moureaux, avoir jet&eacute; votre d&eacute;volu sur "Mon Milord" et pas "Ness de Sita" ?

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Peut-&ecirc;tre, apr&egrave;s tout, que M.Baudouin est vraiment un magicien, je ne sais plus. En 1993, j'avais eu une amourette avec une jeune fille magnifique que j'ai crois&eacute; dix ans plus tard par hasard &agrave; Evry. Je ne l'ai pas reconnue tout de suite car elle avait dix ans de plus certes, mais aussi et surtout cinquante kilos, et des sacs Franprix &agrave; tous ses bras. Devant, &agrave; quelques metres, marchait son mari, en jean degueulasse, qui jouait avec les clefs de sa Twingo. Ce sale con portait la coupe mulet. 

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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2007/12/518579</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Mon, 10 Dec 2007 21:05:20 +0100</pubDate>
  </item><item>
   <title>TROP COOL !</title>
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Chers turfistes,


Vous vous demandez de quel maelström est sortie la mouche qui m'a piqué ces derniers temps, et avez songé à contacter mon hébergeur pour qu'il m'envoie une bonne camisole. J'ai même reçu par courriel la recette du tilleul-Xanax. Rien d'inquiétant, les mecs. Je regardais flippé nos dernières arrivées et j&#039;en restais collé à mon fauteuil Everstyl, oubliant de descendre au bartabac acheter des allumettes avant la fermeture, alors il fallait que j'aille juste loin, très loin, chercher du feu sacré afin de rallumer ma clope. 

  

Maintenant, je fume la pipe, et on repart tranquillou jusqu'au prix d'Amerique que gagnera Levesque, au France que Nouba fera sien, et au Paris, gagné par Mirage du Goutier à 99/1. 

Et si autre chose se passe, très bien, place à la vie ;) 

  

Je reviens de loin, mais je suis revenu. Et tiens, je suis même allé dimanche dernier à Auteuil. Vous le savez, je vais chercher dans les courses des métaphores de l'existence. Et si soudain, le monde me paraissait hideux et les courses leur reflet dès lors qu'O'Brian aligne 4 champions pour gagner l'Arc avec la vulgarité d'un Besson qui sort Taxi 4 dans 900 salles, histoire qu'il n'y ait aucune salle disponible pour les petits films inventifs, et bien le mano a mano Or Noir de Somoza/Princesse d'Anjou m'a soufflé et m'a redonné l'envie de retourner bosser. 

  

Voici deux chevaux phénix, cramés, brisés sur les terrifiants obstacles de steeple d'Auteuil (faut aller à Auteuil pour assister au steeple depuis le troisième étage de l'hippo, pour les courses de haies on peut regarder Equidia) qui se sont recomposés tel Lionel Jospin reparti au combat en 2002 après avoir mordu la poussière en 1997. Une lutte absolument soufflante, au couteau entre les dents, et sans perdant, ce qui est très beau. Or Noir gagne, certes, mais la légende s'est inscrite là. Noblesse du sport ; Passion du ham. 

  

Auparavant, je me trouvais au rond de présentation et j'avais trouvé Don Lino tout à fait touchant. Il avait l'œil de Dustin Hoffman dans Le Lauréat. Un petit gamin éploré devant une grande dame. J'ai joué sur lui et aussi sur Othermix, dont le physique, la robe sont proprement étonnantes. Il ne ressemble à rien, et ça me plaît. 

  

Ils ont couru n'importe comment mais bon, depuis Prince d'Espace, Authorized, et tous les favos faux bond de ces dernières semaines, on voit bien que le turf galope cul par-dessus tête, un peu plus tard Mid Dancer invaincu en quatorze courses, se faisait toiser par le modeste Malikhan. Les courses me semblent manquer un peu d'architecture et de logique ces derniers temps. Un Remember Rose rafle tout au printemps puis s'écroule à l'automne comme un flan trop peu cuit. Alors je fais un pas de côté en attendant de retrouver petit à petit l'envie de danser quand la musique se fera davantage entraînante. 

  

En repartant de l'hippodrome, j'ai marché le long de la Seine jusqu'à la Tour Eiffel. J'ai repensé à Or Noir et à la Princesse, et aussi à Yann Porzier, et à cuisiner des champignons, et le vent frais soufflait, vivifiant. L'hiver, enfin. Vincennes, Grosbois, le Cornulier, les préparatoires, les critériums… Je piaffe dans mon box, plein d'espoir ! 

  

Ne vous étonnez pas de me voir moins en ce moment, je travaille à de bons projets, et puis je suis là pour chanter les exploits des champions, les espoirs des parieurs. Dès que les courses reprennent leur sarabande céleste, vous me reverrez sortir du bois avec mon bouquet de fleurs en main et ma mandoline. Tant que des Mid Dancer ou des Prince d'Espace sont incapables d'être là le jour J, je préfère me retirer et m'abreuver à d'autres sources d'eau de nuage, l'argent reste dans ma poche, je parie des miettes et mange la baguette. Les textes sur les arrivées improbables, je les ai déjà écrits avec mon poème et mon roman-feuilleton, et je n&#039;ai pas envie d&#039;inventer une nouvelle forme, de la beauté, de la cuisse, du champion et de la noblesse et j&#039;accours. 

  

A très vite, j'espère ! 

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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2007/10/477787</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Wed, 17 Oct 2007 21:33:10 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>NEXT PLAYER, SHOOT AGAIN (shoot the cops)</title>
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Mon amour,

 

Je décrocherais pour toi la lune du quinté plus, 

Favos en astrakan

Tocards en okapi

 

J&#039;inhalerai l&#039;Opium et jouerai Desert Plus

et puis Savaflickan

en report par demi

 

Je claquerai les biftons et même en zecouillon.

Pour découvrir tes poils,

j&#039;adulerais Jean de Roualle

 

Je me mettrai à dos éremistes et clodos

et piquerai leur pognon

Qu&#039;ils se grattent les moignons !

 

J&#039;éluderais mes principes pour enlever tes nippes

Je flamb&#039;rais ma chemise

Puis on se f&#039;ra la bise

 

Car je suis prêt à tout, pour retrouver la foi

Même à mourir debout

Je le crie sur les toits

 

Tu jures par O&#039;Brian que tu abhorres l&#039;Espagne

Call me ton &quot;doux bichon&quot;

Et je joue la maison

 

Je ne sais, es-tu femme, ou bien es-tu cheval ?

Licorne, tu me crames

Moi, chien, je bouffe du Pal

 

C&#039;est le démon du jeu, qui me confine au rut,

je feuillette &quot;Belles et Buttes&quot; 

vers la réunion deux

 

Non, tu n&#039;es pas une pouf, tu me prends pour un ouf, 

car j&#039;attends la rentrée

de Mirage du Goutier

 

Mon calepin s&#039;enrichit de vertiges interdits

Je kiffe Le Liberty,

défaille post-Ourasi

 

Le turf est mon dada, il est ma libido

J&#039;ai aimé Konstantia

Son trot m&#039;a donné chaud

 

La vie est un traquenard et le juge aux allures

A retenu ma figure

C&#039;est un beau salopard

 

Je suis perdu pour l&#039;homme mais aussi pour les connes

Tu saisis ma démence

Quand vient le prix de France

 

Je suis le dernier joueur car j&#039;ai joué ma vie,

J&#039;ai même joué mon fils,

il me reste Cofidis

 

Tu m&#039;aimes comme une dingue, car je n&#039;suis pas Bélingue

Car j&#039;écris sur le turf,

Avec un style tout neuf

 

Parce que je représente, tous les tontons et tantes

Qui sont devenus veufs

Faute d&#039;un regard neuf

 

Nous nous lovons c&#039;est bien, comme de nouveaux chrétiens

priant sur le sofa 

la Saptel faite Nouba

 

Nous rêverons d&#039;Offshore Dream, formerons une dream team

de nos rêves de gloire

sans jouer Michel Lenoir

 

Nous enchaînerons les rimes, puis pioncerons comme loirs

Nous placerons nos espoirs

Sur des bourrins intimes

 

Tu dis à tes copines : Hypo est désespoir 

Il a une seule combine :

Parier/Payer, pour voir

 

Il paye de sa personne, et moi je suis bien sotte

au lieu de jouer Zélote

de me la jouer nonne.

 

Mais je crois au sublime, au rachat des pêcheurs

Et mon gel douche intime

lui chante : suis Noble Coeur

 

Hypo est un turfiste, comme d&#039;autres sur la liste

Qui attendent Grosbois

En jurant bon sang d&#039;bois :

 

&quot;Voici l&#039;avenir en A, immense comme l&#039;abîme ! &quot;

et ils montent sur les cimes

défiant Mobalpa...

 

... et puis Mondial Moquette, et tous les vers de terre,

Qui vous voient aux abois

Et vous laissent pis que pendre.

 

Ici s&#039;invente une langue, suave comme une mangue

De celles qui changent les noix

En coquilles molles et tendres,

 

Ouvertes sur le monde, libérant la faconde ;

Nos mots exsudent la foi

car ils n&#039;ont rien à vendre...

 

... Que le plaisir de jouer, sa vie et ses euros

Sur des chevaux de bois

Tel que Bernard de Croix

 

... Que la joie de parier, son vit et son banjo

Pour des clampins clopeux

Sur des clopin-clopants

 

Les courses sont la joie, et les hommes l&#039;agi

Existence fantaisie,

Moi, j&#039;ai parié sur toi !

 

 
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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2007/10/473611</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Fri, 12 Oct 2007 06:41:58 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>T&#039;AS VOULU VOIR VENISE ET ON A VU VESOUL</title>
   <description><![CDATA[ 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce blog a un an. Musette et hautbois, cotillons et fanfreluches, jarretelles et quatrains, muscat et embruns. L&#039;an dernier, nous séchions les pleurs des nippones déçues par leur demi-dieu demi-cheval avec le pan de notre chemise à jabots. Cette année, nous nous dirigeons vers l&#039;hiver avec l&#039;impression que l&#039;orchestre continue à jouer pendant que le Titanic s&#039;immerge, mais ce n&#039;est même pas le Titanic, plutôt une croisière Pascal Sevran.

 

La victoire de Dylan Thomas dans l&#039;Arc a un goût de banane. On s&#039;attendait à une cuvée majeure, Authorized premium, on a un petit cru de foire aux vins dans un hyper perdu sur une zone industrielle. La Française des Jeux a-t-elle gagné l&#039;Arc ? O&#039;Brian devait croire dur comme fer aux chances de ses champions Dylan Thomas et Soldier of Fortune pour inscrire en plus deux chevaux de jeu, mais la chance a compté, Authorized a tiré le numéro le plus à l&#039;extérieur à la corde et s&#039;est retrouvé piégé, en raison du grand train mené devant. Le parcours compte même au plus haut niveau, Kesaco Phedo a peut-être aussi perdu le dernier prix de France en raison de son 9 à l&#039;autostart. Mais revenons à ce que nous avons vus, Kieren Fallon envoyant dans les cordes Zambezi Sun et Soldier Of fortune sans être sanctionné, un petit arrangement chasse celui du grand prix de Paris, les grandes maisons sont lustrées et le personnel touche le SMIC.

Est-ce afin de ne pas être l&#039;homme du jour que dans la suivante, Fallon n&#039;a pas sollicité franchement Yeats? Fallon est un grand bonhomme, O&#039;Brien un habile metteur au point autant qu&#039;un bon stratège, mais tous ceux qui aiment les courses car ils se sentent emmenés avec elles au sommet du mont Fujiyama, ont eu l&#039;impression en cette fin de dimanche d&#039;être chaussés de semelles de plomb.

 

Un malheur n&#039;arrive jamais seul, et l&#039;idéologie de l&#039;argent roi fait feu de tout bois ces derniers temps tout en remuant ses bagouzes. L&#039;homme libre, le turfiste, a un seul grand ennemi : la masse. Le pari mutuel, c&#039;est jouer contre les autres, s&#039;extraire de la mélasse en marchant droit dans ses bottes. La deuxième place de Youmzain (toujours battu de 4 longueurs par Dylan Thomas auparavant), Authorized limite pour une course D à Compiègne, Yeats en promenade à 1/10, à quoi bon se saper en milord pour assister au tirage du Kéno ?

Je voyais hier le premier ministre télécommandé François Fillon remettre une assiette dorée aux lauréats, et j&#039;avais l&#039;impression de me revoir à 5 ans jouer avec une figure Playmobil et une pièce de cinquante centimes. Applaudir une journée comme hier, c&#039;est croire en 1788 que la royauté en a encore pour 250 ans.

 

La grâce, en extrapolant, on l&#039;aura vue chez la revêche Mandesha qui a refusé d&#039;aller au bout quand Soumi l&#039;a sollicitée, laissant Fallon se ridiculiser en gagnant un Arc devant un dauphin de paille.

Mandesha, j&#039;aurais une pensée pour toi samedi prochain tandis que les habitants d&#039;ici communieront dans leurs nouvelles valeurs, car les français n&#039;aiment pas le rugby, ils aiment la régression, ils aiment se couvrir la gueule de trois couleurs, porter des perruques débiles, encourager l&#039;équipe de Bernard Laporte, l&#039;ancien magnat des casinos qui tapine aujourd&#039;hui pour les jambons Madrange, ils aiment Chabal car comme lui ils ne veulent plus de discours, ils aiment Michalak depuis que sa gueule est floquée sur des hamburgers et qu&#039;ils peuvent déféquer du champion, ils aiment sur TF1 les plans de coupe sur leur président analphabète après un essai marqué en leur faveur, ils aiment les Néo-Zélandais quand ils font haka car les coutumes c&#039;est super. Quand on leur demande d&#039;ailleurs quelle est la coutume qui reliait les français, ils cherchent quelques longues secondes puis répondent avec un air ébahi le fait de regarder Benny Hill le dimanche à 20h10. 

 

Comme toi, Mandesha refusant de faire ce qu&#039;on t&#039;ordonne de faire, je n&#039;ouvrirai pas mon poste samedi prochain, j&#039;emmerde la Française des Jeux et je ne peux cautionner une équipe qui n&#039;a aucune stratégie, qui change de face à chaque rencontre et qui n&#039;est que le bras désarmé de la propagande pour une vulgarité sans frontières. 

 

Bravo au Royaume-Uni pour dimanche, puissez-vous nous plumer encore samedi !

Homme libre, toujours, tu parieras contre la masse.
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   <link>http://hypo.blog.mongenie.com/index/p/2007/10/470677</link>
   <author>hypo</author>
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  <pubDate>Mon, 08 Oct 2007 16:30:07 +0200</pubDate>
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